Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
  • Contact

Profil

  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit

Nombre de visiteurs

Ce blog a déjà reçu visites

Il y a actuellement     personne(s) sur ce blog


Recherche

Boite à outils

Le SORGEL, superbe traité de prosodie

Le site de FLORMED, pour apprendre les formes fixes

Lexilogos, des dictionnaires indispensabes.

Archives

Forums amis

29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 21:23

Je n’ai pas vu Nessie / / Je n’ai pas vu Nessie … / Je l’eus vu, qui l’eut cru ? / Le scepticisme a crû ! / Mais ta face rassie / Par ton idiotie / Et ta méchanceté, / Atroce mocheté, / Ô, sorcière rancie ! / / Je n’ai pas vu Nessie … / Savez-vous ce qu’il fuit ? / Les touristes, le bruit ! / Je vis – Apoplexie ! / La légende est noircie ! – / Ton ignoble mari / À tes côtés, proscrit ; / Ô, sorcière rancie ! / / Je n’ai pas vu Nessie … / Le bougre, effarouché, / Dans son trou s’est caché … / Mais pourtant, ineptie, / Vous deux qu’on associe / Toujours dans la terreur, / Votre couple d’horreur, / Ô, sorcière rancie ! / / Je n’ai pas vu Nessie … / Ne pourrait-il rugir, / Vous faire déguerpir / / Selon la prophétie, / Vaillant, tel le Messie ? / Comment supporte-t-il / Votre horrible profil, / Ô, sorcière rancie ! / /Stellamaris

(Photographie : Cascade à proximité du Loch Ness. La socière a son visage dans le haut de la cascade, son mari dans le roc à droite au même niveau, il est tourné vers elle …)

(Balladine)

Partager cet article

Repost0

commentaires

Francis Etienne Sicard Lundquist 28/08/2011 19:29



Cher Stellamaris,


Comme Cook de ces voyages


autour du monde,


vous nous gâtez


avec des nouvelles légendes,


que votre plume et votre pinceau


savent si bien faire chanter,


même si leur terrible refrain


hante déjà nos esprits....


Félicitations pour votre veine d'encre bleue !


Cordialement,


Francis Etienne.



Stellamaris 28/08/2011 19:42



Merci infiniment, Francis ! Toute mon amitié.



tilk 03/08/2011 14:29



un jour j'irais voir Nessie...sûr


amitié


tilk



Stellamaris 04/08/2011 18:15



Un conseil, vas-y hors saison ! En saison, c'est insupportable tant il y a de touristes ... Et d'ailleurs, il n'est pas fou, il se cache ! Toute mon amitié.



Vénusia 02/08/2011 08:22



une belle balladine que j'ai aimé lire


mais je ne vois pas les deux visages, est ce si important?


bises et bonne journée



Stellamaris 02/08/2011 23:44



Merci Vénusia !


 


Pour t'aider à voir les deux visages, les deux sont dans le haut de la photo ; la sorcière est la plus visible, elle est de 3/4, presque de face, avec un énorme nez ; son mari, moins visible, est
de profil dans le roc à droite, il la regarde


 


Bises !



Valentine :0056: 30/07/2011 09:44



Bravo ! En tous cas, la Balladine reste superbe !



Stellamaris 30/07/2011 19:03



Merci Valentine, bises !



Lenaïg 30/07/2011 09:32



Bonjour Stellamaris. Ah oui, même s'il ne s'est pas montré, Nessie mérite bien une superbe balladine de ta part ! Car même si tu évoques d'autres habitants du bord du Loch, un couple aussi
bizarre que pittoresque, "mon" héros brille tout de même par son absence !






Stellamaris 30/07/2011 19:02



Je le comprends ! Il y a tant de touristes ... À sa place, je me cacherais aussi ! Bises !



Valentine :0056: 29/07/2011 23:26



Balladine admirable de verve et d'inventivité !! Bravo Stellamaris !!


Cependant j'ai une petite remarque sur le second vers (qui est pourtant rigolo)... "Je l'eu" n'existe pas ; le passé antérieur "je l'eus vu" ne s'emploie que
dans les formules temporelles accordées au passé simple avec lorsque, après que, dès que ("dès que je l'eus vu, il disparut") ; ici il s'agit plutôt du conditionnel passé 2e forme, et dans ce cas
c'est "si je l'eusse vu" - ou "l'eussé-je vu" - ; le verbe qui suit est également au conditionnel passé 2e forme puisque l'on peut dire "qui l'aurait cru ? " (et non "qui l'a cru ?"), et celui-ci
s'écrit "qui l'eût cru" ? (avec un accent circonflexe). Comme le dit bien la phrase connue : "l'eusses-tu cru, que ton père fût là peint ?"... Par ailleurs dans le 3e vers si le sceptcisme
grandit - du verbe "croître" - il faut mettre aussi un accent circonflexe sur "crû" (voir ici).


Dur, dur !...



Stellamaris 30/07/2011 02:04



Merci de tout coeur pour ton commentaire, Valentine, et pour tes corrections !


Pour le deuxième vers, conformément aux préconisations d'un autre ami professeur de français, j'ai finalement écrit "je l'eus vu, qui l'eut cru ?" ; mettons que cette correspondance des temps
imparfaite est une licence poétique pour permettre le jeu des sonorités ... J'ai corrigé le troisième vers conformément à ta préconisation, là il n'y a pas d'ambiguïté.


Bises !



belbe 29/07/2011 23:24



j'aime beaucoup



Stellamaris 30/07/2011 01:45



Merci Belbe ! Toute mon amitié.