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  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 20:54
Gilles Claude Thériault m'a fait une grande joie en mettant son talent de lecteur au profit de mon poème Nolwenn et Yann, tirée de mon recueil Histoires d'Armor et d'Argoat. Je joins la vidéo ci-dessous, mais je mets aussi le lien vers la page Youtube correspondante.

Pour ma part, j'ai beau être l'auteur de ce poème, je l'ai complètement redécouvert en l'entendant ainsi dit... Merci infiniment, Gilles-Claude !







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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 19:15

Gilles Claude Thériault m'a fait une grande joie en mettant son talent de lecteur au profit de ma Complainte du Roi Gradlon, tirée de mon recueil Histoires d'Armor et d'Argoat. Je joins la vidéo ci-dessous, mais je mets aussi le lien vers la page Youtube et la page soundcloud (sans vidéo, mais avec une meilleure qualité sonore) correspondantes.

Pour ma part, j'ai été soufflé par l'immense sensibilité de cette interprétation... Merci infiniment, Gilles-Claude !

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 19:06

J'ai reçu un immense choc esthétique aujourd'hui, en visitant une exposition de street art, dans les ateliers désaffectés du Plateau des Capucins, à Brest... Merci Lenaïg de me l'avoir fait découvrir !

Cet oeuvre, d'un artiste qui signe "Wen2", est une des plus marquantes... Mais c'est très loin d'être le seul chef d'oeuvre ! Elle m'a inspiré toutefois un poème...

Pour ceux qui passeraient par Brest et seraient intéressés, dépêchez vous, l'exposition ferme dimanche soir !

Une cité morte / / C’est une cité morte au milieu des nuages / Qui pleure, dans la pluie abondante et sans fin, / Le passé bienheureux à tout jamais défunt / Où les enfants riaient dans ses cours ; leurs visages / Insouciants n’avaient jamais souffert la faim ! / Mais ils sont révolus, et pour toujours, ces âges, / C’est une cité morte ! / / Car la guerre a surgi – Jamais elle ne feint ! – / Et la ville maudite a cru fuir ses outrages / Dans un monde onirique ; mais hélas, ces rivages / Ont des noirs cauchemars le terrible parfum ! / C’est une cité morte ! / / Stellamaris

(Rondinet)

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 13:16

La marée est montée / / La marée est montée, elle a noyé l’estran, / Ses algues, ses rochers et son sable vibrant / Sous le soleil, où les oiseaux dinaient en rang ; / C’est un monde béni qui gît, dessous la vague. / / Elle a continué, son appétit grondant / Était pressant, et pour calmer ce mal ardent, / Elle en voulait bien plus ! Son terrible trident / Est une arme de mort, bien plus qu’aucune dague ! / / Rien ne lui suffisait, si ce n’est le meilleur, / Le joyau précieux entre tous à mon cœur. / Pour moi, Gradlon, la vie est tristesse et douleur, / Ma perte est sans remède et ma raison divague : / / Elle m’a volé Ys ! Et jamais nul reflux / Ne pourra me la rendre, et je n'entendrai plus / De jeux d’enfants en ses parvis... Je vis reclus, / Tout m’indiffère et mon âme est un terrain vague... / / Stellamaris

(Photographie : La baie de Douarnenez)

(Zégel)

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 23:28

Ce poème fait référence à la photographie qui l'illustre - Le Port de Bestrée, à deux pas de la Pointe du Raz - mais aussi à cette vidéo, prise cet hiver par hasard par un touriste depuis la Pointe du Raz

Pêcheurs du Raz / / Qui saura jamais combien de naufrages / Ont endeuillé ces eaux ? Telle est la faim / De Dahud, sirène aux mille carnages / Qui règne sur le Raz ! Tout comme un aigrefin / / Amasse son or, tout au long des âges, / Pour cueillir les noyés, elle ne feint ! / Ne connaissez-vous donc pas les adages / De nos marins ? « Qui voit Sein voit sa fin ! » / / L’on voit pourtant, naviguant sur d’infimes / Coques de noix, inconscients ultimes, / Des pêcheurs aller labourer ces eaux ... / / Et quel abri que cette infime crique ! / La situation devient critique / Dès que le vent vient en troubler les flots ! / / Et cependant, ils osent / Jour après jour affronter ces dangers, / Au risque d’être à leur tour vendangés ! / / Est-ce en vain qu’ils s’exposent ? / C’est leur déesse, et leur vie, et leur mort / Sont dans ses mains ! Et qu'importe leur sort ! / / Stellamaris

(Sonnet caudé)

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:02

Fantômes de la mer / / Parfois la lumière et la mer, / La terre et les cieux se confondent ; / C’est un je-ne-sais-quoi dans l’air, / Des sortilèges surabondent, / Ce sont des fantômes d’hier : / Des revenantes au port fier, / Belles dames en robe blanche / Hurlant leur désir de revanche / Pour être mortes emmurées / Par leurs époux, de fiers croisés / Écrasant leurs espoirs brisés ? / Ou bien des filles des marées, / Sirènes charmant les marins / Par leur chants ? De mortels refrains ! / / Stellamaris

(Illustration : Tableau de William Turner, "Yachts s'approchant de la côte")

(Strophe onéguine)

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 21:50

Monde englouti / / C’est un monde englouti que l’on voit dans les eaux / Quand une fée – Est-ce une ondine ? – Ouvre la porte / Par où le rêve enseveli dans l’aigue morte / Monte vers les humains – Ceux qui chantent fados / / Au son des violons qui sanglotent l’automne, / Se lamentant qu’est révolu ce fier jadis / Où petit peuple, elfes et gens sans interdits / Dansaient ensemble à Séléné ... hélas, atone / / Est notre siècle, et, sans espoir, le merveilleux / S’évanouit, nul en public n’avoue y croire ! / Pour le lutin s'en vient le temps du grand déboire, / Mortel leur est l’oubli ! Qu’ils en sont soucieux ! / / L’appel silencieux, quel humain l’entendra ? / Que ce soit un poète, et leur temps reviendra ! / / Stellamaris

(Photographie : Dans les jardins de Claude Monnet à Giverny)

(Sonnet shakespearien)

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 20:37

Bataille / / Quelle titanesque bataille ! / L’horizon s’est embrasé. / Est-ce donc un géant qui braille ? / Il se plaint d’être toisé. / Quel est donc ce dieu qui le raille ? / / L’horizon s’est embrasé / De cent feux ; mon âme défaille / Et chacun, terrorisé, / Se désespère : Où que l’on aille, / Mourons ! Le ciel est brisé ! / / Est-ce donc un géant qui braille ? / Éole au souffle aiguisé / Envoyant toute sa mouscaille / Contre cet être rusé / Qui par derrière le tenaille ? / / Il se plaint d’être toisé ! / Roi de tout ce qui porte écaille / Ou plume, on a donc osé / Le défier ? Qu’il l’éventraille, / Cet intrus, ce chimpanzé ! / / Quel est donc ce dieu qui le raille ? / Hélios seul l’eut osé ! / Est-ce encor lui ? Quelle racaille ! / Rares ceux qui l’ont lésé ; / Quelle titanesque bataille ! / / Stellamaris(Photographie : Crépuscule sur le Goulet de Brest)(Quintille)

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 11:04

Chez Monet / / Qui vis-je se dessiner / Dans ce reflet d’onde pure, / Chez Monet ? / Cet artiste halluciné / Qui, seul, sut d’une main sûre / Butiner / / Les nymphéas sur sa mare, / Les reflets sur son étang ; / L’œil s’égare / Tant celle-ci se chamarre ! / Oui, mais son pinceau pourtant / Nous les narre ! / / C’est sa muse, c’est certain, / Sa fée. Elle se dévoile, / Elle qui donna son teint / À sa toile ! / / J’en ai le cœur à l’envers, / J’en tremble jusqu’à la moelle ; / Elle me souffle mes vers, / Son étoile ! / / Stellamaris

( Photographie : Reflets dans l'eau dans le jardin de Claude Monet à Giverny )

( Sonnet à codas )

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 00:36

Violette de la Hisse, dite “ L’Étoile du Roy ” / / Tu fus trouvée un triste jour d’hiver, / Le corps bleui de froid sur une plage, / Un hameçon planté dans l’œil ouvert, / Sans souvenirs ni mots, enfant sauvage / Rescapée on ne sait de quel naufrage. / Alors recluse en un orphelinat, / Tu t’échappas dès que tu le pus ! Na ! / Sachant que l’onde était ta seule mère / Tu te grimas devant un capitan / Pour t’engager comme mousse et corsaire. / Tu naquis de la mer ; elle t’attend ! / / Tôt, moussaillon encore tendre et vert / Qu’on dédaignait du fait de son jeune âge, / Tu vainquis, forte autant que Lucifer ; / Chacun put voir quel était ton courage ! / N’égorgeas-tu ce flibustier sauvage / En lui forgeant, avec son sang grenat / Un vrai collier, du plus bel incarnat ? / Il menaçait, porteur de mort amère, / Ce matelot – moi - qui te troublait tant ... / Mais l’assaillant périt sous ta colère ! / Tu naquis de la mer ; elle t’attend ! / / Tu m’aimais tant qu’à rester à couvert / Nous étouffions ! Révélant ton corsage, / Tu devins “ elle ” ... Et tous craignaient ton fer, / Tant que pas un n’osa te faire outrage ! / Mieux : Ces ruffians, familiers du carnage, / Te vénéraient, toi leur prima donna, / Fière, indomptable autant qu’un piranha ! / Et tu devins très bientôt légendaire / Car nul ne vit jamais tel combattant, / Et les anglais te nommaient “ la sorcière ” ... / Tu naquis de la mer ; elle t’attend ! / / Parfois, assise au bastingage, au clair / De lune, absent devenait ton visage ... / Tu décrivais alors à ton très cher / Cette contrée où l’algue est un bocage, / Où le poisson broute le coquillage ... / Souvent, ôtant tes vêtements, on a / Pu te voir y chercher le nirvana ! / Un jour, le Roi t’aperçut. L’âme altière / Touchée, il te nomma, le cœur battant, / “ Mon étoile ” ... Et tu le repoussas, fière ! / Tu naquis de la mer ; elle t’attend ! / / En mer d’Irlande ... Un ennemi ! L’éclair / Des canons, leur tonnerre ... Et l’abordage ! / Dieux, qu’il est rude ! Aux portes de l’enfer / Laisseras-tu ce soir ton âme en gage ? / Acculée, aux abois, tu plonges ... Nage, / Mon amour, nage ! Et que vis-je ? Hosanna ! / Plus à propos qu’aux noces de Cana, / Ce miracle en réponse à ma prière ! / Car, oui, ta queue est née en un instant, / Ô ma sirène ! Océan te libère ! / Tu naquis de la mer ; elle t’attend ! / / Qu’on te vénère à l’égal d’Athéna ! / J’ai tant pillé que je suis un magnat ... / Ton effigie ornera, ma très chère, / Cette frégate, et boira son content / D’embruns, de sang ... Tel sera ton salaire ! / Tu naquis de la mer ; elle t’attend ! / / Stellamaris

Chant royal, d'après le livre "La légende de Violette de la Hisse dite "Étoile du Roy", de Valérie Gauthier, aux Editions Etoile Marine Croisière - Gauthier Marines

( Illustration : La figure de proue de la frégate "L'Etoile du Roi", à l'effigie de Violette de la Hisse ; on remarquera sa queue de sirène. ( photographie par Stellamaris ) )

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