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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 12:23
Le cimetière de la Défense / / Ils s’étaient endormis en vieillesse paisible / Dans un quartier de modestes maisons. / Caché dans leur jardin, pépiait, invisible / Un passereau, depuis les frondaisons. / Pour leur dernier repos, à l’abri des ombrages, / Le cimetière avait tout d’un grand parc / Cette image de paix s’enfuit comme mirages : / Modernité, hélas, tendait son arc. / / De ce temps bienheureux, plus rien qui ne subsiste ; / Le béton règne en monarque absolu ; / Car une frénésie, un délire cubiste / A ravagé, sans espoir de salut / La Défense. Aujourd'hui, les valeurs ? C'est la bourse ; / Travail, Argent sont les deux seules lois ! / Il n’est plus qu’un endroit qui n'entre dans la course, / Un seul résiste en village gaulois : / / Vous l’avez deviné : Oui, c’est la nécropole ! / Qu’en pensent-ils ? Que ressentent les morts / À voir ainsi cerné par cette ville folle / Leur pré carré, sans l’ombre d’un remords ? / C’est un affreux supplice ! Ils ruminent vengeance ! / Dans leurs tombeaux, seul leur reste l’espoir / De pouvoir châtier notre maudite engeance. / Et dans la nuit, parfois on peut les voir : / / Chacun sort de sa tombe. En vagues bancs de brume / Qui, croirait-on, s'envolent dans le vent, / Ils s’infiltrent partout. Grande est leur amertume, / Leur haine envers l’homme, s’il est vivant ! / Partout, sur leur chemin, la joie est abolie ; / Ils sont pour l’âme un miroir déformant. / Car leur terrible angoisse et leur noire folie / Sont leur seule arme et sont notre tourment. / / Stellamaris
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commentaires

J

Bonsoir Stel,
Il n'est pas toujours facile d'arrondir sa plume quand l'indignation est de son encre !
Bel exercice !
Bises, Jyckie


Répondre
S

Merci Jyckie ! Bises.


M

Pris au piège du modernisme ! Merci de prendre leur défense...Bises


Répondre
S

Merci à toi, Marlou ! Bises.


R

tant qu'on les respecte je ne pense pas que les morts soient dérangés par la vie qui bruisse autour d'eux. là où ça ne va pas  c'est quand les cimetières sont profanés. je pense que ça les
rend très malheureux si je puis m'exprimer ainsi.
en tout cas moi, ça me rend malheureuse ce manque de respect à nos morts.



Répondre
S

C'est sûr que c'est ignoble ... Bises !


D

Bonsoir Stell, ce cimetière paisible a du céder la place au béton, à ces tours froides. L'appât du profit, toujours plus, rien n'est plus respecté quand l'argent est en jeu. Mais où est la dignité
lorsqu'on ne respecte même plus les défunts ?
Ton poème est magnifique et bouleversant. Bises. Danielle


Répondre
S

Merci de tout coeur, Danielle !

Pour être exact, il n'a pas "cédé la place", mais il est cerné, je ne sais pas comment se sentent les morts dans un tel environnement ...

Bises !


V

Ainsi la photo est réelle, ce n'est pas un montage ?


Répondre
S

Bien sûr que non ! J'ai été à La Défense hier et avant-hier pour mon travail, et je me suis promené un peu pendant la pause, j'ai été frappé par l'endroit ... Bises !


V

Romantique à souhait ! Accents Hugoliens ! Moi qui ignorais totalement qu'il y eût un cimetière à La Défense, et même que la Défense eût été le nom d'un village
!


Répondre
S

Un village ... Peut-être, il y a très longtemps ... Ce qui est certain, c'est que, avant que les tours ne poussent comme des champignons, c'était un quartier pavillonnaire, comme il y en a tant en
banlieue !

Quand au cimetière, il est caché derrière la Grande Arche, c'est pour cela que, bien souvent, on ne s'aperçoit pas de son existence ...

Merci Valentine ! Bises.