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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:29

Parmi tant des personnages étonnants rencontrés en forêt de Huelgoat, voici le fou du Roi, qui se tient juste à côté de la grotte d'Artus ...


Le fou du Roi / / C’est un lutin farceur, prince du calembour / Émir des bons vivants, siégeant près de la grotte / Où le plus grand des rois veille, la tête haute … / Que fait là ce guignol, il n’est pas de sa cour ? / Mais si ! Car c’est son fou ! Sa bouille rigolote / Composée avec art – Il connaît plus d’un tour ! – / Contre trop de sérieux, est un bel antidote ! / C’est un lutin farceur ! / / Quand le sceptre royal devient soudain trop lourd, / Il jongle, et pirouette, et conte une anecdote … / Mais il s’est endormi, d’un sommeil de marmotte / Attendant son retour, dans mille ans ? Dans un jour ? / C’est un lutin farceur ! / / Stellamaris

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 19:01

La vue n'est pas le seul sens, pour découvrir le petit peuple, en forêt ... Ce n'est que longtemps après avoir senti sa présence que j'ai vu ce géant, pourtant imposant ! Que je vous raconte la rencontre ... Et vous, le verrez-vous ?


 Quelle présence ! / / Hier, j’étais en forêt, / Pour un grand jour de détente … / J’avais les sens en attente, / Bien sûr ! Je me tenais prêt / À croiser, l’âme contente / Le petit peuple secret, / Hier. / / Soudain, présence écrasante ! / Mais pourtant, rien de concret ? / Lors, je me mis en arrêt ; / Ce chemin, qui donc le hante ? / Hier / / Tout d’abord, comme à regret, / Je me dis : Vieux fou, déchante ! / Qu’une illusion te mente, / N’est pas d’un grand intérêt ! / Hier, / / En m’obstinant – soif ardente ! – / Je vis ce géant discret, / Près de ce ruisseau propret … / Vigilance consciente, / Tout en restant en retrait / Dans la pénombre accueillante, / Hier ! / / Stellamaris

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 22:02

Je l'ai rencontré dans les eaux de la Mare aux Sangliers, en forêt de Huelgoat ...


Dieu cornu / / Son visage poilu m’apparut dans la mare. / Est-il le Dieu cornu qui règne sur ces bois ? / Le voir est un honneur digne des plus grands rois, / Recevoir sa visite est une faveur rare ! / De l’homme aurait-il peur, serait-il aux abois ? / Certes non, mais d’aucuns pourraient trouver barbare / Son visage poilu ; / / Pourtant de ses bienfaits, il n’est jamais avare ! / C’est bien contre son gré qu’il cause ces effrois / Qui grimacent souvent les plus jolis minois ! / Il ne se montre qu’à qui ne trouve bizarre / Son visage poilu. / / Stellamaris

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 21:06

Ce poème explique aussi bien pourquoi je n'ai pas pu écrire ces derniers jours, que pourquoi j'ai enfin pu m'y remettre ce soir ...

 

 Lune prodigue / / Bien sûr, de multiples soucis, / Le stress, un excès de fatigue … / C’est trop ! Car, face à cette ligue, / Le poète semble rassis ; / Plus rien qui l’émeuve ou l’intrigue ! / Mais qui donc rompra ce glacis, / Bien sûr ? / / C’est elle, la lune prodigue ! / Sa guérison, plus qu’un sursis, / Est paix des cœurs, même endurcis,/ Et très bientôt se rompt la digue, / Bien sûr ! / / Stellamaris

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 20:11

Quand on se promène en forêt de Huelgoat, on ne sait jamais qui l'on va rencontrer ...

Un dromadaire / (Drôle de rencontre, à Huelgoat !) / / Dans le désert, une fée est partie / Pour assouvir un désir de voyage. / Depuis des ans, des lustres – près d’un âge ! – / D’Huelgoat, elle n’était sortie … / Elle en bouillait, car elle n’était sage ! / Qu’espérait donc trouver cette abrutie / Dans le désert ? / / « De l’exotisme, et foin du vert bocage ! / Et du ciel bleu, la chaleur garantie ! / Je secouerai ma terrible apathie / Et parferai, c’est certain, mon bronzage, / Dans le désert ! / / De sa folie, elle s’est repentie : / « Il fait trop chaud ! Je suis toujours en nage / Et que j’ai soif, quand le soleil s’enrage ! / C’est sans tarder que je mourrai rôtie / Dans le désert ! / / Un dromadaire, en voyant ce naufrage, / Pris de pitié, rempli de sympathie, / L’accompagna, lui montra nt la sortie, / Jusqu’à l’Argent, au verdoyant rivage … / Mais, dans nos bois, il geint, l’âme transie / Tant il aspire à revoir un mirage / Dans le désert ! / / Stellamaris

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 20:21

En forêt de Huelgoat, le Kastell Gibel, le château hanté de Dahud, est à deux pas de la mare aux fées ... Mais, heureusement pour elles, ce terrible molosse surveille le chemin ! De jour, endormi sous la mousse, il a l'air débonnaire, mais croyez-moi, la nuit venue, il est féroce pour interdire le passage aux anaons !


Le chien de garde des fées / / Près du Kastell Gibel, l’on voit la mare aux fées ; / Mais hélas, le manoir est hanté, / Et par mains anaons, fréquenté ! / Souvent, revenant d’Ys, des âmes assoiffées / Par le long tunnel accidenté / Arrivent jusqu’ici. Qui sont catastrophées, / Près du Kastell Gibel ? / / Les dames de la mare ! Elles ont patenté / Ce fils de Cerbère et de fieffées Vouivres, par l’ire surchauffées / Pour garder le sentier, qu’elles puissent chanter / Près du Kastell Gibel ! / / Stellamaris



(anaon : en Bretagne, revenant)

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 20:32

Dans la série des "rencontres en forêt de Huelgoat" ...


Le gardien du gouffre d’Ahès / / Quel garde ! Un monstre, ce géant / À la face de cancrelat, / Avec son visage si plat, / Veillant sur le gouffre béant, / Cette porte vers l’au-delà, / Ou peut-être vers le néant ! / Quel garde ! / / Ne vient-il pas de l’océan ? / Car Dahud – qui ne sait cela ? – / Est sirène ! Elle le héla, / Et lui dit : Sois mon suppléant ! / Quel garde ! / / Chasse tout mortel mécréant / Appâté par le bel éclat / Du trésor qu’Ahès y scella ! / Il s’exécuta, maugréant … / Quel garde ! / / Depuis, il ne fut fainéant ! / Les villageois, qu’il affola / Ont rapporté, bien au-delà / Du canton, qu’il est malséant / De s’attarder longtemps par là : / Un diable y sévit, toréant ! / Quel garde ! / / Stellamaris

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 07:11

Bonheurs furtifs / / Soudain, la couleur a jailli / D’un simple creux du mur de pierres / Sèches, antiques, altières ; / Non, le printemps n’a point failli ! / / Vois ! Ces moellons rébarbatifs, / Miracle, ne sont plus austères ; / Ils deviennent même festifs ! / / C’est une explosion de vie, / Qui nous laisse l’âme ravie, / / Goûtons donc ces bonheurs furtifs ! / / Stellamaris

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 18:28

Ce week-end, je me suis suis promené dans les tourbières qui abondent à proximité du Yeun Ellez, cette porte de l'enfer, en espérant y voir des droséras, cette plante carnivore en habits de lumière ... Mais je n'en n'ai pas vu ...


Où sont les droséras ? / / Où sont les droséras ? Va donc à la tourbière ; / Ils y sont, c’est connu ! Va donc, tu les verras ! / Herbe rêche, j’ai vu, grande comme mon bras … / Bizarre ! Qu’elle est sèche en cette fondrière ! / En touffes elle pousse, au-dessus du noir, gras / Et putride marais … Mais elle reste fière ! / Où sont les droséras ? / / Sais-tu, la vie abonde en la vase grossière, / Regarde dans les creux, là, tu les trouveras ! / Car sais-tu qui vit là, de bien goûteux extras ? / Regarde, ils sont nombreux, presque une fourmilière… / Où sont les droséras ? / / Sais-tu que leur « rosée » est vraiment meurtrière, / Exsudant de la feuille, et de son duvet ras ? / N’y pose pas la patte, ou gare au piège à rats : / Cette glu, tout d’abord, te retient prisonnière ... / Mouche, j’eus voulu voir quand tu te dissoudras, / Car ce suc te digère, horrible souricière ! / Où sont les droséras ? / / Je n’ai vu le plus bel, en habit de lumière, / Dans ce marais prodigue en leurres scélérats … / Mais si quelqu’un le voit, tôt, tu le pleureras, / Car de pareils trésors, la Mort est usurière ! / Où sont les droséras ? / / Stellamaris

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 19:50

Souvenir des Alpes, il y a trois semaines ...


Crocus / / Le printemps semble se morfondre, / Le sol est encor froid, nu, sec ; / L’herbe est dure, comme du teck, / La neige vient juste de fondre ; / Ce serait un constat d’échec ? / Mais que va donc pouvoir répondre / Le printemps ? / / Pour les troupeaux, nulle herbe à tondre, / À l’étable est leur seul bifteck… / Vois ! Le crocus pointe son bec, / Non, il ne se laisse confondre, / Le printemps ! / / Stellamaris

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