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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 20:06

Ce poème est un hommage à l'écrivain américain H.P. Lovecraft, surnommé "Le maître du fantastique", inventeur de toute une mythologie, centrée notamment autour du mythe de Cthulhu, qui en a inspiré maints après lui et est encore bien vivace ... Au point que, pour l'élection présidentielle 2012, des affiches "Cthulhu président" ont été éditées, avec comme slogan de campagne : "Pourquoi se contenter du moindre mal" ?

L'illustration est la couverture d'un recueil de nouvelles d'auteurs divers

Cthulhu attend / ( Hommage à H.P. Lovecraft ) / / Il est une île au profond de la mer, / Mise à l’abri dans le plus noir abîme ; / Mais vient le temps où son secret amer / Apparaîtra. Ce sera l’heure ultime ! / Que l’homme tremble ! Il est poussière infime / Devant qui dort ; l’on croirait qu’il est mort ; / Il surgira – dieux, comme il sera fort ! – / Au jour fixé. Devant l’abominable / Nul ne tiendra ; viendra la fin de tout, / L’humanité ne sera que du sable ! / Dans sa tombe, à R’lyeh, attend Cthulhu. / / Nombreux sont ceux qui crurent manquer d’air / En ayant vu leur cauchemar intime / Prendre sa forme. Ils savent que sa chair / N’a pas de face où la raison s’exprime / Mais des serpents, tant la haine le grime ! / Tel, sain d’esprit le soir quand il s’endort, / À son réveil aura perdu le nord, / Tant cette image était inconcevable ! / Aliéné pour toujours, pis que fou, / Il balbutie un refrain détestable : / Dans sa tombe, à R’lyeh, attend Cthulhu. / / Et c’est ainsi qu’on put lui voir offert, / – Ô, sacrilège – Un culte illégitime. / Sacrifié qui périt sous le nerf / – Car, tels leur maître, ils vénèrent le crime ; / Certe, il ne veut rien de moins comme dime – / Pleure ton âme ! Est-il donc pire sort / Que de savoir, en attendant la mort, / Que son trépas convoque l’Innommable ? / Ah, mieux vaudrait nourrir un loup-garou ! / Il n’est remède au remords qui t’accable : / Dans sa tombe, à R’lyeh, attend Cthulhu. / / Il a des fils, engeance de l’enfer, / Dont on peut voir l’ignoble pantomime / Auprès des flots, si parfois l’on s’y perd / Quand la lune est de sang noir ... Lors s’anime / L’estran. Leur danse, hommes–poissons, n’exprime / Rien ... Et pourtant ... Pourquoi donc, en son for, / Sent-on la peur, qui croît et croît encor ? / C’est un sabbat, c’est un rite du diable ! / L’on brûlerait comme de l’amadou / En comprenant leur appel formidable : / Dans sa tombe, à R’lyeh, attend Cthulhu. / / Pourtant, leur cri résonne fort et clair ! / Un esprit faible, en l’entendant, s’abîme / En cet abysse où tout homme se perd ... / Et, reniant tout ce qui les anime / Certains – Le cas n’est pas si rarissime – / En espérant je ne sais quel trésor / Osent tenter ce monstrueux rapport, / Que l’on croirait pourtant inconcevable : / Danser avec « eux » l’abject guilledou, / Puis s’accoupler. Quel acte irresponsable ! / Dans sa tombe, à R’lyeh, attend Cthulhu. / / Par leurs enfants viendra l’irrémédiable / Et prendra fin notre monde minable ; / À son réveil, nul ne tiendra debout ! / Il en rira d’un fou rire incurable ... / Dans sa tombe, à R’lyeh, attend Cthulhu / / Stellamaris

( Chant royal )

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Publié par Stellamaris - dans D'après Lovecraft
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commentaires

Valentine :0056: 07/07/2012 11:36


Magnifique !! Un lyrisme à la Hugo, avec une forme plus exigeante (et pleine de beauté !) en plus. Une réussite, bravo.

Stellamaris 07/07/2012 11:41



Merci de tout coeur, Valentine ! Bises.



marlou 06/07/2012 22:30


Toujours bien inspiré, bravo et bises...


Je me suis envolée vers d’autres cieux, puisque Overblog l’a décidé. Mon nouveau
site texte.overblog.com) n'a pas beaucoup changé le voici :


http(://textetexte.eklablog.com/


A bientôt


Marlou

Stellamaris 06/07/2012 22:42



Merci Marlou ! Bises !



Lenaïg 06/07/2012 22:19


Oups, j'ai continué à lire ce chant sur la lancée de l'Etre et le Néant ... Et tout d'un coup je me suis demandé où était donc le Néant, que j'attendais ... En fait, ici attend son heure une
entité encore plus forte et pire que le Néant, un esprit du mal ! J'imagine ces beaux vers déclamés, et nous frissonnants sous la menace !


Et je ne veux pas croire que le Néant se dissimule derrière ce monstre, car si le Néant n'est que du rien, le mal absolu (comme dans Le 7ème élément, tiens ou le Seigneur des anneaux),
lui,annihile tout être dans l'extrême souffrance.


Je trouve que c'est particulièrement superbement écrit, Stellamaris. Bises.



Stellamaris 06/07/2012 22:27



Merci infiniment pour ce beau compliment, Lenaïg ! Bises !