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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 16:35
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Publié par Stellamaris - dans Bretagne que j'aime
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commentaires

ghislain 03/06/2008 11:56

Des marins piégés, cela ne se peut plus aujourd'hui mais à l'époque, c'tait hélas la terreur des femmes restées à quai ! J'ai écrit là-desss ! En fait j'écris beaucoup sur la mer ! Ghislain

Stellamaris 03/06/2008 12:32


Celà ne se peut plus aujourd'hui ... ça reste à voir, quand on sait le taux de mortalité des marins-pécheurs ! Récemment, un ouvrier qui travaillait dans l'appartement me racontait que son frère,
ou beau-frère, je ne sais plus, avait décroché après avoir fait deux fois naufrage, il avait peur que la troisième soit la bonne ... Et j'ai une épave juste sous mon balcon, tu as la photo sur mon
site avec le poème "Bugaled Breizh". Tu comprendras que je sois sceptique et que j'aie toujours une pensée pour les marins !


Averliche 02/06/2008 20:38

Je ne connaissais pas cette forme, mais j'apprécie ce texte. Je ne vois rien à redire sur la forme, surtout après les commentaire de Darius, mais il y a une image qui me dérange : la bile de la tempête. Je trouve que ça donne un côté rime trop cherchée. Cette remarque est bien sûr personelle, et ne se veut pas méchante ou agressive.Encore merci pour vos avis sur mes textes.

Stellamaris 02/06/2008 20:54


Je trouvais que la bile était une bonne image de l'agressivité;


Casse-bonbec 02/06/2008 19:26

Très beaux textes... tout ce qui parle de bateaux, d'océan, d'évasion, me fait craquer.Et comme toi, j'éprouve un grand respect pour les marins, hommes courageux.  

Stellamaris 02/06/2008 19:43


Merci chère amie


domi 02/06/2008 07:38

passionnant échange ! le tierce rime ? merci je ne connaissais pas...bravo stellamaris.

Stellamaris 02/06/2008 07:39


Tu trouveras toutes les explications sur cette forme dans le traité de SORGEL que j'ai mis en lien dans "Boîte à messages et contributions"


Darius Hypérion 01/06/2008 23:00

Bonsoir,Décidemment, vous essayez toutes les formes, c'est vraiment agréable de venir chez vous !Et puis ce thème marin que vour reprenez fréquemment réveille en moi mes origines normandes, moi qui suis en exil dans le Jura !Quelques remarques sur la forme:- la tierce rime préfère l'alexandrin,- 1er vers et 10ème vers en 4//6, tous les autres en 5//5,- 5ème vers, césure épique, 11 syllabes,- il y a des rimes plurielles/singulières : habiles/immobile/bile et rets/frais/regret,- le h de hélas est muet (quand on lit "mais hélas" ou "un homme", on fait la liaison, ce sont des h muets, contrairement à "un hérisson", "un haricot" qui possèdent donc un h aspiré), seul le h aspiré a prérogative de consonne, pas le h muet, donc "su, hélas", vers 6, forme hiatus.Cordialement

Stellamaris 01/06/2008 23:08


Merci beaucoup de ces commentaires constructifs, cher ami ! Pour les thèmes marins, c'est facile quand on a la mer sous la fenêtre ! Ce matin, une procession de voiliers très lente, calme presque
plat, dans une brise lumineuse, et cet après-midi l'orage menaçait ...

Et pour la forme, je vois que j'ai encore des progrès à faire ! J'ai réussi à tout corriger, sauf le premier vers en 4/6 et la rime singulier/pluriel habiles/immobiles/bile. Je mets ici le texte
original pour que les lecteurs puissent comprendre l'échange





Dans une brume étrange, illuminée


On les voit filer, insensiblement


En procession muette, damnée.





Quand ils ont quitté leur appontement


Et hissé les voiles à la brise douce


Ils n'ont su, hélas, que le soleil ment.





Aussi déloyal qu'une lune rousse


Il les a séduit de tous ses appâts


Ils ont cru pouvoir sortir sans secousse.





Après avoir bien réglé leur compas


S'être préparés, ces marins habiles


Ont appareillé. Cap vers le trépas ?





Car la mer, traîtresse et presque immobile


A prévu son piège et tendu ses rets


Au large un orage attend, plein de bile.





Ils seront surpris. Tempête, grand frais


Les accueilleront, loin de tout rivage


Loin de tout secours, à leur grand regret.





S'en sortiront-ils, avec leur courage ?