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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 10:21

Toujours dans le même jeu de rôles, pour aller affronter le pire certains choix d'itinéraires sont difficiles...

Par où passer ? / / Passerons-nous par le lac d’ossements, / Antre de terreurs que chacun redoute, / Où chassent sans fin les bholes déments / Risquant notre perte en cas de déroute ? / / Ce sombre pays ne voit nuls soleils, / N’y brillent non plus d’étoile ou de lune ; / Seuls rougeoient au loin des volcans vermeils / Colorant de sang ces lieux d’infortune. / / Préfèrerons-nous les galions verts / De l’être maudit qui veut notre perte ? / Serons-nous trahis là-bas, sur les mers, / Pour qu’enfin notre mort lui soit offerte ? / / Ce serait frustrant, je crois, pour Xura ; / Non, face à face avec nous il jouera. / / Stellamaris

(Illustration : Tableau de "Gadal", à l'exposition des Ateliers des Capucins, fin juillet à Brest)

(Sonnet shakespearien)

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 09:51

Toujours dans le même jeu de rôles, je mets ce poème dans la bouche d'Atal l'ancien, le premier sage à avoir éclairé les personnages sur la nature de leur ennemi...

Qui est Xura ? / / Au pays de Xura sévit une entité / Qui lui donne son nom, car dans ces lieux il règne ; / C’est un être maudit, tant cruel qu'entêté, / Toute âme entre ses mains très cruellement saigne. / / Ne craignez nul combat quand vous serez chez lui, / Il est bien trop subtil pour l’attaque physique ! / L’épée est sans valeur, nulle arme ne lui nuit, / Préparez-vous plutôt pour un assaut psychique. / / Il lit à livre ouvert l’intime de vos cœurs / Et saura déceler la moindre des faiblesses ; / Voit-il en votre for une brèche, ou des peurs, / Il saura trouver là des forces vengeresses / / Pour vous anéantir, si vous ne triomphez ; / Mais si vous le vainquez, adieu tous ses forfaits ! / / Stellamaris

(Photographie : Peinture murale lors de l'exposition aux ateliers des capucins à Brest, fin juillet)

(Sonnet shakespearien)

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 20:33

Toujours dans le même jeu de rôles, la réaction de Kristen quand il a découvert l'endroit où sa soeur s'était volontairement enfermée, ces trois derniers mois...

Le cachot / / Dans quel sombre cachot / T’es tu donc enfermée ? / C’est pire que Dachau, / Ma sœur, ma bien aimée ! / / Sans même un vasistas, / C’est une cave aveugle / Que tu choisis, hélas ! / En la voyant, je beugle / / Et crois devenir fou ; / Quelle désespérance ! / Dieu, quel profond dégoût / Fit finir ton errance, / / Par un terrible dol, / Dans ce triste sous-sol ! / / Stellamaris

(La photographie a été prise sur Internet, ici)

(Sonnet shakespearien)

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 11:26

Voici la scène d'introduction de ce jeu de rôles qui inspire mes poèmes depuis quelque temps ; c'est suite à cette scène qu'ils vont découvrir et lire le journal d'Alwena

Mon Alwena, ma sœur / / Mon Alwena, ma sœur, que fais-tu dans ce lit ? / Tu t’agites, gémis, parais même te battre ; / Soudain, ce n’est plus toi ! Le monstre qui t’emplit / Nous dit de te tuer… Comment donc le combattre ? / / C’est dans cet hôpital, front blême, teint d'albâtre, / Que je t’ai retrouvée après trois mois, pâli / D’angoisse et de souci… Plus blanche que du plâtre, / Mon Alwena, ma sœur, que fais-tu dans ce lit ? / / Dans ton coma, tiens, tu rosis ? Ton teint joli / Reviendrait-il ? Non, tu rougis, et dans nul âtre, / Nul tison ne brûla si fort ! C’est l’hallali ! / Tu t’agites, gémis, parais même te battre / / Contre un être invisible et pourtant opiniâtre / Qui veut te posséder… Et ta force faiblit, / Je vois très nettement ta volonté décroître… / Soudain, ce n’est plus toi ! Le monstre qui t’emplit / Nous parle à travers toi – Noire comme Kali / Est sa voix ! – « Ça suffit ! Ce corps faible me châtre, / M’empêche de passer ! » Et même, sans un pli, / Nous dit de te tuer… Comment donc le combattre ? / Tiens bon ! Nous ferons tout pour vaincre l’acariâtre / Entité qui te tient et t’appelle à l’oubli / Éternel ! Nous vaincrons, bien mieux qu’aucun psychiatre, / Tu sortiras plus forte encor de ce conflit, / Mon Alwena, ma sœur ! / / Stellamaris

(Illustration : Statuette de Kali)

(Rondeau parfait)

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 10:38

Toujours dans la même partie de jeu de rôles, dans les contrées du rêve de H.P. Lovecraft... Là encore, l'illustration est de l'auteur qui a joué le personnage de Kristen.

Le Bois Enchanté / / Par le Bois Enchanté, magnifique et terrible, / Le visiteur découvre en plein cœur de sa nuit / Le pays onirique ou rien n’est impossible ; / Mais quelle vie étrange en ces fourrés-là bruit ? / / Ce sont, je crois, les zoogs si joueurs, mais si traîtres… / Je les vois, ils voudraient que je danse avec eux ! / Les prêtres m’ont appris à redouter ces êtres ; / Car qui part avec eux devient fou furieux ! / / Les chênes sont si vieux, et devant leur / Je me sens si petit… Entre ces rocs dressés, / Que cache cette dalle ? Une terreur m’oppresse / Et je fuis promptement ces endroits insensés / / Mais je rencontre un chat, et digne, il me salue ; / « Ne crains rien », me dit-il… Ai-je donc la berlue ? / / Stellamaris

(Sonnet shakespearien)

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 15:48

Toujours dans le même jeu de rôles mais je reviens en arrière, voici une histoire que les personnages ont entendu chanter par un ménestrel dans une taverne... (C'est un résumé de la nouvelle "Le bateau blanc", de H.P. Lovecraft)

Le bateau blanc / / Je voulais voir la Cathurie aux clochers d’or, / J’embarquai donc sur une nef blanche, enchantée ; / En quittant Dylah-Leen, le triste et sombre port, / Je fis voile vers l’Ouest en une aube ventée. / / D’abord, nous vîmes Zar ; ici sont les beautés / Dont nul ne se souvient ; tous les ont oubliées ! / Fugaces visions d’aèdes hébétés, / Splendeurs d’aubes de feu, de lumière habillées… / / Gare ! Voici Xura, le pays des plaisirs / Que nul ne peut atteindre ; et sa côte trompeuse, / Semblant étinceler comme mille saphirs, / Est un piège mortel ! Que l’âme malheureuse / / Qui foule ce pays fasse ses adieux ; / Nul ne peut la sauver sur terre comme aux cieux ! / / Atteignant Sona-Nyl, nous y fîmes relâche ; / Car en ce beau pays, où ne coule le temps, / Ne peut mordre aucun mal, ni rien qui blesse ou fâche ; / Restai-je là quelques éons ? Juste vingt ans ? / / Un jour je repartis, repensant à ma quête, / Et je filais vers l’Ouest ; le flot devint torrent / En passant le pertuis où l’Océan s’arrête ! / Naviguant dans l’espace infini, délirant, / / Je crus ouïr de lourds tambours, des sons de flûte ; / Et je me crus perdu : C’est la cour d’Azathoth / Qui trône au noir des cieux, si fol et si hirsute ; / Il est bien plus mortel ne l’est Béhémoth ! / / Heureusement, sur terre, un chat lors miaula / Et je me réveillai, sauf, pour conter cela. / / Stellamaris

(Photographie : Rade de Brest)

(Double sonnet élisabéthain)

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 11:54

Et voici le (presque) épilogue de ce jeu de rôles : Héléna se trouve face à Xura, l'entité qui tient Alwena prisonnière...

("presque" épilogue, car après il lui restera à convaincre ses compagnons de la réalité de la victoire... Ce ne sera pas simple...)

Xura / / (Héléna) / Qui donc es-tu, Xura, pour vouloir te repaître / Ainsi de nos terreurs, parsemant nos chemins / De ta douleur ? / Devant toi, tout est vain, et l’on voit disparaître / Toute joie en fumée ; ah, cruels examens / Pour notre cœur ! / (Xura) / / Je ne suis que vos pleurs agrégés en un être, / Somme des désespoirs de tant et tant d’humains, / de leur malheur ! / / Je suis votre miroir, ne me nommez donc traître / Si le désir est vain et n’a de lendemains, / Si meurt la fleur ! / / Nous avons trop souffert de vaines espérances, / Mieux valent les sanglots, ils sont encor moins rances ! / Tous le disent en moi, tous ceux-ci que je fus, / En chœur confus ; / / Viens donc te fondre en nous, la ténèbre est sagesse / Et seule véridique, accueille son ivresse, / Viens donc boire à foison au vin noir de ses futs / Toujours profus ! / / (Héléna) / / Xura, je te comprends ; mais regarde plus loin ; / Sache donc, mon ami, je connais la souffrance / Autant que toi ; / Pourtant, je suis debout ! Je t’en prends à témoin ! / J’ai perdu mes amis, mes jambes, et la danse ; / De bon aloi, / / Pourtant, fut l’accident ; je ne regrette rien, / Mais j’en fais mon appui, c’est ainsi que j’avance, / Avec la foi / Que de l'adversité surgit un plus grand bien, / Que vivre est un miracle, encor plus qu'on ne pense, / Ou qu’on ne voit ! / / Je pourrais te haïr mais je te tends les bras, / Reposes-toi donc sur mon sein ; tu renaîtras, / Tu verras la valeur immense de ta vie / Te faire envie ! / / (Xura) / / C’est vrai ? Je n’ose y croire… Et pourtant, ta chaleur / Fait fondre le glaçon qui fut toujours mon cœur ; / Je me dissous dans cette extase inassouvie, / L’âme ravie ! / / (Il disparaît, avec pour la première fois depuis des éternités une lueur de joie sur son visage) / / Stellamaris

(Illustration : "Le cri", de Edward Munch)

(Double sonnet à codas)

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 15:36

Toujours dans le même jeu de rôle sur les contrées du rêve, en naviguant entre la Terre et la Lune, nous avons fait d'étranges rencontres...

Les larves des dieux / / Les larves des dieux hantent, affamées, / Les vains éons de l’espace profond, / Errant sans but, aveugles, désarmées, / Tels des fétus quand rugit un typhon. / / J’ai pu les voir et même, tel Buffon / Les observer, elles sont des armées, / Des légions, leur nombre me confond ! / Les larves des dieux hantent, affamées / / L’immensité des sphères embrumées / De cet abîme ou danse et se morfond / Leur père. Il les oublie et, malaimées, / Les vains éons de l’espace profond / / Sont leur prison, sans murs et sans plafond ! / Entre la Terre et Séléné, paumées / Étaient nos nefs ; et là, sur ce haut-fond / Erraient sans but, aveugles, désarmées / / - Ne sont-ce des bébés ? – Ces fils pygmées, / / Inachevés de l’atroce bouffon, / Le noir Azathoth ; sans but, animées / Tels des fétus quand rugit un typhon / / Elles viennent, vont ; ne les satisfont / Nuls aliments ; quand même des fumées / Ont un souhait – monter – qu’elles parfont, / Elles n’ont plus de but que des camées, / Les larves des dieux ! / / Stellamaris

(L'illustration est issue du livre de Sandy Petersen (épuisé chez l'éditeur mais encore trouvable d'occasion), "Créatures des contrées du rêve")

(Rondeau parfait)

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 10:59

Toujours dans la même partie de jeu de rôles, une ville beaucoup moins sympathique que la précédente...

Dylath-Leen / / Sombre es-tu, Dylath-Leen, bien plus que le basalte / De tes cours, tes maisons, tes ruelles, tes quais. / Dans ton ciel toujours gris, croassent leurs hoquets / Des mouettes de sang qui, sans la moindre halte, / / Instillent leur tristesse aux noirs reflets d’asphalte / Dans les cœurs des marins, des marchands, des laquais ; / Nul n’entend, dans tes murs, les rires des banquets ! / Plus d’un temple vomit l'angoisse qu'il exalte… / / Oh, l’argent coule à flots ! Telles sont les splendeurs / Que des vaisseaux maudits, des pays des horreurs, / Débarquent en ton port ! Nulle âme n’y résiste, / / Mais c’est pour leur malheur ; c’est la damnation / Que vendent ces galions ; chez les hommes s’enkyste / D’un désespoir sans nom la putréfaction. / / Stellamaris

(L'image est prise sur Internet, ici)

(Sonnet français)

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 19:23

Si le poème d'hier était plutôt cauchemardesque, il n'y a pas que cela dans les contrées du rêve de Lovecraft, heureusement !

Serranian / / Merveilleuse cité flottant dans la nuée, / Quand le soleil couchant exalte tes couleurs, / Que de splendeurs ! / / Que les chante à jamais mon âme éberluée ! / Tu flottes librement, ne craignant nulles peurs / Dans tes hauteurs. / / Des vaisseaux naviguant sur les rayons de lune / Nous mènent jusqu’à toi, que rêva Kuranès. / Dieu sait, Méliès / /A créé moult beautés ; mais de semblable, aucune ! / Dans tes palais, plus merveilleux que ceux de Fès, / N’entre nul stress ! / / De nuages sont faits tes maisons, tes ruelles, / Et même les habits, les robes, les colliers / Vendus en tes marchés ! Quel bonheur pour les belles, / Si vous saviez ! / / Le temps, dedans tes murs que rafraîchit la brise, / Ne saurait s’écouler ; là sont aussi liés / Les crocs de la faucheuse ; Hadès, là, n’a de prise / Ni de gibiers ! / / Stellamaris

(Photographie : Ciel de Brest. Le dessin, une robe de nuages, est de la joueuse qui joue le rôle d'Héléna dans la partie de jeu de rôles où nous avons visité cette ville)

(Sonnet à codas)

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