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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 22:21

Le poème d'Edgar Allan Poe que j'ai transposé en vers français est à la fois une satire d'un de ses concurrents, Tuckerman, et un éloge en acrostiche décalée (1ère lettre du premier vers, deuxième grille du deuxième vers,...) d'une amie poétesse, Sarah Anna Lewis

Une énigme / / « Souvent l’on voit au plus, » dit Salomon le sot, / « La moitié d’une idée en un sonnet sublime. » / Si rabâchés que soient ces mots, dans leur assaut, / À travers eux l’on ne voit plus qu’en un abîme. / Incohérence ! Une lady, vouloir porter / Tel chapeau – plus pesant que Pétrarque ne rime – / En insensé duvet, qu’un courant d’air infime / Tourne en papillote, et ce, sans même l’ôter ! / Et c’est vrai, donc, ce que ce Salomon exprime, / Telles bulles, peuh, ces tuckermanités, / Inconsistantes et brèves frivolités. / Oui mais ceci, waouh, – pour cela l’on s’y fie, – / Est dur, opaque, immortel car le fortifie / Ce nom très cher sis là ; cherchez donc ses beautés ! / / Stellamaris / / D’après / / An enigma / /

(Illustration : dessin de Picasso)

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 23:00

Encore une adaptation à la langue française d'un poème d'Edgar Allan Poe...

Silence / / Certaines qualités – concepts incorporels – / Ont double vie, et celle-ci, voyez, est faite / D’une double entité ; leurs types sont pluriels, / De lumière et de roc ; elle est ombre et concrète. / C’est ainsi qu’un silence est dual – rive et mer – / Corps et âme. L’un vit en des lieux solitaires, / Où pousse l’herbe neuve. Et ses grâces d’éther, / De souvenirs humains, connaissances amères / ôtèrent tous ses pleurs ; il a nom : « Jamais plus. » / C’est le corps du silence ; et lui, qu’on ne le craigne ! / Car de lui tous pouvoirs néfastes sont exclus. / Mais qu’un intemporel destin soudain l’atteigne / Et l’emmène à son ombre (elfe sans nom, reclus / Dans des déserts où nul humain jamais ne daigne / Poser le pied), implore donc Dieu tant et plus ! / / Stellamaris / / D’après / / Silence / / There are some qualities–some incorporate things / That have a double life, which thus is made / A type of twin entity which springs / From matter and light, evinced in solid and shade / There is a twofold Silence–sea and shore– / Body and soul. One dwells in lonely places, / Newly with grass o’ergrown; some solemn graces, / Some human memories and tearful lore, / Render him tearless; his name’s: “No more.” / He is the corporate Silence: dread it not! / No power hath him of evil in himself; / But should some urgent fate (untimely lot!) / Bring him to meet his shadow (nameless elf, / That haunteth the lone regions where hath trod / No foot of man), command thyself to God! / / Edgar Allan Poe

(Illustration : Soleil de minuit sur un lac en Norvège)

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 23:06

Encore une transposition en français d'un poème d'Edgar Allan Poe, illustrée par un tableau de William Turner...

À une habitante du Paradis / / N’étiez-vous tout pour moi, vous, Amour, / Vous pour qui se languissait mon âme ? / Une île verte en la mer, Amour, / Une fontaine, un lieu saint, ô Dame, / Couronné de fruits, et de fleurs lourd, / Et toutes ces fleurs m’étaient cinname. / / Ah, rêve trop brillant pour durer ! / Espoir étoilé, qui ne se lève / Que pour mieux à la fin s’effondrer ! / Un pleur venu du futur s’élève / « Oh ! Va ! », tandis que sur le passé / (Sombre golfe !) Mon esprit divague / Paralysé, muet, terrassé ! / / Car, hélas, hélas ! Ne luira plus / De la vie en mon cœur la lumière ! / Jamais plus – jamais plus – jamais plus – / (La mer, semblable harangue amère / Sert sans cesse au sable en son reflux !) / L’arbre foudroyé de fleurs n’espère ; / L’aigle atterré ne volera plus. / / Et mes jours ne sont plus que des transes ; / Toujours, dans mes rêves solennels / Me poursuivent tes regards intenses ; / Et là tes pas brillent, irréels, / En ornant de séraphiques danses / Les courants des fleuves éternels / / Stellamaris / /D’après / / To one in Paradise / / Thou wast all to me, love, / For which my soul did pine– / A green isle in the sea, love, / A fountain and a shrine, / All wreathed with fairy fruits and flowers, / And all the flowers where mine. / / Ah, dream too bright to last! / Ah, starry hope! That didst arise / But to overcast! / A voice from out the Future cries, / “Oh! on!”– but o’er the Past / (Dim gulf!) My spirit hovering lies / Mute, motionless, aghast! / / For, alas! alas! with me / The light of Life is o’er! / No more– no more– no more– / (Such language holds the solemn sea / To the sands upon the shore) / Shall bloom the thunder-blasted tree / Or the stricken eagle soar! / / And all my days are trances, / And all my mighty dreams / Are where thy dark eyes glances / And where thy footsteps gleams– / In what ethereal dances, / But what eternal streams / / Edgar Allan Poe

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 22:33

Voici une autre de mes adaptations des poèmes d'Edgar Allan Poe

Nota : Pour cette série d'adaptations, je n'essaie pas de traduire les poèmes d'Allan Poe en français - je ne pourrais respecter ni la versification ni l'acrostiche - mais de me dire "s'il avait voulu dire la même chose en français, comment aurait-il pu le dire ?"

Ulalume / / Le ciel, il était de cendres, sévère ; / Les feuilles, elles, se crispaient, l’air dur – / Les feuilles, elles, murmuraient, l’air dur / Dans cette nuit d’octobre solitaire / D’un an d’immémoriale misère ; / C’était tout près du sombre lac Auber, / Dans les bois hantés de goules de Weir / / Lors, j’arpentais un chemin de titan, / De haut cyprès ; vagabondait mon âme – / De haut cyprès ; avec Psyché, mon âme. / En ces jours mon cœur était un volcan, / Comme des flots de débris qui dévalent – / Comme les laves qui toujours dévalent / En sulfureux courants du mont Yanek / Dans les abords immédiats du pôle – / Qui grondent en dévalant le Yanek / Dans les boréaux royaumes du pôle. / / Nos dires étaient sérieux, sévères / Mais nos pensers étaient infirmes, durs – / Nos souvenirs aussi traîtres que durs / Oublieux des octobres solitaires / N’avaient noté quelle était cette nuit, / (Ah, entre toutes les nuits, cette nuit !) / Ni remarqué le sombre lac Auber, / Ni les bois hantés de goules de Weir / / C’est alors, quand la nuit était mourante, / Les étoiles indiquaient le matin – / Les étoiles pointaient vers le matin – / Au bout de ce chemin, qu’une coulante, / Une brumeuse lumière naquit, / Puis un croissant – miracle – la supplante, / Avec sa double corne il s’est levé – / Je vis ce croissant qu’Astarté diamante, / Avec sa double corne être élevé. / / Et je dis : « Elle est moins froide que Diane / Et roule dans un éther de soupirs – / Et se révèle à travers les soupirs : / En voyant que le pleur point ne se fane / Sur sa face où ne périssent les vers, / Elle a passé les étoiles du Lion / Pour nous montrer le chemin des cieux offerts – / / De la paix létale des cieux offerts ; / Car elle est venue en dépit du Lion / Pour que nous illuminent ses yeux verts – / Elle osa traverser l’antre du Lion / Et d’amour resplendissaient ses yeux verts. / / Mais alors, Psyché, en levant le doigt, / Dit : De cette étoile je me défie, / Hélas ; de sa pâleur je me défie. / Oh, ne t’attardes pas ! Oh, Hâte-toi ! / Oh, fuis ! – Fuyons ! – Qu’elle ne nous rattrape ! / Sa parole tremblait de désarroi ; / Dans sa terreur, ses ailes dans la poussière / Traînaient – Car tel était son désarroi / Que ses plumes gisaient dans la poussière – / Se traînaient tristement dans la poussière. / / Je répondis : « Ce n’est rien, juste un rêve ; / Allons donc vers ce timide fanal ; / Baignons-nous dans son éclat de cristal ! / Sa splendeur est oracle, et luit sans trêve / Avec Espoir et Beauté, cette nuit – / Sa danse emplit le ciel de cette nuit ! / Ah, nous pouvons nous fier à sa gloire ; / Sûr, elle nous conduira sans ennui – / Nous pouvons nous confier à sa gloire / Qui ne peut que nous guider sans ennui / Dansant jusqu’au Paradis dans la nuit. / / Ainsi j’apaisai Psyché, d’une bise / La tirai de la nuit de son esprit – / Plus de scrupules, de nuit de l’esprit ! / Mais, dépassant la limite permise / Nous arrêta la porte d’un tombeau ; / Une inscription ornait ce tombeau. / Et je dis : « Que lis-tu, ma sœur exquise, / Quelle est l’inscription de ce tombeau ? / Elle me dit : « Ullalume, Ullalume, / Vois, ici gît la défunte Ullalume ! » / / Et mon cœur devint de cendres, sévère, / Comme les feuilles se crispaient, l’air dur – / Comme les feuilles murmuraient, l’air dur / Et je pleurai : « En l’octobre solitaire / En cette nuit, l’année – hélas – dernière / Je voyageai – Je voyageai jusqu’ici – / J’apportai ce lourd fardeau jusqu’ici / En cette nuit vraiment particulière / À quel démon dus-je donc ce calvaire ? / Lors je connais le sombre lac Auber, / Et les bois hantés de goules de Weir » / / Stellamaris

D'après

Ulalume / / The skies they were ashen and sober; / The leaves they were crisped and sere– / The leaves they were whispering and sere; / It was night in the lonesome October / Of my most immemorial year; / It was hard by the dim lake of Auber, / In the ghoul-haunted woodland of Weir / / Here once, through an alley Titanic, / Of cypress, I roamed with my Soul– / Of cypress, with Psyche, my Soul. / These were days when my heart was volcanic / As the scoriac river that roll– / As the lavas that restlessly roll / Their sulphurous currents down Yaanek / In the ultimate climes of the pole– / That groan as they roll down mount Yaanek / In the realms of the boreal pole. / / Our talk has been serious and sober / But our thoughts were there palsied and sere– / Our memories were treacherous and sere,– / For we know not the month was October / And we marked not the night of the year / (Ah, night of all nights in the year!) / We noted not the dim lake of Auber, / Not the ghoul-haunted woodland of Weir / / And now, as the night was senescent / And star-dials pointed to morn– / As the star-dials hinted to morn– / At the end of our path a liquescent / And nebulous lustre was born, / Out of which a miraculous crescent / Arose with a duplicate horn– / Astarte bediamonded crescent / Distinct with its duplicate horn. / / And I said : “She is warmer than Dian: / She rolls through an ether of sighs– / She revels in a region of sighs: / She has seen that the tears are not dry on / These cheeks, where the worm never dies, / And has come past the stars of the Lion / To point us the path to the skies– / To the Lethean peace of the skies / Come up, in despite of the Lion / To shine on us with her bright eyes– / Come up through the lair of the Lion / With love in her luminous eyes.” / / And Psyche uplifting her finger, / Said: “Sadly this star I mistrust— / Her pallor I strangely mistrust– / Oh, hasten!– Oh, let us not linger! / Oh, fly!– Oh, let us fly!– For we must.” / In terror she spoke, letting sink her / Wings until they trailed in the dust– / In agony sobbed, letting sink her / Plumes till they trailed in the dust– / Till they sorrowfully trailed in the dust. / / I replied: “This is nothing but dreaming: / Let us by this tremulous light! / Let us bathe in this crystalline light! / Its Sybillic splendor is beaming / With Hope and in Beauty to-night!– / See!–it flickers through the sky in the night! / Ah, we safely may trust to its gleaming, / And be sure it will lead us aright– / We safely may trust to a gleaming, / That cannot but guide us aright, / Since it flickers up to Heaven through the night.” / Thus I pacified Psyche and kissed her, / And tempted her out of her gloom– / And conquered her scruples and gloom; / And we passed to the end of the vista, / But were stopped by the door of a tomb / By the door of a legended tomb; / And I said: “what is written, sweet sister, / On the door of this legended tomb?” / She replied: “Ulalume–Ulalume– / ‘T is the vault of thy lost Ulalume! / / Then my heart it grew asher and sober / As the leaves that were crisper and sere– / As the leaves that were withering and sere, / And I cried: “It was surely October / On this very last night of last year / That I journeyed– I journeyed down here– / That I brought a dread burden down here– / On this night of all nights in the year, / Ah, what demon tempted me here? / Well, I know, now, this dim lake of Auber, / This ghoul-haunted woodland of Weir.” / / Edgar Allan Poe

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 22:26

Toujours dans la série de mes adaptations des poèmes d'Edgar Allan Poe, celui-ci est un poème qu'il a offert, pour la Saint Valentin, à une poétesse de ses amis, Frances Sargent Osgood. C'est une "acrostiche décalée" : On retrouve son nom en lisant la première lettre du premier vers, la deuxième lettre du second vers,et ainsi de suite...

Nota : Pour cette série d'adaptations, je n'essaie pas de traduire les poèmes d'Allan Poe en français - je ne pourrais respecter ni la versification ni l'acrostiche - mais de me dire "s'il avait voulu dire la même chose en français, comment aurait-il pu le dire ?"

POUR LA SAINT-VALENTIN / / Faut-il moins que ces vers pour ces yeux de lumière, / Brillants, expressifs tels les jumeaux de Léda ? / Chante son nom si doux qui gît, à sa manière / Bien sûr, entre les mots pour le lecteur fada. / Cherche attentivement ce trésor, amulette / Divine, ce joyau, car c’est un talisman ; / Ose, lors, le porter sur ton cœur. Qu’on n’omette / Nuls motS, nulle syllabe ; alors, que le tourment / Ne reste vain ! Qu’on cherche encor, qu’on ne recule ; / Tu ne dois craindre un nœud Gordien qu’ont ne peut point, / Sans être un gars puissant, bien plus encor qu’Hercule, / Dénouer sans épée ; il n’est besoin d’être oint ! / Bien cachés dans la page avidement scrutée / Par les regards tremblants d’âmes en feu, perdus, / Sont disposés trOis mots ; poétesse chantée / De poète en poète à son coeur éperdus ! / Ces lettres d’un songe, un naturel mensonge / Semblable à tel Pinto Mendez Fernandino / Ont pour sens Vérité ; Ho donc, ne cherchez plus ; / Nul ne saurait trouver, doué comme un moineau. / / Stellamaris / / A VALENTINE / / For her this rhyme is penned, whose luminous eyes / Brightly expressive as the twins of Lœda, / Shall find her own sweet name, that, nestling lies / Upon the page, enwrapped for every reader. / Search narrowly the lines!–they hold a treasure / Divine–a talisman–an amulet / That must be worn at heart. Search well the measure– / The wordS–the syllables! Do not forget / The trivialest point, or you may loose your labor! / And yet there is no Gordian knot / Which one might not undo without a sabre, / If one could merely comprehend the plot. / Enwritten upon the leaf where now are peering / Eyes’ scintillating soul, there lie perdus / Three eloquent wOrds oft uttered in the hearing / Of poets, by poets as the name is a poet’s too. / Its letters although naturally lying / / Like the knight Pinto–Mendez Fernandino– / Still form a synonym for Truth–Cease trying! / You will not read the riddle, though you do the best you can do / / Edgar Allan Poe

(Illustration : Portait de Frances Sargent Osgood)

(acrostiche)

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 14:01

Après une longue interruption, je reprends mes transpositions en langue française de poèmes de Edgar Allan Poe, en hommage à cet immense auteur. Comme à chaque fois, je n'ai pas à proprement parler essayé de traduire son poème, - Baudelaire et Mallarmé l'ont fait mieux que je ne pourrais le faire - Mais de le transposer en langue française, comme il aurait pu le faire, avec la même rigueur formelle que l'original en langue anglaise, s'il avait voulu l'écrire en français ; ce n'est donc bien évidemment pas une traduction mot à mot, mais j'ai toutefois essayé d'être aussi proche de l'original que possible

À F—S S. O—D / / Voulez-vous être aimée ? Alors, jamais votre âme / Ne détournez de son chemin ! / En étant vraiment tout ce que vous êtes, dame, / Ne soyez rien de plus demain ! / Alors le monde entier de vos manières d’ange, / Votre grâce, votre beauté / Fera dorénavant un thème de louange ; / L’amour à tous sera dicté. / / Stellamaris / / / D’après / / / To F—S S. O—D / / Thou wouldst be loved? – then let thy heart / From this present pathway part not! / Being every thing which now you art, / Be nothing which you art not. / So with the world thy gentle ways, / Thy grace, thy more than beauty / Shall be and endless theme of praise / And love – a simple duty / / Edgar Allan Poe

(iambe)

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 20:36

Et voici mon dernier poème pour les Chroniques Héossiennes ; il illustre une nouvelle qui raconte l'un des rares cas où la première rencontre entre humains et héossiens ne s'est pas terminée en bain de sang... Tout simplement parce que, cette fois là, les humains étaient en situation d'infériorité

Hello / / L’envahisseur est pis que redoutable ; / Massacrant tout de ses bâtons de feu, / Il nous conduit promptement à l’enfeu. / Dans son armure, est-il invulnérable ? / / Sont-ils de chair ? Car dans notre hameau, / Nul ne les vit sans cette formidable / Seconde peau, luisant fortissimo ! / / Mais l’un s’avance, hésite, ôte son casque. / Stupeur ! Il sue et tremble sous son masque ! / / Il dit « Hello » ; que veut dire ce mot ? / / Stellamaris

(Illustration prise sur le site du jeu de rôles Shaan Renaissance)

(Shaltinienne)

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 12:43

Et voici le dernier poème sur les textes en ma possession des Chroniques Héossiennes (j'attends encore quelques nouvelles) ; il parle d'un des deux plus terribles fléaux d'Héossie, les nécrosiens (l'autre étant les humains).

La chute dans les ténèbres / / Les morts-debouts sans fin nous harcelaient, / Défunts guerriers ressortis de la tombe / Nous convier dans leur armée immonde ; / Bien peu nombreux ceux qui ne chancelaient ! / / Nous pouvions voir dans leurs troupes putrides / Les corps de nos amis qu’ils rassemblaient / Dès leur trépas ; et qu’ils étaient avides ! / / Leur meneur était un être infernal : / Cent soldats fondus dans le général. / / Pris par leur mal, je joins leurs rangs morbides. / / Stellamaris

(Illustration prise sur le site du jeu de rôles Shaan Renaissance)

(Shaltinienne)

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 23:19

Dans la nouvelle suivante, une boréale raconte comment la nécrose a atteint son petit coin de paradis...

L’ombre du lagon. / / Au bord du lagon bleu la vie était tranquille, / Nous ne manquions de rien, nous vivions sans souci, / L’océan nous comblait, nous lui disions merci / Pour le beau paradis qu’était alors notre île / / Hélas, par le récif prirent fin ces beaux jours. / Je le vis dépérir. Pour un shaman habile, / Est-ce un signe ? Aussitôt, je quêtai son discours. / / Mais sa magie était trop faible, alors, le songe / Qui hantait le corail prit son âme ; il la ronge. / / Déjà le mal m’atteint, je cours vers les secours… / / Stellamaris

(Illustration prise sur le site du jeu de rôles Shaan renaissance, une boréale)

(Shaltinienne)

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 11:36

La nouvelle suivante des Chroniques Héossiennes décrit les affres d'un écrivain féling quand un gouverneur humain lui demande de se mettre à son service...

Le prix de l’honneur / / Quand le vil gouverneur veut que pour lui j’écrive, / Je voudrais refuser pour garder mon honneur ; / Les actes des humains me font vraiment horreur, / La plume qu’il mérite est pis que subversive ! / / Mais je veux voir plus loin ; seuls m’importent les miens. / Et si je rends ma prose assez persuasive, / Peut-être pourra-t-il détendre un peu leurs liens ? / / Mes amis m’ont chassé, que leur parole est rude ! / Ils croient que l’intérêt guide mon attitude. / / Que j’ai froid ! Et je tremble, esseulé, sans soutiens. / / Stellamaris

(Illustration prise sur le site du jeu de rôles Shaan renaissance)

(Shaltinienne)

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