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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 14:55

Messager des dieux / / Qui donc es-tu, visage cordial, / Bienveillant, gai, jovial, / Qui m’apparut, dessiné dans les terres / De la forêt des mystères ? / Qui donc es-tu, visage cordial, / Bienveillant, gai, jovial ? / Car de ces lieux, Dahud est la maîtresse, / - C’est le vœu de la déesse ; - / Nul ne peut voir ainsi ton faciès, / Sinon par son ordre express ! / Qui m’apparut, dessiné dans les terres / De la forêt des mystères ? / / Un ancien druide, officiant des lieux, / Rendant grâce, et gloire, aux dieux ? / Et ton sourire est vraiment leur message ? / C’est un merveilleux présage ! / Un ancien druide, officiant des lieux, / Rendant grâce, et gloire, aux dieux, / Se rend visible au regard du poète ! / M’ont-ils élu pour prophète ? / À travers toi, quel bonheur infini, / Je suis donc choisi, béni, / Et ton sourire est vraiment leur message ? / C’est un merveilleux présage ! / / Stellamaris(Ricochet ïambique)

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 18:41

La tempête / / La tempête / Hurle et rouspète, / Sifflement / Constant, dément ! / La tempête / Hurle et rouspète, / Et tout bruit / Prend peur et fuit ! / Elle braille, / Gémit, rouscaille, / Sifflement / Constant, dément ! / Et ma muse ? / Elle s’amuse, / À l’affut / De ce raffut ! / Et ma muse ? / Elle s’amuse, / Et ces cris, / Pour ses écrits, / Sont prétexte : / Un nouveau texte, / À l’affut / De ce raffut ! / / Stellamaris(ricochet ïambique)

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 10:11

Matin de silence / / Dans ce matin de silence / Et de paix, mon cœur s’élance ; / / La joie explose soudain, / Et je m’en fais paladin ! / Dans ce matin de silence, / Et de paix, mon cœur s’élance ; / Où s’en fut la pesanteur / Des jours de gris, de torpeur ? / Dans tout mon être qui vibre, / Je me sens à nouveau libre, / La joie explose soudain, / Et je m’en fais paladin ; / / Que je chante, en quelques vers / Ce merveilleux univers ! / En mon âme, un monde s’ouvre, / Merveilleux ; je le découvre. / Que je chante, en quelques vers / Ce merveilleux univers ! / Ces couleurs : feu d’artifice ! / Ces sons, odeurs … Un délice ! / C’est, comme je vous le dis, / Un Éden, un paradis ! / En mon âme, un monde s’ouvre, / Merveilleux ; je le découvre ! / / Stellamaris

(Ricochet)

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 20:36

La panne de plume, le seul sujet qui ne fera jamais défaut au poète ...

Éxllé / / Ce soir, rien ne m’inspire ; / Que pourrais je vous dire / Pour vous faire rêver, / Votre cœur, soulever ? / Ce soir, rien ne m’inspire, / Que pourrais-je vous dire ? / Rien de neuf ne me vient, / Cauchemar kafkaïen ! / Vous ai-je tout écrit ? / N’ai-je donc plus d’esprit / Pour vous faire rêver, / Votre cœur, soulever ? / / Est-ce juste un gros rhume, / Cette panne de plume ? / Écrire est savoureux, / Le silence, fiévreux ! / Est-ce juste un gros rhume, / Cette panne de plume, / Mon Cygne s’en fut-il ? / Je serais en exil, / Seul, et loin de ma terre, / Si je devais me taire ! / Écrire est savoureux, / Le silence, fiévreux ! / / Stellamaris

(Mon Cygne : c'est ainsi que je nomme ma muse)

(Ricochet)

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 22:06

Un loup noir / / Dans l’eau sombre apparut un loup noir, / Et mon cœur s’emplit d’espoir ; / Mes vers s’étaient tus ; mais, l’âme ardente, / De le voir, je ris ; je chante ! / Dans l’eau sombre apparut un loup noir, / Et mon cœur s’emplit d’espoir, / Car mon cygne revient ; le silence, / Qui, depuis dix jours, m’élance, / Tôt s’enfuit ! C’est un flot dévorant, / Aussi vif que ce torrent, / Mes vers s’étaient tus ; mais, l’âme ardente, / De le voir, je ris ; je chante ! / / C’est une crue ! Et mon frêle esquif / Hier encor, pis que poussif / Largue ses amarres, caracole, / Enfin décolle et s’envole ! / C’est une crue ! Et mon frêle esquif / Hier encor, pis que poussif, / Empêtré – Quelle est donc cette bise / Qui transformait en banquise / L’eau de mon cœur ? – Reprenant chaleur, / S’anime et soudain, stupeur, / Largue ses amarres, caracole, / Enfin décolle et s’envole ! / / Stellamaris(Ricochet : forme inventée par Mimi dans ce poème et formalisée par mon ami Flormed, ici)

(Photographie : Remous dans les eaux du Clair Ruisseau, près de la Mare aux Sangliers, en forêt de Huelgoat)

(Mon Cygne : ma muse)

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 00:13

Nessie / / Oui, c’est Nessie, endormi / Auprès du gouffre d’Ahès ; / De Dahud, il est ami / De la déesse, profès. / / Unique est ce faciès / Imposant comme un kami, / Mais exempté de tout stress ! / Oui, c’est Nessie, endormi ! / / Les écossais ont blêmi, / Car bien vide est le Loch Ness ! / De rage, ils en ont vomi ! / Auprès du gouffre d’Ahès / / Je vis sa face de gneiss ; / Jamais elle ne frémit. / Aussi puissant qu’Héraclès, / De Dahud, il est ami ; / / Il lança le tsunami / Pour sauver Ys – S.O.S., / Il ne vaincra, l’ennemi ! – / De la déesse, profès, / / Il fut sur son ordre express / Invité : « Viens donc, parmi / Nous, pour manger à mon mess, / Partager mon tatami ! / Oui, c’est Nessie ! / / Stellamaris

(L’ennemi : le Christ, dont le culte menaçait la ville d’Ys, vouée par Dahud à Ahès ; celle-ci décida donc de mettre sa cité à l’abri sous les flots ; Nessie, le monstre du Loch Ness, s’en chargea ; en récompense de ce service, il fut admis à prendre sa retraite dans le dernier sanctuaire de Ahès et Dahud, la forêt de Huelgoat.)

(rondeau parfait à rimes croisées)

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 11:22

(photo prise après l'incendie des Monts d'Arrée)Il trône sur la lande / / Il trône sur la lande ; / Sourcils froncés, nez retroussé, / Que sa colère est grande ; / Fut-il déjà si courroucé ? / Les siècles ne l’ont émoussé ; / / Guidant la sarabande / Des korrigs, il les fait glousser ; / Il trône sur la lande ! / / De joie, il les éclaboussait / En dansant l’allemande ; / On aurait cru qu’il en moussait ! / Sourcils froncés, nez retroussé / / Ce jour, au réveil, qu’il toussait ! / / Au loin fuyait sa bande, / Que la fumée âcre poussait … / Que sa colère est grande ! / / C’est sa rage qu’il scande, / Veuf de son pays, détroussé ; / Et le mal se débande ! / Fut-il déjà si courroucé ? / / Ainsi donc, tôt put repousser / Sa belle plate-bande / De bruyère ; il s’en trémoussait ! / Quelle plus belle offrande ? / Il trône sur la lande ! / / Stellamaris(rondeau parfait à rimes alternées, sur deux mètres et deux rimes)

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 23:47

La princesse des mers / / Des mers, elle est princesse, et trône sur les flots ; / Comme elle est réservée, et timide, et discrète, / Elle aime à nous cacher – Vois, d’ombre est sa voilette ! – / Ses merveilleux appas, et son cœur reste clos. / Île de Sein, m’acceptes-tu pour ton prophète ? / / Le jour où je la vis, mon âme stupéfaite / Se dit : « Quelle merveille ! Heureux les matelots / Qu’elle invite, parfois, agitant ses grelots, / Pour danser à son bal, quand sa cour est en fête ! » / Des mers, elle est princesse, et trône sur les flots, / / Mais cette vierge est sage, et leur espoir, forclos ; / Oncques nul ne la vit jouer de la gambette / Pour séduire quiconque ; elle est bien trop honnête ! / Que de rêves brisés, de pleurs, de trémolos ! / Comme elle est réservée, et timide, et discrète, / / Elle fuit intrigants, roméos, gigolos, / Fol celui qui s’obstine ! Une atroce tempête, / Tel sera son salaire, et rien ne le rachète ! / Est chanceux qui survit, s’il force ses enclos ! / Elle aime à nous cacher – Vois, d’ombre est sa voilette ! – / / Ses traits si gracieux, sa douce silhouette. / Tout juste on la devine ; et pourtant, quels tableaux ! / De quoi rendre jaloux les vincents, les pablos, / Van goghs et picassos … Aucun art ne reflète / Ses merveilleux appas ! Et son cœur reste clos, / / Solitaire … Oserai-je écrire les sanglots / Qu’elle seule m’inspire, et m’en faire poète ? / De ses charmes secrets serai-je l’interprète ? / Qu’elle daigne agréer mes vers à peine éclos ! / Île de Sein, m’acceptes-tu pour ton prophète ? / / J’invoque à mon secours pindares et boileaux, / Ronsards , préverts, marots … Et leur ombre muette / Me soutient, m’encourage … Enfin ma muse est prête / À chanter ta louange, ô, reine des îlots ! / Et je clame à tous vents, et sans fin je répète : / Des mers, elle est princesse, et trône sur les flots ! / / Stellamaris(rondeau parfait en quintils)

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 23:05

Un troll de Norvège / / Il est venu de Norvège, / Porté par les vents de neige, / Ce troll, éternel râleur, / Prétentieux, batailleur. / / Des lieux, je suis connaisseur ; / Oncques n’y vis ce farceur ! / C’est sûr, par un sortilège, / Il est venu de Norvège ; / / Il y semait la terreur, / Et les enfants perdaient cœur … / Mais un mage fut stratège ! / Porté par les vents de neige, / / Il nous l’envoie en cortège, / Ce renégat sacrilège ! / Se voulait-il protecteur ? / Ce troll, éternel râleur, / / Il n’en voulait plus ? Que sais-je, / C’est ma forêt qu’il assiège ! / Qui donc sera son dompteur ? / Prétentieux, batailleur / / Il peut bien être crâneur, / Le korrig sera vainqueur ! / Car dans sa ronde il le piège, / Nul ne sort de ce manège ! / Il est venu de Norvège … / / Stellamaris(rondeau parfait à rimes plates)

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 20:48

Saint-Herbot, qui hante la Mare aux Sangliers en forêt de Huelgoat, était connu pour son caractère exécrable (merci Mona pour me l'avoir fait connaître). Je vous ai déjà fait connaître son histoire dans ce poème, où j'avais cru le reconnaître dans un rocher ; mais, l'autre jour, je l'ai vu dans les remous du Clair Ruisseau, tout près de sa mare ! Comme il hante les lieux, sans-doute passe-t-il de l'un à l'autre, au gré de son humeur ... Casquette de loup / / Casquette de loup, ample barbe en broussaille, / Œil de corbeau ; / C’est un malotru, ne jurant que bataille ; / Mais quel nabot ! / / « Haut, mon flambeau ! / Du soir au matin, je râle et je rouscaille ! / Ne suis-je beau, / Casquette de loup, ample barbe en broussaille ? / / Je vous fais tous fuir ? J’en ricane et vous raille / Tel un ribaud ! / Il n’est qu’un surnom qui me plaise et qui m’aille : / Œil de corbeau ! / / Moi, Saint-Herbot, / Le fier, le pieux ! Si tu n’es mon ouaille, / Gare au tombeau ! » / C’est un malotru, ne jurant que bataille ; / / Ahès en sourit, puis le flanque … À la baille ! / Tel un turbot, / Qu’il nage, s’il peut ! Et sinon, bye-bye ! / Mais quel nabot ! / Et le mambo / Du ru fou l’emporte ; Il geint, hurle et criaille / / Comme un poulbot ; / Mais il ne s’amende, et pour les siècles, braille, / Casquette de loup, ample barbe en broussaille !(rondeau parfait sur deux rimes et deux mètres)

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