Décidemment cette flaque m'inspire ... Après le sonnet et le haïku, voici le pantoum ! Lequel préferez-vous ?
Paisible flaque après un grain laissée
Chacun te fuit et détourne ses pas
Par ta beauté mon âme caressée
Je veux chanter et louer tes appâts
Chacun te fuit et détourne ses pas
Tel te voit fade inutile et mouillée
Je veux chanter et louer tes appâts
Devant ta beauté ma voix est rouillée
Tel te voit fade inutile et mouillée
Désagréable et digne de mépris
Devant ta beauté ma voix est rouillée
Pur émerveillement tu m'as appris
Désagréable et digne de mépris
Tout juste bonne à souiller les semelles
Pur émerveillement tu m'as appris
En toi mon âme a pu voir sa jumelle
Tout juste bonne à souiller les semelles
Pour qui ne voit pas plus loin que ses pieds
En toi mon âme a pu voir sa jumelle
Petite chose ou le ciel est copié
Pour qui ne voit pas plus loin que ses pieds
Tu n'es rien qu'un peu d'eau sale par terre
Petite chose ou le ciel est copié
J'entr'aperçus en toi un pur mystère
Tu n'es rien qu'un peu d'eau sale par terre
Une gène un obstacle à contourner
J'entr'aperçus en toi un pur mystère
En toi l'univers entier retourné
Une gène, un obstacle à contourner
Y naît l'image par le vent blessée
En toi l'univers entier retourné
Paisible flaque après un grain laissée
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Une paisible flaque après un grain laissée
Pour cette idiote peur cette crainte insensée
Malgré sa solitude on peut y voir les cieux
Admire en toute hâte ou le vent facétieux |
Flaque sur le sol L'univers dans un doigt d'eau Risée ... Pfuit ! Fini. |
Cet après-midi survint un orage,
Le ciel fut d'éclairs zébré, déchiré.
Par immense paix, n'est-ce qu'un mirage ?
Mon coeur en ce soir se tait, retiré.
Le ciel fut d'éclairs zébré, déchiré,
L'immense clameur emplissait l'espace.
Mon coeur en ce soir se tait, retiré,
La lune dissout mes moindres angoisses.
L'immense clameur emplissait l'espace,
Si vite pourtant revint le soleil.
La lune dissout mes moindres angoisses,
Ma muse revient, bonheur sans pareil.
Si vite pourtant revint le soleil,
Les gouttes semblaient vives étincelles.
Ma muse revient, bonheur sans pareil,
Rien n'est oublié, danse universelle.
Les gouttes semblaient vives étincelles,
Gouttes d'argent, brillant de mille feux.
Rien n'est oublié, danse universelle,
Passe le temps, nous entraîne en son jeu.
Gouttes d'argent, brillant de mille feux,
De leur splendeur ravivant mon courage.
Passe le temps, nous entraîne en son jeu,
Cet après-midi survint un orage.
Nota : ceci est un pantoum, vous trouverez d'amples explications sur cette forme poétique sur le le site de Darius Hyperion
Orage
Nébuleuses vapeurs par lueur transpercée,
Espérance ou tourment, le temps est suspendu.
Flots d'un calme absolu. Vers quel inattendu
Penchera le destin, vers quelle traversée ?
Déjà l'averse vient, repousse la percée.
Ce subtil équilibre est un arc surtendu.
Le silence inouï par l'orage est fendu,
La surface des eaux en est bouleversée.
Une accalmie étrange avec l'ondée advient,
Plus de bruit, de fracas, la foudre aussi s'est tue.
Par un léger brouillard la mer est revêtue.
C'est ainsi dans ma vie, après moultes épreuves,
Quand tout paraît perdu la paix bientôt revient.
Le chemin parcouru m'emplit de forces neuves.
La mer de plomb liquide est immobile
Seuls deux sillages troublent sa surface
Aussi lisse et brillante qu'une glace
A la chanter je me sens malhabile
Cette aube calme est si belle et paisible
La brume rosée voile l'horizon
Sa douceur apporte la guérison
A mes tourments par sa paix indicible
Après un jour de plomb à la tombée du soir
Le ciel redevient bleu quand les nuées palissent
Toute peine s'enfuit et dans le soir complice
Naît une grande paix comme d'un encensoir
Oh suave beauté d'un moment envoûtant
Les nuances pastel de cet instant magique
Apaisent les tourments qui dans le jour tragique
Avaient troublé mon coeur et assombri l'instant
La raison me revient pourquoi donc m'inquiéter
Quand le ciel est trop gris la solitude amère
Le soleil n'est pas loin la douleur éphémère
Car c'est au fond de moi qu'est cachée la gaieté
Par pure volonté je choisis l'allégresse
D'un regard intérieur j'en réveille l'ivresse
J’aime l’heure suave ou doucement palissent
Lumières et contours, couleurs, sons et pensers
Quand les oiseaux taisent, oh silence insensé
Les si joyeux trilles, du matin purs délices
Nulle tristesse en ce si pur et doux silence
Nuls regrets du beau jour, dense, faramineux
Être exalté toujours ? Appât vertigineux !
De lenteur et de paix, soir, mes blessures panse
Puis, insensiblement, alors que tout s’éteint
Se lève si pâle, la blonde Séléné
De toute âme esseulée, reine au cœur de satin
La nuit, impérieuse, à la fin tout emplit
Son noir éblouissant, d’étincelles est veiné
Plus un mot. Plus un bruit. Chut ! Tout est accompli
Six heures, oiseaux, doux vacarme
Joie et paix profondes
Réveil enchanté