Stellamaris. Poèmes et photographie
Amicalement. Clo
PS : Petites coquilles : 2 où sans accent et on esT.
Toute mon amitié.
Je cherche les coquilles, merci
Carré nippon, jardin anglais, jardin français ou italien..., chacun a son charme et si le guide s'exprime en quatrains ou même en refrains- seraient-ils sans rimes ni raison- quelle belle excursion!
Moi je dirais que chez moi c'est plutôt jardin anglais, je ne respecte aucune règle. Pourtant mon grand père écrivit un sonnet inachevé qui avait eu le premier prix des sonnets. Tiens d'ailleurs il me vient une idée et je vais de ce pas retourner chez moi créer une catégorie qui lui sera destiné. Le pauvre aurait surement aimé savoir qu'un jour sur le net ses poèmes seraient publiés. Superbe idée qui jaillit de ton poème.
Je suis toujours aussi ravie de me promener chez toi.
A bientôt donc
Babou*
Jolie idée de mélanger les formes.
Néanmoins, puisque vous chantez le "jardin français", vous auriez pu faire un sonnet français, non un marotique.
Autres erreurs :
- vers 1 hiatus "voici un"
- vers 3 hérésiE
- vers 5 11 syllabes
- vers 5 hiatus "j'ai abandonné"
- vers 11 hiatus "fluidifié on"
- vers 8 et 12 répétition de "sonnet"
- vers 14 inversion
Ponctuation : la plupart du temps, on ne met pas de virgule devant un "et" (vers 5).
Ordonné/pardonné/abandonné ne riment pas avec sonnet. Sonnet se prononce "sön-nè", avec un è grave, les autres mots avec un é aigu. De plus "sonnet" se terminant par un t, vous ne pouvez le faire rimer avec des mots finissant par une voyelle (règle de concordance des consonnes finales, voir traité de Sorgel).
Vous faites encore des inversions ! (vers 14)
Pensez à Maître Ioda dans Starwars.
"Inversions ne plus faire vous devez".
Ou (bien mieux) au Bourgeois gentilhomme de Molière.
"Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d'amour".
La meilleure façon de s'exprimer est encore de dire "Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour".
Voici un lien vers cette célèbre scène
http://ariffart.club.fr/oupropo/oupropo05.html
Enfin, comme je vous l'ai dit dans mon autre commentaire, vos alexandrins sont encore trop marqués à la césure. Ce sont quasi deux hexasyllabes bout-à-bout. Un alexandrin c'est douze syllabes, non deux fois 6, nuance de taille !
Cordialement
- Pour moi, le sonnet marotique est aussi français que le sonnet français ... Clément marot n'était-il pas français ? Mais c'est vrai que, rien que pour le nom de la forme, j'aurais pu choisir un sonnet français ...
- Et j'ai toujours prononcé "Sonné". Peut-être est-ce du à mes origines provençales ?
J'y reviens. Et pourtant je l'avais relu ! je ne dois pas avoir intériorisé ces règles autant que je le pensais, j'ai encore des progrès à faire ...
J'ai corrigé les hiatus et élisions manquantes. Par contre, je n'ai pas corrigé la rime avec "sonnet" en raison de la manière dont je la prononce et parceque c'est le coeur du sonnet, et du coup je n'ai pas pu respecter la règle de la lettre finale concordante, qui m'a de toute façon toujours semblé moins importante, la rime étant d'abord faite pour l'oreille
Je place ici la version initiale du sonnet pour permettre au lecteur de se faire une idée
Quand à l'inversion, il est exact que j'en ai abusé pour un résultat peu heureux, mais employée à bon escient, elle peut dans certains cas renforcer un propos. C'est ainsi que je l'ai utilisée ici.
Cordialement, encore merci de toujours me pousser à progresser !
Mais voici un espace où tout est ordonné
Les quatrains sont devant, les tercets sont derrière
Une élision qui manque, hérésie familière ?
Pourtant au débutant ce n'est pas pardonné !
« Mais c'est bien trop dur, et j'ai abandonné ! »
Ainsi beaucoup ont fui sa rigueur outrancière
Je me suis accroché car j'ai la plume fière
Je voulais à tout prix réussir un sonnet
Mais quand on apprivoise et qu'enfin l'on maîtrise
Ce corpus rigoureux, sans qu'on ne l'analyse
Le vers est fluidifié, on est sûr du succès
Qui dira la beauté d'un sonnet de Verlaine ?
Baudelaire ou Ronsard arpentent cette plaine
Car prodigue en chefs d'oeuvre est ce jardin français.
Clément Marot était français, bien sûr, mais la forme qui porte son nom n'est pas toujours considérée comme régulière, cf. traité de Théodore de Banville.
Au passage, un sonnet renversé n'est pas italien. Un sonnet italien c'est ABBA ABBA CDC DCD. Ou encore la forme de Pétrarque ABBA ABBA CDE CDE que la règle d'alternance des genres de rime ne permet pas en France.
Désolé, mais sonnet ne se prononce pas avec un é aigu, mais avec un è grave, de même que sommet, secret, regret, il nait, etc... Il faut se méfier des prononciations locales (rimes normandes). Seul le dictionnaire fait foi.
En corrigeant le vers 5 vous placez à la rime l'infinitif "abandonner" qui ne rime pas non plus avec les deux rimes du premier quatrain, un mot finissant par "r" ne pouvant pas rimer avec un mot terminant par une autre consonne ou une voyelle.
Vers 9, vous avez un vers de 13 syllabes et un hiatus "tu apprivoises".
Vers 11 hiatus "tu es".
Pas facile, je l'admets.
Mais patience et longueur de temps... etc.
Et vous avez beaucoup de patience !
Cordialement
Je reste extrêmement surpris par la prononciation de "sonnet", et j'en prends bonne note ! Mais pour le présent poème, il est incorrigeable...
Vers neuf, je n'avais pas entendu le "s" de "tu apprivoiseS" ! Je corrige ce tercet immédiatement. Voici donc à l'intentin des lecteurs la version erronée :
Mais quand tu apprivoises et qu'enfin tu maîtrises
Ce corpus rigoureux, plus besoin d'analyses
Le vers est fluidifié, tu es sûr du succès
