Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • Stellamaris.  Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
  • Contact

Profil

  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit

Nombre de visiteurs

Ce blog a déjà reçu visites

Il y a actuellement     personne(s) sur ce blog


Recherche

Boite à outils

Le SORGEL, superbe traité de prosodie

Le site de FLORMED, pour apprendre les formes fixes

Lexilogos, des dictionnaires indispensabes.

Archives

Forums amis

1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 09:28

Encore une transposition en français d'un poème d'Edgar Allan Poe, illustré d'un tableau non signé du début du vingtième siècle

À ma mère / / C’est parce que je sens que, dans le paradis, / Chaque ange murmurant à chaque autre suggère / Que nul ne peut trouver, parmi tant de mots dits / D’amour, aucun qui soit plus solennel que « mère », / Que depuis bien longtemps je vous appelle ainsi – / Vous qui m’avez été comme mère fournie / Et remplissez mon cœur, car la Mort fit ceci / En libérant l’esprit, las, de ma Virginie. / Car ma mère, celle dont le temps fut si court / N’était que ma maman, quand vous m’êtes très chère / Pour avoir donné vie à mon si tendre amour ; / Et donc, je vous chéris bien plus qu’elle naguère, / Comme ma femme avait pour mon cœur plus de prix, / Infiniment, que mon cœur même ; il était pris. / / Stellamaris / / D’après / / To my mother / / Because I feel that, in the Heavens above, / The angels, whispering to one another, / Can find, among their burning terms of love, / None so devotional as that of “Mother,” / Therefore by that dear name I long have called you— / You who are more than mother unto me, / And fill my heart of hearts, where Death installed you / In setting my Virginia's spirit free. / My mother—my own mother, who died early, / Was but the mother of myself; but you / Are mother to the one I loved so dearly, / And thus are dearer than the mother I knew / By that infinity with which my wife / Was dearer to my soul than its soul-life. / / Edgar Allan Poe

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Lenaïg 08/06/2014 21:52


Bonsoir Stellamaris. J'ai d'abord mis du temps à bien comprendre Poe ! Ta transposition est à nouveau magnifique,
d'autant plus quand on lit les deux textes côte à côte. Je n'aurais peut-être pas transposé ainsi de mon côté, encore faudrait-il que je sois capable de le faire déjà, ensuite le sens est bien
passé, sous deux sensibilités ! Et le lecteur de plus a la sienne. Merci pour ce plaisir de lecture, bises !

Stellamaris 08/06/2014 22:04



Merci infiniment, Lenaïg ! Bises !



annie 08/06/2014 19:28


Bonjour Stell.


N'ayant pas trouvé ce poème sur le forum je viens tout d'abord te féliciter ici...


Une belle traduction pour un thème qui restera éternel...


Bises.

Stellamaris 08/06/2014 19:59



Merci infiniment, Annie ! Bises !



Minh WANG 08/06/2014 02:15


Très beau poème,


qui me rappelle aussi le livre de ma mère d'Albert Cohen.

Stellamaris 08/06/2014 02:53



Je ne connais pas ce livre... Mais merci pour ce commentaire ! Avec toute mon amitié.



Valentine :0056: 01/06/2014 10:55


Un très beau poème magnifiquement traduit ! Bravo aussi pour le choix du tableau... 

Stellamaris 01/06/2014 11:36



Merci infiniment, Valentine ! Bises !