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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 19:29

Naissance d’un poète / / Plus anciens que tous les matins … / Qui les aperçoit, les devine ? / Mais que sont donc tous ces lutins / Dont tout le jour, on nous serine ? / Les sceptiques en sont certains, / Fol est cet artiste utopiste / Qui, fermement, croit qu’ils existent ! / / L’imaginaire est leur maison, / Et, bien rarement, ils en sortent ! / Trop réfléchir est un poison / Qui, certes leur ferme la porte / De notre monde … Ô, déraison, / Car tel les voit rentrer en piste / Qui, fermement, croit qu’ils existent ! / / Ainsi peut naître un korrigan, / Quatre sirènes, une fée ; / Aussitôt, le voici, fringant / Se pavanant, tel un trophée, / Devant nos yeux … Mais l’élégant / Se cache, sauf au fantaisiste / Qui, fermement, croit qu’ils existent ! / / Mais je vais te dire un secret / De causalité réciproque … / Ils ont rêvé – Tais-toi, c’est vrai ! – / Le moindre poète loufoque / Qui, dès demain, les décrirait … / Et le voici, l’idéaliste / Qui, fermement, croit qu’ils existent ! / / Stellamaris

(Photographie : Presqu'île de Crozon vue d'avion)

(Balladine)

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 14:37

Nuit d’été / / Cependant qu’ici, tout dort, / Tout là bas, dans le Grand Nord, / Le jour jamais ne se couche / Tandis que dure l’été ! / Et l’obscur ? Il s’effarouche / Puis s’enfuit, tout dépité ! / Luisant comme une faucille, / À minuit, le soleil brille ! / / Cependant qu’ici tout dort, / Que, pour cacher le décor, / Un dieu pend de noirs voilages / Aux fenêtres de la nuit, / Là bas, dessous les nuages, / Un feu explose sans bruit / Et sa joie enfle et pétille : / À minuit, le soleil brille ! / / Cependant qu’ici tout dort, / Souffrant la petite mort, / Là bas, voyez la merveille, / Tout au bout du continent : / Quand le jour point ne sommeille / – Quel spectacle hallucinant ! – / C’est de brocard qu’il s’habille ! / À minuit, le soleil brille ! / / Cependant qu’ici tout dort, / Je m’évade sans effort, / Repensant à ce voyage / Qui m’a marqué pour toujours ; / Mon corps ici reste en cage ? / C’est en esprit que j’y cours, / Et de stupeur, je babille : / À minuit, le sommeil brille ! / / Stellamaris

(Photographie : Soleil de minuit aux Îles Lofotten, en Norvège)

(Balladine)

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 19:23

Souvenirs de Camargue / / La route file / Droit, d’île en île. / À l’azimut, / Une fournaise / Sans parenthèse … / Sans aucun but / / La route file, / Malgré ta bile, / Ciel de bismuth ! / Tel est son monde : / Chaleur immonde, / Sans aucun but / / La route file, / C’est difficile : / Quel uppercut, / La canicule ! / Chacun recule, / Sans aucun but ? / / La route file, / Ne se défile ; / Elle dit : « pfutt ! » / Puis elle avance / Et, parfois, danse / Sans aucun but. / / La route file, / Elle jubile, / Jouant du luth … / Un exutoire ? C’est sa victoire, / Sans aucun but ! / / Stellamaris

(Photographie : la route dite de la "Digue à la mer", en Camargue)

(Balladine)

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 22:25

Échoué en ville / / J'échoue en la ville, / Si loin de la mer … / Un sort bien amer, / Ô, vengeance vile / / D’un destin cruel ! / J'échoue en la ville … / Supplice éternel, / / Mais quel dieu du ciel / Crache tant de fiel ? / J'échoue en la ville ! / / Je voguais, tranquille … / Mon cœur est broyé, / Mieux vaut se noyer ! / J'échoue en la ville ! / / Stellamaris

(Photographie : à Paris, non loin de la Porte de Vanves)

(Sonnet mailleté)

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 18:17

Un poème en hommage aux autres auteurs des "Ateliers de Poésie Classique" (d'où le nom du groupe, les Apéciens), un forum où je me régale ...Aux Apéciens / / Merveille après merveille, / Tant et tant de joyaux ! / Vous mouillez vos maillots / Tous les soirs, dans la veille, / / Vous, poètes sans peur … / Et moi, je m’extasie / De votre poésie, / Splendeur après splendeur ! / / Vivre de la musique / De chacun de vos vers, / C’est un instant magique ; / / Et, le cœur à l’envers, / J’en vibre et j’en tressaille, / Je succombe et défaille ! / / Stellamaris(sonnet irrégulier)

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 22:00

Dans le silence du soir / / Dans le silence de ce soir / Doux comme la soie, / Immense est ma joie, / Sans cause que je puisse voir ! / / Elle ne vient de mon vouloir, / C’est lui qui se noie ! / Elle se déploie / Sur tous les murs de mon boudoir / / Intérieur ; – Quelle féerie ! – / Du brocart pour tapisserie ; / Voyez ces reflets / / Chatoyants, autant qu’une moire, / De feu, de pourpre, d’or, d’ivoire … / Mon cœur : un palais ! / / Stellamaris

(Sonnet marotique layé)

(Photographie : crépuscule sur la rade de Brest, ce soir)

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 15:43

Traces de pas / / Sur la vase, une trace de pas / Bientôt, se volatilise … / Ou, parfois, se fossilise ! / De moi, venu le jour du trépas, / / Que restera-t-il ? Peut-être – Ou pas ; / Car je crains la vantardise ! – / Quelques vers ; Ah, qu’on les lise ; / S’ils sont bons, qu’ils servent de repas / / Nourrissant les âmes affamées ! / Oui, mais ces visions enflammées / De dryades au printemps, / / De korrigans, de forêts hantées, / Vivront-elles, dans cent ans ? / Ah ! Que longtemps, elles soient chantées ! / / Stellamaris

(photographie : traces d'oiseau dans la vase)

(sonnet marotique layé)

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 21:50

Espérance / / Noire est l'âme de l’homme, et grande est sa folie : / Partout, rumeurs de guerre et massacres sans fin ; / Et, dans tant de pays, le pauvre meurt de faim ! / Des crimes et des viols, l’esclave que l’on lie … / / Les jours suivant les jours ; toujours, sans aucun frein / Nous le redit la Voix – La seule qu’on entende ! – / Jusqu’à l’écœurement, l'on nous sert ce refrain ! / / C’est vrai … Oui, mais pourtant … Que l’oreille se tende / Et le regard se creuse … Ami, ne peux tu voir / Timidement, sans bruit, apparaître un espoir ? / / Car un simple sourire est brillante lumière, / Un geste fraternel, la ténèbre s’enfuit ; / Tant de gestes de rien, qui ne font pas de bruit : / C’est un feu d’artifice, écrasant la nuit fière ! / / Stellamaris(sonnet polaire)

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 21:44

Le soleil sous la pluie / / La rose de soleil / S’abreuve de l’ondée ; / Elle en est fécondée ; / Quand son teint sans pareil / / De perles se rehausse, / Nous sommes réjouis, / Ébaudis, éblouis ! / Notre âme se rehausse, / / Cette beauté ne ment ! / Ainsi le sentiment, / Cœur de la poésie / / Nous touche d’autant plus / Quand Prosodie, en sus, / Le revêt d'ambroisie ! / / Stellamaris(sonnet irrégulier)

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 18:47

En écho à un poème d'un ami du Maroc ; j'ai utilisé les mêmes mots-rimes ...

Etés hivernaux / / Ce jour, un ami cher, du Maroc, en sueur, / M'écrivit pour se plaindre : « Ô, brûlantes fournaises ! / Comment donc endurer, sans fuir, ces cieux de braises ? » / Ami, viens parmi nous, loin de l’été brûleur ! / / La brume sera douce à ton âme assoiffée, / Et le vent pansera, par ses frais tourbillons, / Les rais de feu gravés par tant de gravillons / Ardents, sur chaque arpent de ta chair étouffée. / / Quelle douce fraicheur, quand la bruine moitit / Toute chose et que tout, en ville, ralentit / Pour en goûter le suc … Oui, l’indolence est reine, / / Car le Ciel nous bénit ! Nous sommes installés / Dans un doux paradis, où même les galets / Et le sable, à la plage, évoquent la fontaine, / / Tant ils sont frais aux pieds ! Ici, quand l’on dit « secs » / L’on parle de biscuits, bien savoureux aux becs, / Qui sustentent si bien les marcheurs de la plaine ! / / Stellamaris

(Photographie : Un remorqueur de haute mer quitte le port de Brest dans la brume, un matin de plein été)

(Sonnet estrambot)

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