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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 12:44

Toujours dans le même jeu de rôles, voici la vision qu'a Héléna après sa victoire sur Xura...

Bulles de paix / / Un doux parfum de paix / Illumine la scène ; / / Le désespoir sans fond / Et la peine incurable / Doucement se défont, / N’est-ce pas admirable ? / / Un doux parfum de paix / Illumine la scène. / / J’ai su montrer que ment, / Encore plus qu’un diable, / Le désespoir, ciment / De cet être innommable. / / Un doux parfum de paix / Illumine la scène / / Car, de ses prisonniers, / Chaque entrave se brise ; / Ah, si vous les voyez / Qui dansent dans la brise ! / / Un doux parfum de paix / Illumine la scène / / Où je les vois venir, / Quel merveilleux symbole, / À moi, pour les bénir ; / Puis chaque âme s’envole ! / / Un doux parfum de paix / Illumine la scène. / / Stellamaris

(Photographie prise, libre de droits, sur Internet)

(Virelai)

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 07:13

Kristen, puis Héléna, voient enfin le visage de Xura... Leurs réactions sont bien différentes, le résultat aussi ! (J'avais déjà posté il y a quelque temps le poème sur la victoire d'Héléna, je le reposte ici pour que vous n'ayez pas un trou dans votre lecture)

Vaine colère / / Plein de fougue, en mon délire / J’ai bondi… Mais c’est en vain ! / J’ai perdu, Xura me vainc, / Car impuissante est mon ire. / / Kuranès, ce sage sire / Prophète autant que devin / Au savoir presque divin / Avait voulu me le dire / / Mais mon esprit n’était mûr : / « L’ennemi sera toi-même, » ; / Et j’ai foncé contre un mur, / / Une illusion que sème / L’ennemi… Mais quel futur / Nous attend ? J’en tremble, blême… / / Stellamaris

(Illustration : Un blobfish. Xura ressemble à ça, couronné de tentacules)

(Sonnet pétrarquien)

Xura / / (Héléna) / Qui donc es-tu, Xura, pour vouloir te repaître / Ainsi de nos douleurs, parsemant nos chemins / De ta terreur ? / Devant toi, tout est vain, et l’on voit disparaître / Toute joie en fumée ; ah, cruels examens / Pour notre cœur ! / / (Xura) / Je ne suis que vos pleurs agrégés en un être, / Somme des désespoirs de tant et tant d’humains, / De leur malheur ! / Je suis votre miroir, ne me nommez donc traître / Si le désir est vain et n’a de lendemains, / Si meurt la fleur ! / / Nous avons trop souffert de vaines espérances, / Mieux valent les sanglots, ils sont encor moins rances ! / Tous le disent en moi, tous ceux-ci que je fus, / En chœur confus ; / / Viens donc te fondre en nous, la ténèbre est sagesse / Et seule véridique, accueille son ivresse, / Viens donc boire à foison au vin noir de ses futs / Toujours profus ! / / (Héléna) / Xura, je te comprends ; mais regarde plus loin ; / Sache donc, mon ami, je connais la souffrance / Autant que toi ; / Pourtant, je suis debout ! Je t’en prends à témoin ! / J’ai perdu mes amis, mes jambes, et la danse ; / De bon aloi, / / Pourtant, fut l’accident ; je ne regrette rien, / Mais j’en fais mon appui, c’est ainsi que j’avance, / Avec la foi / Que de l'adversité surgit un plus grand bien, / Que vivre est un miracle, encor plus qu'on ne pense / Ou qu’on ne voit ! / / Je pourrais te haïr mais je te tends les bras, / Reposes-toi donc sur mon sein ; tu renaîtras, / Et tu verras le prix inouï de ta vie / Te faire envie ! / / (Xura) / C’est vrai ? Je n’ose y croire… Et pourtant, ta chaleur / Fait fondre le glaçon qui fut toujours mon cœur ; / Je me dissous dans cette extase inassouvie, / L’âme ravie ! / / (Il disparaît, avec pour la première fois depuis des éternités une lueur de joie sur son visage) / / Stellamaris

(Illustration : "Le cri" de Edward Munch (détail))

(Double sonnet à codas)

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:47

Toujours dans le même jeu de rôles, autant Gwendal s'est effondré quand Xura lui a montré ses échecs passés et notamment son échec a protéger Alwena, autant Héléna a su tirer, de cette même épreuve, un surcroît de détermination...

Tiens bon, mon Alwena ! / / Au cœur de tes épreuves / Tu n’as nul réconfort ; / Bientôt, des forces neuves / Naîtront de cette mort ! / / Tiens bon, mon Alwena ! / / Cruelles sont les routes / Que tu dois arpenter ; / J’eus voulu, tu t’en doutes / Pouvoir t’en écarter ; / / Tiens bon, mon Alwena, / / J’arrive, sois-en sûre, / T’arracher à Xura ! / Je sais, l’épreuve est dure, / Forte elle te rendra ! / / Tiens bon, mon Alwena ! / / Tu connais mon histoire, / Ce que j’ai traversé ; / Tu renaîtras en gloire / De ce rêve insensé ! / / Tiens bon, mon Alwena ! / / Stellamaris

(Photographie : Remous dans la rivière Argent, en forêt de Huelgoat)

(Virelai)

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 12:32

Toujours dans le même jeu de rôles le personnage de Gwendal, confronté aux visions de Xura qui le met face à tous les échecs qu'il a subi au long de sa vie, craque...

Incurable gâchis / / Quel incurable gâchis / Ai-je donc fait de ma vie ? / / Je me suis laissé duper / – Cet “ ami ” : Quelle foutaise ! – / Tant que l’on put m’inculper : / Fini la boxe française ! / / Quel incurable gâchis / Ai-je donc fait de ma vie ? / / Alwena, mon seul amour, / Fuit la vie ; elle agonise, / Son malheur est sans retour, / Y penser me tétanise ! / / Quel incurable gâchis / Ai-je donc fait de ma vie ? / / Profond est mon désespoir, / Mon impuissance me châtre, / Tout est perdu, tout est noir, / Rien ne sert de se débattre ! / / Quel incurable gâchis / Ai-je donc fait de ma vie ? / / Stellamaris

(Photographie : En forêt de Huelgoat)

(Virelai)

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 06:36

Toujours dans le même jeu de rôles, après avoir tenté de les influer par des visions extérieures, Xura essaie maintenant d'affaiblir nos personnages par des visions de ce qu'ils auraient pu être ; à Héléna, il montre une image d'elle-même, dansant avec ses enfants (alors que, depuis son accident, elle est en fauteuil roulant et ne peut plus avoir d'enfants)... Il en faudrait bien plus pour la troubler !

Tu ne me manipuleras pas / / Tu peux bien m’envoyer mirage après mirage / Et faire miroiter celle que j’eus été / Sans l’accident, peut-être ? Ou pas ? Futilité ! / Je suis ce que je suis, comme le dit l’adage, / / Malgré mon corps brisé je ne suis pas en cage ! / L’épreuve fut cruelle et m’ôta la gaieté / Pour un temps ; mais sais-tu que j’ai ressuscité ? / Je ne te laisserai pas me prendre en otage ! / / Tu n’arriveras pas à me manipuler / Par quelques visions ou fables de la sorte, / Sache qu’il en faudrait bien plus pour me troubler ; / / Le salut d’Alwena est tout ce qui m’importe, / Je saurai te forcer à la laisser aller, / Je te harcèlerai jusqu’à ce qu’elle sorte ! / / Stellamaris

(Illustration choisie par la joueuse qui a incarné Héléna pour représenter son personnage)

(Sonnet pétrarquien)

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 10:23

Toujours dans le même jeu de rôles, dans la traversée du pays de Xura, celui-ci leur envoie des visions qui suivent toutes le même schéma... Y résisteront-ils jusqu'au bout ?

L’espoir est prélude au désastre / / Cette tribu se réjouit / D’avoir domestiqué la flamme ; / Elle la loue, elle l’acclame… / Mais vient un désastre inouï / Car très bientôt le feu s’échappe, / Il consume tout ce qu’il lape, / Forêt et camp en méchoui… / Leur espoir : Prélude au désastre. / / César se voyait empereur / Tandis qu’il gravissait les marches / Du Sénat, où maints patriarches / Voulaient couronner le vainqueur… / Mais Brutus était en délire, / En meurtre a culminé son ire ; / Sa trahison, quelle douleur ! / Son espoir : Prélude au désastre. / / Que de richesses ce vaisseau / Nous apporte, que de soieries / Plus belles qu’autant de féeries ! / Mais la peste étend son lasso, / La mort frappera sans astuces : / Les ballots sont truffés de puces / Prêtes à monter à l’assaut… / Maint espoir prélude au désastre ! / / Hardi les cœurs, car nous vaincrons, / Fuira cet ennemi terrible / Qui prend notre pays pour cible ! / La victoire, nous chanterons… / Vraiment, quel douloureux spectacle / De voir notre armée en débâcle ; / Las, au stalag nous dormirons. / Tout espoir prélude au désastre ? / / Stellamaris

(Illustration : L'enfer, d'après Jérôme Bosch)

(Virelai)

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 14:45

Toujours dans le même jeu de rôles, nos personnages sont enfin parvenus au pays de Xura. Les goules, insensibles à ses sortilèges, y voient un pays comme un autre ; mais voici ce que voient les humains :

Au pays des plaisirs inaccessibles / / Au loin, que ce champ de fleurs / Est beau, ses couleurs : Merveilles ! / Que de splendeurs sans pareilles, / Quintessence de bonheurs ! / Je foule les pourritures / D’un cimetière d’ordures. / / Je m’avance, ce mirage / S’enfuit, selon son usage ; / Il ne reste bientôt rien, / Hélas, de ce rêve ancien ! / Je foule les pourritures / D’un cimetière d’ordures. / / Et que vois-je dans ce bois ? / Des licornes et des fées ? / Pour nos âmes assoiffées, / Quels délicieux émois ! / Je foule les pourritures / D’un cimetière d’ordures. / / Je m’avance, ce mirage / S’enfuit, selon son usage ; / Il ne reste bientôt rien, / Hélas, de ce rêve ancien ! / Je foule les pourritures / D’un cimetière d’ordures. / / Au pré, parmi moult laquais, / Une reine elfe préside / Un banquet ; qu’elle est splendide ! / Pour peu, je m’en convainquais ! / Je foule les pourritures / D’un cimetière d’ordures. / / Je m’avance, ce mirage / S’enfuit, selon son usage ; / Il ne reste bientôt rien, / Hélas, de ce rêve ancien ! / Je foule les pourritures / D’un cimetière d’ordures. / / Ainsi donc, chaque splendeur / S’enfuit tandis qu’on avance ; / Que la peine au cœur est rance, / S’approfondit la douleur ! / Je foule les pourritures / D’un cimetière d’ordures. / / Stellamaris

(Illustration : Tapisserie de la Dame à la Licorne)

(Virelai)

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 13:16

Dans la suite de ce jeu de rôles, même si de pires dangers restent à affronter, quel joie, à la sortie de la forêt de champignons, de pouvoir enfin de débarasser de toute cette pourriture !

Enfin propres / / Quelle joie ! Enfin sortir / De cette forêt maudite, / Dans ce monde troglodyte / Qui voit tout espoir blêmir, / / Où faillit nous engloutir, / Tandis que la chair s’effrite / Par la pourriture cuite, / La moisissure à vomir… / / C’est fini ! C’est un délice, / Alwena, de se laver, / Être propres, la peau lisse, / / Souffler, avant de braver / Cet être – ou ce maléfice – / Dont nous voulons te sauver ! / / Stellamaris

(Illustration : Tableau de Degas)

(Sonnet pétrarquien)

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:17

Toujours dans le même jeu de rôles, une discussion entre une goule et le personnage d'Héléna...

Que nous sommes compliqués ! / / Pourquoi ne manger les corps / Par les âmes désertés / Avant que ne soient gâtés / Os et chairs ? C’est bon, les morts ! / / Que vous êtes compliqués ! / / Pourquoi aimer tant l’argent / Au point d’en faire une idole ? / Il ne cuit ni ne rissole / Et son goût est affligeant ! / / Que vous êtes compliqués ! / / Pourquoi vous croire dévots, / Garnissant de babioles / Les tombes, ou bien d’oboles ? / Nul n’habite les caveaux ! / / Que vous êtes compliqués ! / / Le moi, le ça, le surmoi ; / Quel est donc ce labyrinthe / Dont la tortueuse empreinte / Vous remplit souvent d’effroi ? / / Que vous êtes compliqués ! / / Que nous sommes compliqués ! / / Stellamaris

(Virelai)

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 19:12

Toujours dans le même jeu de rôles, "celui qui fut Erwan" (et qui est devenu une goule) a été tué par Nyarlathotep. Voici ce qu'il dirait à ses compagnons, s'il pouvait encore parler...

Bon appétit, compagnons ! / / Mon corps est déserté / Je n’en ai plus l’usage ; / Avant qu’il soit gâté, / Rendez-lui donc hommage : / / Bon appétit, compagnons, / Et que ma mort soit utile ! / Je voulais vous servir ; / Hélas, s’en fut ma vie ; / Tel est mon cher désir, / Exaucez mon envie : / / Bon appétit, compagnons, / Et que ma mort soit utile ! / / Soyez forts, pour guider / Nos amis sur la route ; / Tous unis pour s’aider, / Ne craignez la déroute ! / / Bon appétit, compagnons, / Et que ma mort soit utile, / / Et qu’ainsi, vous vainquiez / Et qu’Alwena soit sauve ! / Ah, que vous la sauviez / Des griffes de ce fauve ! / / Bon appétit, compagnons, / Et que ma mort soit utile ! / / Stellamaris

(Illustration prise sur Internet, ici)

(Virelai)

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