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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 20:54

Toujours dans le même jeu de rôles, quel n'est pas l'effarement de nos personnages en comprenant les paroles que chante une ronde de Korrigans ! Et leur hôte qui danse avec eux, visiblement envoûté ou somnambule...

Le chant des korrigans / / Nyarlathotep viendra / C’est lui qui délivrera / Mère Nature des hommes ; / Que vivent korrigs et gnomes ! / / Gloire à ce dieu très puissant, / Car il viendra par le sang / Des humains laver la terre ; / Acclamons ce grand mystère ! / / Stellamaris

(Illustration : "Le roi des korrigans", que j'ai eu la chance de pouvoir prendre en photo pas très loin de là, en forêt de Huelgoat)

(Stances)

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 13:25

Toujours dans le même jeu de rôles, tout le village impute au mariage "Contre nature" de Gwen ses malheurs ; Gwen, lui, a une autre explication...

Damnés ? / / Les bien pensants, au village, unanimes, / Nous ont jugé : « C’est sûr : Ils sont damnés ! » / Pour eux, brûler tout au fond des abîmes / Est le vrai prix de nos amours mort-nés. / / D’être jugés sans procès, malmenés, / C’est dur, amis, au delà du possible ! / Un baiser pur, est-ce un crime terrible ? / Pour nos voisins, des paysans bornés, / / Le mauvais œil est sur nous, impassible ; / Il nous broiera, c’est sur, car c’est le prix / De notre hymen que condamne la Bible ; / Est criminel qui s’est d’un homme épris ! / / Je veux pourtant clamer mon innocence ; / Je n’ai péché, me dit ma conscience, / Donner son cœur est toujours pur et bon ; / / Mais en ces monts, les légendes abondent ; / Ce sont des maux très anciens qui là grondent ; / La Lande Noire au nom nauséabond / / Est un endroit de sinistre mémoire ; / Y fut maudit un manoir, c’est notoire, / Et danse là le korrig furibond ! / / Stellamaris

(Illustration : Dessin de Kroll dans Le Soir de Bruxelles daté du 14 janvier 2013)

(Sonnet à Echos)

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 18:08

Toujours dans le même jeu de rôles, l'hôte de nos personnages leur explique pourquoi il est si triste : Il est jeune marié, et son mari a perdu la raison...

Sa raison n’est plus / / Mes amis, écoutez donc ce terrible drame : / Je vivais ; je suis mort, mon âme en un linceul. / Un bref temps, j’ai goûté d’un bel amour la flamme / Mais sa raison n’est plus, désormais je suis seul. / / Qu’il était beau ! Ses traits étaient comme un dictame, / Et dès que je humais son parfum de glaïeul / S’envolaient tous mes maux… En mon cœur, quelle lame ! / Car sa raison n’est plus, désormais je suis seul. / / Il ne sait qui je suis, ne reconnaît ma face ; / Oh dieu, quelle douleur ! Le désespoir me glace / Car sa raison n’est plus, désormais je suis seul. / / Ce Nyarlathotep qu’il prie en son délire, / Cet Azathoth, qui donc sont-ils ? Qui peut le dire ? / Car sa raison n’est plus, désormais je suis seul. / / Stellamaris

(Illustration tirée du filme de Klaus Kinsky, "Les nuits de Dracula", ici)

(Sonnet à échos)

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 16:27

Toujours dans le même jeu de rôles, nos amis décident d'enquêter sur place ; ils y sont accueillis par un jeune homme particulièrement triste...

Quelle tristesse dans ses yeux / / Notre hôte a l’air hagard, / En nous ouvrant, il pleure / Presque… Quelle douleur, / Que triste est son regard ! / / D’où lui vient ce cafard ? / Il porte une alliance, / Mais son âme l’élance… / Que triste est son regard ! / / Ses doux traits, avec art, / Ornent son beau visage / Que le chagrin ravage… / Que triste est son regard ! / / Notre hôte a l’air hagard, / Que triste est son regard ! / /Stellamaris

(Illustration : tableau de Paul Cézanne (détail))

(Sonnet à échos)

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 18:31

Toujours dans le même jeu de rôles, l'inquiétude des personnages s'accroît quand ils se rendent compte que le jeune homme qui psalmodiait les noms de Nyarlathotep et d'Azathoth le faisait dans le caveau d'un templier qui vécut deux ans à Damas, ou fut écrit le Necronomicon...

Necronomicon / / Quels terribles secrets ce sombre templier / A-t-il donc rapportés de Damas, la mystique / Qui nous légua jadis ce grimoire mythique, / Le Necronomicon, né d’un fol à lier ? / / Al Azhred (1) l’écrivit en proie à la panique, / Des démons lui dictaient cet ouvrage maudit ; / Sur la Terre, il n’est rien qui soit plus maléfique ! / Telles sont les horreurs que ce livre prédit / / Que perdra la raison chaque sage, érudit, / Ou simple curieux osant lire ces lignes ; / Que les dieux qu’il décrit sont d’engeances malignes ! / Voir périr tout humain, n’est-ce pas leur édit ? / / L’un (2) n’est que pur chaos, toute paix l’insupporte ; / Appelez-le, pire, ouvrez-lui juste une porte / Et tout ce qu’on chérit bientôt ne sera plus ; / / L’autre (3) est destruction, démence furieuse, / Qu’un sorcier l’invoque et la mort oublieuse / Engloutira tout ce qui vit dans son afflux ; / / Pour un désespéré qui rumine vengeance / Contre l’humanité, quelle terrible chance ; / Il n’est nuls châtiments qui soient plus absolus ! / / Stellamaris / / 1 - L’auteur du Necronomicon d’après Lovecraft / / 2 - Nyarlathotep / / 3 - Azathoth

(Illustration prise sur Internet, ici)

(carillon)

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 23:24

Dans le même jeu de rôles, Kristen a appris qu'un jeune homme a été vu psalmodier les noms trois fois maudits de Nyarlathotep, le Chaos Rampant, et d'Athoth, le démon sultan...

http://img.xooimage.com/files98/6/6/f/le-retour-du-cauchemar-429ee9e.jpg

(Illustration : Statue du Pharaon Kephren. Le Pharaon Noir est un des avatars de Nyarlathotep)

(Variante de sonnet à écho)

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 10:32

Je reprends mon travail d'écriture sur jeu de rôles ; ici, Héléna, suite à sa victoire sur Xura, s'est fait demander sa main par Kuranès, le roi du pays d'Ooth-Nargaï dans les contrées du rêve, dont voici une illustration. Doit-elle accepter, sachant qu'elle vit aussi dans le monde de l'éveil ?

Dilemme / / C’est dans mes nuits qu’il me courtise… Aucune trêve / À ses assauts ! Et qu’il est beau, ce puissant roi ! / Craquerai-je pour lui, lui promettant ma foi ? / Toujours seule ici-bas, vivre l’hymen en rêve ? / / Sur la Terre il n’est plus ; quand chaque nuit s’achève, / Au matin, je dois vivre encore un nouveau jour ; / Si je dis oui, dans notre monde, adieu l’amour ! / Toujours seule ici-bas, vivre l’hymen en rêve ? / / Mais son regard est un torrent fou qui m’enlève ; / J’ai fait mon choix, je suis sa reine désormais, / Célibataire en notre monde à tout jamais, / Toujours seule ici-bas, je vis l’hymen en rêve ! / / C’est dans mes nuits qu’il me courtise… Aucune trêve, / Toujours seule ici-bas, je vis l’hymen en rêve ! / / Stellamaris

(Illustration tirée d'une BD américaine sur les contrées du rêve de Lovecraft, disponible sur Internet ici)

(sonnet à échos)

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 19:36

Les cheveux de la terre / / Les cheveux de la terre / Prisent si fort le vent / – Tant la brise légère / Que l’orage éprouvant – / / Que toujours, en rêvant, / Accueillant sa caresse, / Ils dansent, n’ont de cesse, / Dans leur amour fervent, / / Que d’en goûter l’ivresse / Encor plus chaque jour, / Goulûment, sans faiblesse ; / Leur cœur est sans détour ! / / Ah, que comme eux je vive ! / Que je puisse, comme eux, / Ne rien trouver fâcheux ; / / Que mon âme s’avive / Jusqu’à savoir goûter / Sans se désappointer / / – On la dira naïve ? – / L’hiver comme l’été ; / Quelle félicité ! / / Stellamaris

(Carillon)

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 21:31

Une partie de la première séance de jeu de rôles "Un manoir hanté", que j'avais annoncée il y a quelque temps par un poème du même titre.

Le manoir / / Quel est donc ce manoir que je vois sous la lune / Alors qu’en plein soleil le sauvage genêt / Règne en maître en ces lieux ? Chaque nuit il renaît, / Ce prodige n’est-il présage d’infortune ? / / En franchissant son huis, nous pouvons voir qu’aucune / Modernité ne suit ; Héléna marche droit : / Nous sommes dans le songe, à croire ce qu’on voit ! / Ce prodige n’est-il présage d’infortune ? / / Gît dans la crypte un templier ; que sa rancune / Est sans appel ! Le médaillon, qu’il porte au cou / Dit qu’il revient pour se venger ; tout meurt d’un coup ! / Ce prodige n’est-il présage d’infortune ? / / Quel est donc ce manoir que je vois sous la lune ; / Ce prodige n’est-il présage d’infortune ? / / Stellamaris

(Illustration : Jacques de Molay)

(Sonnet à échos)

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 11:07

Dans un autre jeu de rôles qui commence, mon personnage, John Woe, biologiste et poète, est frappé de rencontrer aux entretiens d'embauche pour une expédition en Antarctique en 1933 une ravissante jeune femme, Elizabeth Swann, ingénieur en mécanique aéronautique. Du coup, dès le lendemain, il lui adresse un poème :

Une rose en hiver / / Sauvage et fière, elle tient bon, chantent mes vers ; / Je tiens à la louer, cette beauté sauvage / Qui ne craint les frimas, car tel est son courage ! / Des roses, la beauté croît au cœur des hivers ! / / Les hommes sont mesquins et bien souvent pervers ; / Elle prend leur métier, crânement les affronte / Et les surpasse tous ; ils en meurent de honte ! / Des roses, la beauté croît au cœur des hivers ! / / Le mortel Antarctique où gèlent toutes chairs / Ne la rebute pas ; elle y court, elle y vole, / Les défis, les périls ravivent sa corolle ! / Des roses, la beauté croît au cœur des hivers ! / / Sauvage et fière, elle tient bon, chantent mes vers ; / Des roses, la beauté croît au cœur des hivers ! / / Stellamaris

(Sonnet à écho)

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