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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 20:45

L'Être et le Néant 26 - Réponse de L’Être / / Hélas, trois fois hélas ! Devant toi tout s'écroule, / Et même le sacré ? Ne reste-t-il donc rien / Qui de toi ne s'entache ? Au cœur même du bien, / Tu projettes ton ombre, et comme elle s'y coule, / / Il en est perverti ? C'est à perdre la boule ! / Et celui qui se voulait saint finit vaurien, / Criminel, assassin ; il a rompu le lien / Avec l'humanité ; s'extirpant de la foule / / Dans son désir d'être ange, il devient un démon … / Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, est-ce vraiment là mon / Destin ? Je m'y refuse ! Alors, je cherche un maître / / Pour débusquer, trouver une solution ! / J'engagerai sans frein toute ma passion, / Je ne renoncerai, même au prix de mon être ! / / ----- / / Mais où pourrai-je enfin trouver ce que je veux ? / Vraiment, pour m'extirper de cette peine amère, / J'irai sans hésiter jusqu'au bout de la Terre ! / En Inde, l'on m'a dit, vit tel gourou fameux … / / Oui, j'irai l'écouter ! S'il devient écumeux / Tandis qu'au long des jours, des nuits, il vitupère, / Ou si pour égarer ses disciples il erre / Et tourne, et tourne en rond sur des sentiers brumeux, / / Certes, je le fuirai … Mais s'il me paraît sage, / Si la bonté paraît sur son calme visage, / Si la haine est un mot absent de son discours, / / S'il est toujours serein et jamais ne s'irrite, / S'il sait bien enseigner le « Comment l'on médite », / Alors, que je le suive ! Et j'y vole, et j'y cours ! / / Stellamaris

(Illustration : Procession de fidèles de Hare Krishna, source Wikipédia)

(Sonnets marotiques)

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Publié par Stellamaris - dans L'Être et le Néant
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commentaires

annie 30/08/2012 10:55


Bonjour Stell.


Des sonnets marotiques de toute beauté tant dans la forme que le fond... Quant aux illustrations tu les bien choisies car les visages d'ange de ces demoiselles méritent d'être
montrés...


A suivre sans doute!


Merci et bises.

Stellamaris 30/08/2012 12:37



Merci infiniment, Annie ! Bises !



Valentine :0056: 28/08/2012 16:25


Oui, tu vois, j'aime bien dire franchement ma pensée, mais je sais maintenant que tu aimes un langage plus direct.  Parfait alors ! Bises

Stellamaris 28/08/2012 22:58



Et j'aime ta franchise ! Merci Valentine, Bises !



tilk 28/08/2012 12:12


une lutte qui ne finira jamais ....


beau texte


amitié


tilk

Stellamaris 28/08/2012 12:45



Merci Tilk ! Avec toute mon amitié.



domi 28/08/2012 08:41


coucou stell


du bon travail toujours, bravo!


"j'y engage" est-ce un hiatus ? (je finis par douter :)


et la césure du dernier vers ?


gros bisous!

Stellamaris 28/08/2012 08:47



Heureux de te revoir, Domi, merci de ta visite ! Et du coup d'oeil aussi, en effet ces deux hiatus m'avaient échapés ! C'est corrigé. Bises !



Lenaïg 27/08/2012 22:54


Je n'y avais pas réfléchi, mais maintenant que tu me poses la question, j'en ai une idée. A voir plus tard si c'est ce à quoi je pense !



Stellamaris 27/08/2012 23:02



Eh oui ! Bonne soirée Lenaïg, bises !



Valentine :0056: 27/08/2012 22:36


Le 2e vers du 1er quatrain (rythme ; mais tu m'as toujours dit qu'on acceptait l'alexandrin coupé en trois...), et les deux dernier vers du premier tercet :
mais là j'avoue que ce n'est pas facile ! Car le 1er vers de ce tercet est tout à fait justifié, ce qui donne une terminaison en "mon" ; et ensuite 3 fois mon Dieu me paraît assez redondant, et
le "mon" en fin de vers avec "destin" à la ligne (même si cela fait un enjambement qui met ce mot en valeur) me semble terriblement maladroit (je ne sais pas si on peut se permettre un
enjambement entre un nom et son déterminant, article ou adjectif possessif) . J'ajoute que je n'aime pas trop l'expression "perdre la boule" dans un sonnet, mais ça c'est personnel, je suis
toujours un peu allergique aux expressions familières que toi, tu aimes bien il me semble : et s'il s'agit d'un "sonnet marotique", je pense que Marot avait lui aussi son
franc-parler...

Stellamaris 27/08/2012 22:43



Merci de la franchise, Valentine ! Mais je crois que je vais le garder ainsi, j'aime bien tordre un peu l'alexandrin et le sonnet pour les rapprocher du langage parlé, sans rien ôter à leur
rigueur prosodique ... Tu as du t'en rendre compte, d'ailleurs ! Ces genres sont assez souvent "guindés", et j'aime assez les débrider un peu ... Ça réveille le lecteur que le rythme assez
monotone des alexandrins pourrait endormir, surtout dans une oeuvre longue comme "L'Être et le Néant" ...


Ceci étant dit, je comprends aussi ton ressenti, plus "classique" ! Merci de me l'avoir fait partagé !


Bises !



Lenaïg 27/08/2012 22:25


Réveillé par le jugement du Néant sur sa folie intégriste, voici que l'Etre pense à se tourner vers la sagesse hindoue. J'aime ses vers, cette fois plein de prudence !


Mais qu'en retirera-t-il ? Suspense ...


Bises.



Stellamaris 27/08/2012 22:34



Merci Lenaïg !


Mais le choix de l'illustration ne te donne-t-il pas un avant goût de la prochaine réponse du Néant ?


Bises !



Valentine :0056: 27/08/2012 22:03


Toujours très inspiré !! Pour être franche, je trouve le premier sonnet un peu "tiré par les cheveux" par endroits. Mais cela me rappelle que je ne suis pas
allée voir ta correction sur le précédent !! J'y cours.

Stellamaris 27/08/2012 22:19



Merci Valentine ! Mais où le trouves-tu "tiré par les cheveux" ? Bises !