Stellamaris. Poèmes et photographie

Porte branlante

Illustration de Martin Trystram

Ceci est une anadiplose. Mot savant pour décrire un exercice tout simple auquel on joue tous depuis tout petits, Marabout-bout de ficelle-selle de cheval... il s'agit d'un poème dont chaque vers commence par la dernière syllabe du vers précédent. L'idée m'a été donnée par Moun du blog poesia, qui l'a elle-même prise chez Clo du blog litterrances. Merci à toutes les deux

 


 

 

 

Lumière éblouissante et nuée transpercée

C'est l'espoir qui frémit, le temps est suspendu

Dure pourtant l'attente, puis quand la foudre claque

Claquent aussi les huis aux volets mal fermés

 

Ferme est pourtant mon coeur et mon âme tient bon

Bon sang dit le proverbe après la pluie, beau temps

Tant qu'il y a la vie tout peut s'améliorer

Résiste donc encore et attends l'éclaircie

 

Scie donc aussi du bois pour ton huis réparer

Résistant il sera pour de longues années

Nés seront tes enfants – et les leurs le seront

Rondement tu finis, et l'affaire est bouclée

 

Jeu 8 mai 2008 7 commentaires
Clap clap clap ! Cette anadiplose me semble correctement exécutée ! Bravo pour la réactivité et la qualité du poème !

A bientôt
Moun - le 08/05/2008 à 23h36
Merci beaucoup
Stellamaris

Merci de tous vos gentils commentaires . En fait Didier Jullien écrit des haïkus pour moi et vous aurez pu aussi remarquer les tableaux dont il est l'auteur. Je vous souhaite une bonne nuit . Amitiés .
Liza

Liza Peninon - le 09/05/2008 à 02h28
Amitiés à toi
Stellamaris
Oh j'ai beaucoup aimé ce que je viens de lire ; belle découverte que cette anadiplose !
amicalement
Lili
lili-la-rebelle - le 09/05/2008 à 12h49
Merci beaucoup, mes amitiés à toi
Stellamaris
Bravo à toi pour cet exercice!
scoobydu41 - le 09/05/2008 à 14h38
Merci !
Stellamaris
Je suis très impressionnée par cette première lecture et ce défi si brillamment relevé.
Bravo. Amicalement. Clo
clo - le 09/05/2008 à 15h38
Merci beaucoup chère amie
Stellamaris

Anadiploserais-je écrire.

Jets, cris ressassés et motifs

Assez émotifs récurrents

Et cure en ai-je.

 

Neige sous le bohnome

Bohnomie des trois mots

D'étroits moteurs d'une idée

D'unis dés jetés.

 

Je tais mon désir

Monde et irréalisme enfouis...

Enfuis dans mon coeur

Moqueur de moi-même.

 

Moi m'aime et je lui rends

Luire en écrivant.

Cri ventilant tropiques

Trop pic peu carreau.

 

Car au bout du rouleau

Roule au GPL

J'épelles C.I.C.L.E

Oeufs aux ananas.

 

Anadiploserais-je?

Un mystérieux inconnu passe un soir d'automne. - le 09/05/2008 à 20h53
Sur la moitié des vers, c'est très fort ! Magnifique exercice de style ! Dommage que tu n'aies pas laissé l'adresse d'un site, je serais venu te rendre visite avec enthousiasme
Stellamaris
Je trouve ce poème tellement beau !
Je suis vraiment très sensible devant de si belles paroles.

Je n'ai pas votre don pour savoir manier les mots, mais je pense en avoir un tout aussi utile ... celui de les comprendre, de les aimer, et de les vivre. J'aime vos mots, je les lits, je les imagines ... et je les aime ! Je les aimes beaucoup.

Ici, c'est votre poésie que j'aime.
Sur un thème simple et étonnant, vous m'avez transporté ... j'ai adoré !

Merci beaucoup, sincérement.
Alban, un nouveau fan. :)
Bambou - le 14/05/2008 à 11h50
Ravi de te compte parmi mes fans ... mais ne dis pas que tu es incapable ! Si tu sais apprécier, tu peux écrire. J'en suis persuadé car c'est ce qui m'est arrivé : Il y a deux mois, je n'aurais jamais pensé écrire, et encore moins des poèmes ! Et puis, pendant un mois, j'ai lu, lu, lu ... sur internet ... et enfin je me suis lancé, il ya tout juste un mois ! Je suis certain que tu peux en faire autant

Toute mon amitié
Stellamaris