Stellamaris. Poèmes et photographie

Au camp d'Artus / / Quand un éclair zébra le ciel noir, si noir, / Lui qui s'usait en vain les yeux sur le faite / De son rempart, d'un coup d'œil il put les voir : / L'armée immense, et sûre de sa défaite. / / Il appela Merlin, le grand enchanteur ; / Celui-ci dit : Ne crains donc pas pour ton règne ! / Car c'est la fin de ce vil dévastateur, / Il ne tiendra, pas plus qu'une musaraigne, / / Devant celui que tu sers, ô, roi Arthur ! / Crois-tu vraiment que ce si terrible orage / Soit naturel ? Non ! Tu peux en être sûr / C'est Toutatis, planifiant leur naufrage ! / / Vois donc : leur camp est aux rives de l'Argent ; / Cette rivière, apparemment si paisible / Est pour les dieux un auxiliaire obligeant ; / Il peut trembler, celui qu'il a prit pour cible, / / Car dans sa crue, il est vraiment invincible ! / Le roi sourit, délivré de toute peur. / Demain : la fin de son ennemi terrible ; / Rien ne pourrait entacher sa bonne humeur / / Stellamaris

Photographie : Le camp d'Artus en forêt de Huelgoat (le talus, sur la gauche de la photo, est ce qui reste du rempart)
Sam 30 jan 2010 Aucun commentaire