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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 19:24

Ressac (soirée à l’île de Sein) / / Le bruit du ressac sur le quai / Doucement me berce et m’apaise ; / Quand il y claque par paquet / Je me sens bien, rien ne me pèse ! / / La ville, comme un foutriquet, / Je l’ai larguée ; elle est fadaise ! / Je me repais à ce banquet / D’océan. Belle parenthèse ! / / Rien ne vrombit, sinon la mer ; / La brise douce remplit l’air ; / Pour seuls klaxons : les goélands ! / / Au fond de mon cœur, je descends / Sans me presser, à pas bien lents, / En m’imprégnant de cet encens … / / Stellamaris

(sonnet)

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 21:28

Lune rousse / / La lune est rousse / En ce doux soir ; / Quand vient le noir, / Comme elle est douce ! / / Aucune frousse ! / Le plus couard / Chante l’espoir, / Sa peur s’émousse ! / / Le tourmenté, / À la chanter, / Soudain s’apaise ; / / Soir de bonheur, / Plus rien ne pèse / Sur notre cœur ! / / Stellamaris(sonnet)

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 11:11

Port de Bestrée, hiver / / Au creux de la falaise, un chaudron de sorcière / Où bouillonne, fumant, quand souffle l’ouragan, / Un breuvage mortel, autant qu’un yatagan. / Car Dahud voudrait tant venger sa ville fière, / / Ys, la splendeur des mers, la ville de lumière / Consacrée à Ahès, où fée et korrigan, / Lutin, gnome et géant, petit peuple arrogant, / Partageaient nos repas, notre vin, notre bière ! / / Hélas, quand Christ surgit, elle dut la cacher / Sous les flots rugissants. Car « Tu n’es que péché ! » / Rugissait Gwenole, dans sa fureur haineuse ! / / Et depuis, sans répit, elle lance à l’assaut / Du pays des humains, la vague vigoureuse. / Chaque tempête a son image à son verso ! / / Stellamaris(Sonnet)

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 15:59

Une mare en forêt de Fontainebleau / Dans cette forêt de sable, / Une oasis ? / / Sécheresse épouvantable, / Cette soif qui nous accable / Nous torture comme un kriss / Du temps jadis ! / / Dans cette forêt de sable, / Une oasis ? / / Nul court d’eau, c’est admirable, / Tant le sol est perméable ! / Sonne le De Profundis / Pour tous tes fils ? / / Dans cette forêt de sable, / Une oasis ? / / Mais il ne vainquit, le diable ! / Vois cette mare adorable / Où se mirent, tels des miss, / Les fleurs de lys ! / / Dans cette forêt de sable, / Une oasis ! / / Stellamaris

(malhoun)

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 11:53

Impressions d'une magnifique promenade en forêt de Fontainebleau ... Que cette forêt est sèche, comparée à Huelgoat !

Sècheresse – Le sorcier de Fontainebleau / / Est-ce ce sorcier, céans, / Qui rend la selve si sèche ? / / Seuls rochers, trolls et géants / Que la soif jamais n’assèche / En ces bois, en nombre crèchent. / Ces rustres, ces mécréants ! / / Est-ce ce sorcier, céans, / Qui rend la selve si sèche ? / / La fée à la peau de pêche / N’y gîte : Nuls océans, / Mers, fleuves, rus ; que néants ! / Elle a besoin d’onde fraiche ! / / Est-ce ce sorcier, céans, / Qui rend la selve si sèche ? / / Vois : Les korrigs fainéants / Dans la fougère si rêche, / De crainte qu’ils ne s’ébrèchent, / Ne reposent leurs séants ! / / Est-ce ce sorcier, céans, / Qui rend la selve si sèche ? / / Jamais les gouffres béants / De sa haine ne s’émèchent ; / Il est si vil et revêche ! / Tous fuient, lui, chante péans ! / / Est-ce ce sorcier, céans, / Qui rend la selve si sèche ? / / Stellamaris

(péan : hymne de louange)

(photographie : Souche en Forêt de Fontainebleau)

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 20:29

Où sont mes mots ? / / Où sont passés mes mots ? / Et devrai-je me taire ? / / Pour chasser tous les maux / Ils sont, je le devine, / Suprême médecine, / Forte, tels des sumos ! / / Où sont passés mes mots ? / Et devrai-je me taire ? / / J’aimerai les extraire / Du tréfonds de mon cœur ! / Mais je ne suis vainqueur, / Ô, comme ils me font braire ! / / Où sont passés mes mots ? / Et devrais-je me taire ? / / Rétifs, tels des chameaux / Ils ne sont point dociles ! / Qu’ils restent sur leurs îles, / Ces bougres d’animaux ! / / Où sont passés mes mots ? / Et devrai-je me taire ? / / Alors, comment s’abstraire / Du stress et des soucis ? / Les yeux clos, bien assis, / En l’âme se complaire ! / / Où sont passés mes mots ? / Et devrai-je me taire ? / / Stellamaris

(peinture de Kuniyoshi Utagawa, peintre japonais du XIXème siècle)

(malhoun)

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 14:04

La fée du Clair Ruisseau / / J’ai vu la fée, au Clair Ruisseau, / Qui se baignait dans l’onde obscure ! / / Quelle est donc cette flamme pure, / De vif argent ? C’est un éclair ? / Un feu-follet ? L’esprit de l’air ? / Ô, miracle de la nature, / / J’ai vu la fée, au Clair Ruisseau, / Qui se baignait dans l’onde obscure ; / / Sur le ru, frappé de son sceau, / Son image si délicate / S’imprime ; et, preste, je me hâte / Pour la cueillir de mon pinceau ! / / J’ai vu la fée, au Clair Ruisseau, / Qui se baignait dans l’onde obscure ! / / Comme un moine en robe de bure / Prie et chante, soir et matin, / Moi, je louerai, c’est mon destin / Toujours sa blanche chevelure ! / / J’ai vu la fée, au Clair Ruisseau, / Qui se baignait dans l’onde obscure ! / / Stellamaris

(Photographie : Remous du Clair Ruisseau)

(Malhoun)

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 22:37

Le portrait de la vieille / / Ce peintre fou, le Clair Ruisseau, / Peignit ce portrait d’une vieille ! / / Il n’utilisa de pinceau, / Ni dans les affres de la veille / Ne transpira, versant à seau / Sa sueur dans l’onde vermeille ! / / Ce peintre fou, le Clair Ruisseau, / Peignit ce portrait d’une vieille ! / / Non, fougueux comme un jouvenceau, / Il gambade, et sans fin s’égaye, / Mais tout d’un coup, de prime-saut / Son art soudainement s’éveille ! / / Ce peintre fou, le Clair Ruisseau, / Peignit ce portrait d’une vieille ! / / Quelle muse, sonnant l’assaut / Lui suggéra cette merveille ? / Jamais Van Gogh ni Picasso / N’ont peint aucune œuvre pareille ! / / Ce peintre fou, le Clair Ruisseau, / Peignit ce portrait d’une vieille ! / / Résisterai-je à cet assaut / De beauté pure ? Ô non ! S’enraye / Ma raison … Que je me sens sot ! / Ma bouche bée, et j’en bégaye … / / Ce peintre fou, le Clair Ruisseau, / Peignit ce portrait d’une vieille ! / / Stellamaris

(Photographie : remous du Clair Ruisseau, en forêt de Huelgoat)

(Malhoun)

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 15:58

Sur l’onde irisée / / Sur l’onde irisée, huileuse de mazout, / Nage un goéland. Mais quelle peine purge / Donc cet anaon ? Vois, il ne s’en insurge ! / Cruel est ce knout ! / / Que fut-il jadis, pour que cette torture / Devienne son sort ? Un gros industriel, / Polluant sans honte et la terre, et le ciel, / Pour que « profit » dure ? / / Peut-être plutôt, comme toi, comme moi, / Quelqu’un de quelconque, aimant à vivre et rire, / Mais, naissant au monde en l’ère du délire ; / Sans aucun émoi, / / Jouissant en paix, en bonne conscience, / De tous les plaisirs, et de tout le confort / Qui nous sont offerts, et sans le moindre effort, / Par « Mère Science ». / / « Mère », en es-tu sûr, homme ingrat, oublieux ? / Du limon naquit, un jour, ton beau visage ! / En le reniant, certes non, tu n’es sage ! / Ouvre donc les yeux ! / / Stellamaris

(ode sapphique)

(photographie : jeune goéland dans le port de Bergen)

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 22:35

L’esprit renard / / Un esprit rusé demeure en ce ruisseau, / Fin comme un renard. N’est-il à son image ? / Nul ne le maîtrise ou ne le met en cage ! / Et, sous son assaut / / L’homme de raison ploie et dit « Je suis sot ! / Je niais la fée ; il n’est plus vil outrage ! / Mais lui m’a vaincu, je suis devenu sage, / Marqué de son sceau ! » / / Stellamaris

(ode sapphique)

(photographie : Le Clair Ruisseau en forêt de Huelgoat)

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