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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
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  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 21:06

Ce poème explique aussi bien pourquoi je n'ai pas pu écrire ces derniers jours, que pourquoi j'ai enfin pu m'y remettre ce soir ...

 

 Lune prodigue / / Bien sûr, de multiples soucis, / Le stress, un excès de fatigue … / C’est trop ! Car, face à cette ligue, / Le poète semble rassis ; / Plus rien qui l’émeuve ou l’intrigue ! / Mais qui donc rompra ce glacis, / Bien sûr ? / / C’est elle, la lune prodigue ! / Sa guérison, plus qu’un sursis, / Est paix des cœurs, même endurcis,/ Et très bientôt se rompt la digue, / Bien sûr ! / / Stellamaris

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Publié par Stellamaris - dans Ma muse
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 20:11

Quand on se promène en forêt de Huelgoat, on ne sait jamais qui l'on va rencontrer ...

Un dromadaire / (Drôle de rencontre, à Huelgoat !) / / Dans le désert, une fée est partie / Pour assouvir un désir de voyage. / Depuis des ans, des lustres – près d’un âge ! – / D’Huelgoat, elle n’était sortie … / Elle en bouillait, car elle n’était sage ! / Qu’espérait donc trouver cette abrutie / Dans le désert ? / / « De l’exotisme, et foin du vert bocage ! / Et du ciel bleu, la chaleur garantie ! / Je secouerai ma terrible apathie / Et parferai, c’est certain, mon bronzage, / Dans le désert ! / / De sa folie, elle s’est repentie : / « Il fait trop chaud ! Je suis toujours en nage / Et que j’ai soif, quand le soleil s’enrage ! / C’est sans tarder que je mourrai rôtie / Dans le désert ! / / Un dromadaire, en voyant ce naufrage, / Pris de pitié, rempli de sympathie, / L’accompagna, lui montra nt la sortie, / Jusqu’à l’Argent, au verdoyant rivage … / Mais, dans nos bois, il geint, l’âme transie / Tant il aspire à revoir un mirage / Dans le désert ! / / Stellamaris

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Publié par Stellamaris - dans Contes et légendes
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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 20:21

En forêt de Huelgoat, le Kastell Gibel, le château hanté de Dahud, est à deux pas de la mare aux fées ... Mais, heureusement pour elles, ce terrible molosse surveille le chemin ! De jour, endormi sous la mousse, il a l'air débonnaire, mais croyez-moi, la nuit venue, il est féroce pour interdire le passage aux anaons !


Le chien de garde des fées / / Près du Kastell Gibel, l’on voit la mare aux fées ; / Mais hélas, le manoir est hanté, / Et par mains anaons, fréquenté ! / Souvent, revenant d’Ys, des âmes assoiffées / Par le long tunnel accidenté / Arrivent jusqu’ici. Qui sont catastrophées, / Près du Kastell Gibel ? / / Les dames de la mare ! Elles ont patenté / Ce fils de Cerbère et de fieffées Vouivres, par l’ire surchauffées / Pour garder le sentier, qu’elles puissent chanter / Près du Kastell Gibel ! / / Stellamaris



(anaon : en Bretagne, revenant)

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Publié par Stellamaris - dans Contes et légendes
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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 20:32

Dans la série des "rencontres en forêt de Huelgoat" ...


Le gardien du gouffre d’Ahès / / Quel garde ! Un monstre, ce géant / À la face de cancrelat, / Avec son visage si plat, / Veillant sur le gouffre béant, / Cette porte vers l’au-delà, / Ou peut-être vers le néant ! / Quel garde ! / / Ne vient-il pas de l’océan ? / Car Dahud – qui ne sait cela ? – / Est sirène ! Elle le héla, / Et lui dit : Sois mon suppléant ! / Quel garde ! / / Chasse tout mortel mécréant / Appâté par le bel éclat / Du trésor qu’Ahès y scella ! / Il s’exécuta, maugréant … / Quel garde ! / / Depuis, il ne fut fainéant ! / Les villageois, qu’il affola / Ont rapporté, bien au-delà / Du canton, qu’il est malséant / De s’attarder longtemps par là : / Un diable y sévit, toréant ! / Quel garde ! / / Stellamaris

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Publié par Stellamaris - dans Contes et légendes
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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 07:11

Bonheurs furtifs / / Soudain, la couleur a jailli / D’un simple creux du mur de pierres / Sèches, antiques, altières ; / Non, le printemps n’a point failli ! / / Vois ! Ces moellons rébarbatifs, / Miracle, ne sont plus austères ; / Ils deviennent même festifs ! / / C’est une explosion de vie, / Qui nous laisse l’âme ravie, / / Goûtons donc ces bonheurs furtifs ! / / Stellamaris

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 18:28

Ce week-end, je me suis suis promené dans les tourbières qui abondent à proximité du Yeun Ellez, cette porte de l'enfer, en espérant y voir des droséras, cette plante carnivore en habits de lumière ... Mais je n'en n'ai pas vu ...


Où sont les droséras ? / / Où sont les droséras ? Va donc à la tourbière ; / Ils y sont, c’est connu ! Va donc, tu les verras ! / Herbe rêche, j’ai vu, grande comme mon bras … / Bizarre ! Qu’elle est sèche en cette fondrière ! / En touffes elle pousse, au-dessus du noir, gras / Et putride marais … Mais elle reste fière ! / Où sont les droséras ? / / Sais-tu, la vie abonde en la vase grossière, / Regarde dans les creux, là, tu les trouveras ! / Car sais-tu qui vit là, de bien goûteux extras ? / Regarde, ils sont nombreux, presque une fourmilière… / Où sont les droséras ? / / Sais-tu que leur « rosée » est vraiment meurtrière, / Exsudant de la feuille, et de son duvet ras ? / N’y pose pas la patte, ou gare au piège à rats : / Cette glu, tout d’abord, te retient prisonnière ... / Mouche, j’eus voulu voir quand tu te dissoudras, / Car ce suc te digère, horrible souricière ! / Où sont les droséras ? / / Je n’ai vu le plus bel, en habit de lumière, / Dans ce marais prodigue en leurres scélérats … / Mais si quelqu’un le voit, tôt, tu le pleureras, / Car de pareils trésors, la Mort est usurière ! / Où sont les droséras ? / / Stellamaris

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Publié par Stellamaris - dans Bretagne que j'aime
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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 19:50

Souvenir des Alpes, il y a trois semaines ...


Crocus / / Le printemps semble se morfondre, / Le sol est encor froid, nu, sec ; / L’herbe est dure, comme du teck, / La neige vient juste de fondre ; / Ce serait un constat d’échec ? / Mais que va donc pouvoir répondre / Le printemps ? / / Pour les troupeaux, nulle herbe à tondre, / À l’étable est leur seul bifteck… / Vois ! Le crocus pointe son bec, / Non, il ne se laisse confondre, / Le printemps ! / / Stellamaris

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 21:13

Ce sourire / / Ce sourire malicieux, / C’est un bonheur venu d’ailleurs ; / Vient-il des mondes intérieurs, / Ces espaces silencieux, / Où, gardé des chagrins broyeurs / Tu pus grandir, insoucieux, / Ce sourire ? / / Attendait-il, capricieux / Enfant des âges antérieurs, / Ce berceau, tes beaux yeux rieurs, / Pour enfin descendre des cieux, / Ce sourire ? / / Stellamaris

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Publié par Stellamaris - dans Chers à mon coeur
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 19:20

Parfois, la mer prend feu / / Parfois, la mer prend feu sous un épais nuage ; / Sous le ciel, bas et lourd, / Sombre, noir comme un four, / Sinistre porte-voix d’un funeste message, / Cette flamme qui court / Sur le port, les étangs, sur tout le paysage, / Parfois, / / C’est comme un mot d’amour / Du soleil qui se rit du terrible présage : / Il ne sera vainqueur, ce redoutable orage ! / C’est un espoir qui sourd, / Parfois ! / / Stellamaris

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 17:17

Sous le signe des fées / / Ébène est un garçon sous le signe des fées. / Comme il est attentif à bien les contempler ! / Sans doute, il les entend doucement l’appeler / Et quand il peut les voir, il ressent, par bouffées, / Qu’elles n’aiment rien tant que de le cajoler ! / Ô, si nous t’imitions, nous, âmes assoiffées, / Ébène ! / / De perdre notre temps à compter, calculer, / Et recompter encor, nos forces étouffées / S’épuisent … Mais la mort n’en fera ses trophées ! / Croyons au merveilleux, nous pourrons jubiler, / Ébène ! / / Stellamaris

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Publié par Stellamaris - dans Chers à mon coeur
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