Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
  • Contact

Profil

  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit

Nombre de visiteurs

Ce blog a déjà reçu visites

Il y a actuellement     personne(s) sur ce blog


Recherche

Boite à outils

Le SORGEL, superbe traité de prosodie

Le site de FLORMED, pour apprendre les formes fixes

Lexilogos, des dictionnaires indispensabes.

Archives

Forums amis

12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 22:35

Toujours dans le même jeu de rôles, après avoir traversé le labyrinthe de ténèbres dont la sorcière a fait son antre pour cacher sa laideur, nos personnages se retrouvent enfin devant elle...

La beauté de la sorcière / / Je vis dans l’onde pure une telle splendeur, / Un reflet si parfait qu’il réchauffa mon cœur ; / – Et Dieu sait que sa source était bien plus qu’horrible, / / L’aspect de la sorcière était pis qu’à vomir – / / Mais l’eau vive révèle à l’âme l’invisible, / Et voyant ce portrait, je dis avec ardeur : / « Madame, que vos traits m’emplissent de stupeur / Par leur beauté sublime, au delà du possible ! » / / Vous ne trouvez donc pas que je suis à vomir ? » / / « Cette fontaine est pureté ; la pervertir / Excède le pouvoir du prince du mensonge. » / « Miracle ! Par vos mots, mes doigts peuvent sentir / Mes rides se combler ; ce jour voit se finir / Ma malédiction ; je suis comme en un songe ! / / Stellamaris

(Photographie : La mare aux fées, en forêt de Huelgoat)

(Sonnet irrationnel)

Partager cet article
Repost0
9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 21:15

Pour aller rencontrer la sorcière de Zaïs, nos personnages sont contraints de traverser les ténèbres dont elle a enveloppé la cité d'Abaharanah...

Dans les ténèbres / / Approchant de la ville on ressent la peur naître / Car dans chaque maison, chaque et porte et fenêtre / Ne nous révèle rien que le noir absolu ; / / Nul œil ne peut percer ces profondes ténèbres. / / Le cœur de la cité se fige sous leur glu, / Pas à pas, avançons prudemment ; disparaître / Ainsi de la lumière est le pire, peut-être / Qu’on puisse imaginer ! Plus d’espoir de salut ? / / Quel mal habite donc ces profondes ténèbres ? / / Nous foulons, trébuchants, tant de restes funèbres ! / Des squelettes de chats et d’humains emmêlés / Forment comme un tapis ; des crânes, des vertèbres / Que seuls pourraient compter d’infernales algèbres / Hurlent sous nos pas lourds des cris informulés. / / Stellamaris

(Photographie prise sur l'article de Wikipédia sur les catacombes de Paris, ici, et retouchée)

(sonnet irrationnel)

Partager cet article
Repost0
7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 19:59

Toujours dans le même jeu de rôles, vous vous souvenez du vieux contentieux entre Gwendal et le Colonel des chats, qui lui a croqué un papillon de lumière... Gwendal tire profit d'une rencontre avec Samieta, la reine des chats, pour prendre la plus belle des revanches

Un papillon pour la reine / / Voici la reine Samieta ; / N’est-ce la plus belle des chattes ? / Ami Gwendal, si tu la flattes / En fomentant un attentat / Contre la vanité stupide / De ce Colonel impavide, / Tu seras aussi fier qu’un lion, / Tout ça grâce à ce papillon ! / / « Pour votre oreille, majesté, / J’offre un insecte de lumière ; / Posé votre face altière, / Il ne sera plus contesté / Combien votre règne illumine » ; / Ainsi se réjouit sa mine, / C’est bon pour mon ambition ; / Tout ça grâce à ce papillon. / / « Merci beaucoup, très cher ami, / Pour ce beau présent qui me touche ; / Je le proclame par ma bouche, / À jamais vous serez, parmi / Nous, de ces hôtes qu’on honore ; / Pour combattre qui vous abhorre, / Comptez sur notre nation, / Tout ça grâce à ce papillon ! » / / Je vois le Colonel qui bout, / Et la colère qui l’entraîne, / Il ne la cache qu’à grand-peine ; / Se retiendra-t-il jusqu’au bout ? / Et je l’observe, et je rigole, / Ce spectacle est vraiment trop drôle ! / Je suis en jubilation, / Tout ça grâce à ce papillon ! / / Stellamaris

(Illustration prise sur Internet, ici)

(Balladine)

Partager cet article
Repost0
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 20:01

En route vers Abaharanah, la ville de la sorcière, nos personnages ne manquent pas d'occasions de s'émerveiller...

La beauté du désert / / D’amples dunes de sable enveloppent le fleuve / Formé de sable aussi, mais si fluide et si fin / Qu’il coule tel de l’eau ; c’est un courant sans fin / Mais nul être vivant de ses grains ne s'abreuve ! / C’est vraiment sidérant, et je me dis : « Crénom, / Mes dieux, que de beautés dans ce Désert Sans Nom ! » / / Plus loin, de hauts plateaux et des cimes hautaines, / Fières sous le soleil, se dressent entre des vaux / Où ne coulent nuls rus ; et leurs sommets rivaux / Se jettent en défi leurs splendeurs inhumaines… / C’est vraiment sidérant, et je me dis : « Crénom, / Mes dieux, que de beautés dans ce Désert Sans Nom ! » / / Et là, soudain se creuse un canyon, un abîme / Si profond qu’on croirait bien descendre en enfer… / Que de nuances d’ocre et d’oxydes de fer / En teintent les parois ! Croyez-moi, c’est sublime ! / C’est vraiment sidérant, et je me dis : « Crénom, / Mes dieux, que de beautés dans ce Désert Sans Nom ! » / / Au fond, dans la fraîcheur de l’ombre des falaises / Coule un clair courant d’eau, si pur que je me dis : / « Ce lieu n’est infernal, non ; c’est un paradis ! / Rude fut le trajet ; mais que j’y prends mes aises ! » / C’est vraiment sidérant, et je me dis : « Crénom, / Mes dieux, que de beautés dans ce Désert Sans Nom ! » / / Stellamaris

(Photographie prise sur Internet, ici)

(Balladine)

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 20:40

Toujours dans le même jeu de rôles, nos personnages ont loué un des bateaux qui naviguent sur cet étrange fleuve de sable pour se rapprocher d'Abaharanah, la ville de la sorcière ; mais le désert peut être dangereux, ils ont fait une terrible rencontre... (J'ai mis le poème dans la bouche du nautonier)

Chimère de nuages / / Quel est donc ce nuage / Qui semble pris de rage, / Allant contre le vent ? / / Alerte à la chimère ! / / Ce cauchemar vivant / Est pire qu’un orage, / Fuyons avec courage, / On en meurt trop souvent ! / / Terrible est la chimère / / Et je me désespère ; / Voyez, elle a broyé, / Avalé ma galère, / C’est en piéton que j’erre, / Me voilà dépouillé ! / / Stellamaris

(Illustration issue du livre "Créatures des contrées du rêve", de Sandy Petersen)

(Sonnet irrationnel)

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 22:22

Toujours dans le même jeu de rôles, en route pour aller rencontrer la sorcière de Zaïs, nos personnages passent par sa ville natale

Zaïs / / En approchant, l’on voit tomber un crépuscule / Perpétuel, où l’on s’avance en somnambule, / Ainsi, l’on sait qu’on s’approche de la cité ; / / Mais de la voir, ô dieux, quel choc ! Quelle merveille ! / / Qui donc pourra rendre justice à sa beauté ? / L’albâtre des palais de dix mille feux brûle, / Le diamant, comme ornement, partout pullule ; / Sur les canaux, tant de reflets, quelle gaieté ! / / Mais je retiens, par dessus tout, cette merveille / / Moins clinquante peut-être, et pourtant bien plus vieille, / Vieille comme le monde et comme le désert : / Une étrange rivière, à nulle autre pareille, / De sable sont ses flots ! De son port appareille / Une flotte comme on n’en voit jamais en mer ! / / Stellamaris

(Illustration : Carte des contrées du rêve de Lovecraft prise sur Internet, ici)

(Sonnet irrationnel)

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 13:47

(Suite et fin des deux poèmes précédents)

Complainte de la sorcière de Zaïs – 3ème et dernière partie / / Ténèbres, désespoir, / Ma colère et ma force, / Derrière votre écorce / Où nul ne peut me voir, / Je me cache et m’efforce / À tenir bon sans choir, / Ténèbres, désespoir, / Ma colère et ma force ! / / Ténèbres, désespoir, / Ma colère et ma force, / Ma puissance retorse, / Mon terrible vouloir / Ont en vous leur amorce ; / Ils sont votre miroir, / Ténèbres, désespoir, / Ma colère et ma force ! / / Ténèbres, désespoir, / Ma colère et ma force, / Vous bombez fort le torse / Contre qui croit pouvoir / Huer mes traits de morse ; / Il mourra dans le noir, / Ténèbres, désespoir, / Ma colère et ma force ! / / Ténèbres, désespoir, / Ma colère et ma force, / Quel éternel divorce, / Quel sinistre étouffoir ! / Divinité retorse, / Cruel est ton vouloir, / Ténèbres, désespoir, / Ma colère et ma force ! / / Stellamaris

(Image prise sur Internet, ici)

(Variante de balladine)

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 08:04

Suite du poème d'avant-hier...

Complainte de la sorcière de Zaïs - 2ème partie / / Le messager masqué / M’attendait en son piège, / Corps qui se désagrège / Et visage attaqué / Par l’acide ; puissé-je / N’avoir pour Jean craqué ! / Le messager masqué . M’attendait en son piège. / / Le messager masqué / M’attendait en son piège, / Il me dit « sacrilège, / D’avoir revendiqué / La main de tel qui siège / À ma droite flanqué ! » / Le messager masqué / M’attendait en son piège. / / Le messager masqué / M’attendait en son piège, / Et par son sortilège, / Il m’a soudain plaqué / Sa hideur, florilège / De ses maux ; je m’arquai ! / Le messager masqué / M’attendait en son piège. / / Le messager masqué / M’attendait en son piège ; / Quel douteux privilège : / Je reste sur le quai ; / La mort point ne t’allège, / Mal qu’il a provoqué ! / Le messager masqué / M’attendait en son piège. / / Stellamaris

(Image prise sur internet, ici)

(variante de balladine)

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 22:36

Toujours dans le même jeu de rôles, nos personnages, conscients de ne pouvoir affronter les défis qui les attendent sans avoir à leur côté de puissants alliés, se sont fait conseiller d'aller chercher l'aide d'une sorcière, la sorcière de Zaïs, qui a eu maille à partir avec Nyarlathotep. Pour le moment, afin de se préparer à cette rencontre, ils écoutent son histoire. Comme elle est longue, elle s'étalera sur plusieurs poèmes...

Complainte de la sorcière de Zaïs - 1ère partie / / Mon malheur fut scellé / Dès que le vit mon âme. / Nul visage de femme / Onc n’avait égalé / La beauté du mien ; dame ! / Cela s’en est allé ! / Mon malheur fut scellé / Dès que le vit mon âme. / / Mon malheur fut scellé / Dès que le vit mon âme. / Un désir fou, de flamme, / Sitôt s’est envolé, / N’acceptant nul dictame / Car il ne fut comblé ; / Mon malheur fut scellé / Dès que le vit mon âme. / / Mon malheur fut scellé / Dès que le vit mon âme. / Au grand jamais, l’infâme / N’en fut même troublé / Et mon cœur, par sa lame / Se mourait, mutilé. / Mon malheur fut scellé / Dès que le vit mon âme. / / Mon malheur fut scellé / Dès que le vit mon âme. / Le déclencheur du drame / Fut un sorcier zélé / Vendant, pour qu’il se pâme, / Un philtre inégalé ! / Mon malheur fut scellé / Dès que le vit mon âme. / / Stellamaris

(variante de balladine)

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:40

Toujours dans le même jeu de rôles, le personnage d'Alwena nous quitte, après avoir affronté Xura cet été, il ne se sent pas d'affronter ces nouveaux défis... (En fait, c'est la traduction scénaristique du fait que le joueur, trop pris, décide d'abandonner la campagne !)

Cauchemar sur cauchemar / / Cauchemar sur cauchemar… / C’est un sombre traquenard, / Déjà, ma raison vacille, / / Je prends peur… Alors, je fuis ! / / Ce n’est une peccadille, / Cet ennemi bien trop fort / Pourrait me vaincre en mon for, / Je ne serais qu’escarbille ! / / Que j’ai peur ! Alors, je fuis / / Aussi loin que je le puis ! / Mes amis restent sur place, / Ils sont bien plus forts que moi, / Eux vaincront ! En eux, j’ai foi ! / Moi, devant eux, je m’efface. / / Stellamaris

(Image : Portrait de H.P. Lovecraft pris sur Internet, ici)

(Sonnet irrationnel)

Partager cet article
Repost0