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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 20:03

Monts d’Arrée / / Ô Monts d’Arrée, autrefois si puissants, / Majestueux sommets couverts de glace ! / Passent les temps, les siècles bruissants ; / Que reste-t-il ? Toute chose s’efface ! / / Majestueux sommets couverts de glace ? / Simple colline aujourd’hui, cependant ! / Que reste-t-il ? Toute chose s’efface, / Et l’orgueilleux sera toujours perdant / / Simple colline aujourd’hui, cependant ? / Mais, savez-vous, la fée y vit, y danse ! / Et l’orgueilleux sera toujours perdant, / Mais le poète y trouve l’espérance ! / / Mais, savez-vous, la fée y vit, y danse ; / Les korrigans y font tourner les sangs, / Mais le poète y trouve l’espérance, / Ô Monts d’Arrée, à jamais si puissants ! / / Stellamaris(Photographie : le Mont Saint-Michel de Brasparts)(Faux pantoun)

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 21:48

Cette étrange maison, dite "La maison de la sorcière", se trouve en plein milieu du quartier du Mourillon, le quartier le plus bourgeois de la ville de Toulon ...

La maison de la sorcière / / Tous disent que cette maison / Folle, sans rime ni raison, / Est maléfique ! / En plein milieu du Mourillon, / Elle est tel le dard d’un scorpion / Dressée, épique / / Pour défier chaque bourgeois, / Et leur dire, d’un air narquois, / - Mais maléfique, / Jureront tous ces pisse-froid – / « On n’en peut plus de votre loi ! » / Oh, songe épique / / En ces lieux, ne sont-ils les rois ? / Et leur règne n’est-il la croix / Si maléfique / / Devant qui « vivre » tôt s’éteint : / Leur devise « rester bon teint » / N’est guère épique ! / / C’est « la maison de la sorcière » / Dit-on ; l’on dit qu’elle était fière / Et maléfique ; / Un pied de nez aux malotrus ; / Elle aurait dû les manger crus, / Vengeance épique ! / / Stellamaris

(Chanson montausière)

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 12:16

L’éléphant / / Vois donc cet éléphant / Qui – C’est époustouflant / Pour l’homme au cœur d’enfant – / Reste dans la rivière ; / / Car il est fait de roc, / Qui semble plus ad hoc / Pour couler tout d’un bloc / Au fond de la rivière ! / / Pourtant, c’est le pompon, / Il fut mis comme pont / Afin que nul jupon / Ne trempe en la rivière ! / / Apprends qu’il fut maudit ; / Et donc, il lui fut dit : / « Pour te punir, bandit, / Reste dans la rivière ! » / / En effet, bien des fois, / En courant dans les bois / Il jetait, trois par trois, / Les troncs dans la rivière ! / / Korrig, fée … irrité, / Chacun, donc, tempêtait ; / Il ne se repentait ! / Et pleurait la rivière ! / / Un procès fut ouvert / Ces jours, sous le bois vert ; / Il évita l’enfer / Du fond de la rivière ; / / Mais, pour que soit vengé / Chaque arbre ravagé, / Il fut ainsi changé, / Par-dessus la rivière ! / / Stellamaris

(Photographie : Le Pont Rouge, en Forêt de Huelgoat)

(Rotrouenge)

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 20:36

Noces funèbres / / Sur les collines d’Écosse, / Dans un bois ou dans un champ, / Parfois, une ombre véloce, / Passe ; alors un triste chant / Résonne … Qu’il est touchant ! / Comme en mon rêve de gosse, / C’est, des fantômes, la noce ! / / L’on croit que, comme un molosse / Dont les crocs ont le tranchant / D’une épée, ils nous désossent / Notre chair nous arrachant … / Je les ai vus, me cachant … / Mais aucun n’est si féroce ! / C’est, des fantômes, la noce ! / / Ils pleurent leur mort précoce, / Leur semi-vie au couchant ; / Mais quand Amour les embosse, / Ils accourent, s’en fichant ! / Ils s’avancent, chevauchant / La brume, comme une rosse … / C’est, des fantômes, la noce ! / / Quand ils dansent, trébuchant, / Leur pas n’est guère aguichant ? / Mais l’apparence, ils s’en brossent, / C’est, des fantômes, la noce ! / / Stellamaris

(Photographie : en Écosse ...)

(Ballade balladante)

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 18:00

Stellamaris La légende de la ville d'Ys / / Sonnet maître – La légende / / Gradlon le grand de Cornouaille / Aimant sa fille à la folie, / L’Amour excessif, toujours lie ; / Quel sort funeste ! Et l’on crie « Aïe, / / Quel malheur ! » Chaque cœur tressaille : / « Dieux ! Quelle cruelle ordalie ! / Ys, sous les flots, ensevelie ; / Voilà, son peuple est à la baille ! » / / « Châtiment ! », prêche le recteur ; / « Un exemple pour le pécheur ; / Qu’il renie enfin sa malice ! » / / Dahud ricane sous les flots : / « Ahès, est ma libératrice, / La gardienne de ces enclos ! » / / 1 – Le roi Gradlon / / Gradlon le grand, de Cornouaille / Était un sage souverain ; / Tous craignaient sa poigne d’airain / Quand il partait à la bataille ! / / L’ennemi vaincu, crie, et braille / / « Nous sommes perdus ! Suzerain, / Pardonne-nous ! » Mais lui, serein, / Fait ses vassaux de la canaille ! / / Oncques ce roi ne trébucha, / Toujours agile, comme un chat, / Dans les guerres, la politique … / / Sa sagesse fut abolie / Il a chu – Passion épique – / Aimant sa fille à la folie ! / / 2 - Dahud / / Aimant sa fille à la folie, / Il lui fit un présent divin ! / Car « “ Moins ” », disait-il, « serait vain ! / Elle est si belle et si jolie, / / Et si noble ; “ moins ” l’humilie ! » / / Il lui donna donc, pour ses vingt / Ans, cette ville ; l’écrivain / Osant la chanter, la spolie, / / Car même le superlatif / Tressaille, puis devient poncif … / Je n’ose la glossolalie … / / Non, tout mot prend peur et se tait ! / Pour toujours, sa raison partait … / L’amour excessif, toujours, lie ! / / 3 – Les racines du drame / / L’amour excessif, toujours lie, / Gradlon fut pris de cécité … / Dahud régnait sur la cité / En païenne, comme Athalie / / Que fustigeait le grand Elie ; / Et Gwénolé, cet exalté, / En rageait, par l’ire emporté ! / Le calice, jusqu’à la lie / / Entre les deux fut bientôt bu ; / Tôt, la princesse et le barbu / Par le mot se désentripaillent … / / Quelle âpreté dans ce conflit ! / Ainsi, le drame fait son lit, / Quel sort funeste ! Et l’on crie « Aïe ! » / / 4 – Conflit de grands / / Quel sort funeste ! Et l’on crie « Aïe, / Comment cela va-t-il finir ? / Maudire est plus fort que bénir ? » / Non, ce n’est plus de la rouscaille : / / Chacun d’eux, tel de la racaille / / Incapable, sauf de haïr, / Le cœur fermé, n’a qu’un désir : / Que son rival crève ou défaille ! / / Le dénouement sera sanglant ; / En otage, le cœur tremblant, / Le bon peuple, vile piétaille, / / Quand les grands luttent, ombrageux, / N’en comprend guère les enjeux … / Quel malheur ! Chaque cœur tressaille ! / / 5 - Ordalie / / Quel malheur ! Chaque cœur tressaille ! / / L’Évêque et Dahud divaguant, / En naîtra-t-il un ouragan ? / Hélas ! Voici que chaque ouaille / / De leur combat, devient cobaye ! / Et, vraiment, c’est inélégant : / Ahès, Christ, brigande et brigand, / Sont enrôlés ! Chacun ferraille ! / / Et sur la ville, et sur ses ports, / Ils s’affrontent à coup de sorts ; / L’un deux, avec les flots s’allie / / L’autre, avec la terre et les vents … / Chanceux seront les survivants ! / Dieux ! Quelle cruelle ordalie ! / / 6 - Submersion / / Dieux ! Quelle cruelle ordalie ! / / Que gagner à cet examen ? / Ce n’est un dieu contre l’humain, / Qui le délivre ou l’exfolie ; / / Deux astres en périhélie / Trop proches : Leur effet commun, / Annihiler tout lendemain ; / Et l’espérance est abolie ! / / Voici, l’apocalypse est là ; / Portail ouvert vers l’au-delà / Et c’est en vain que l’on supplie ! / / La vague vient de nulle part ; / Vois Gradlon qui pleure, hagard, / Ys, sous les flots, ensevelie ! / / 7 – À la baille ! / / Ys, sous les flots, ensevelie ; / Aucun humain ne la voit plus, / Même par les plus grands reflux, / Mais nul, cependant, ne l’oublie … / / Maint barde ou poète publie / Son souvenir, et quand je l’eus / Lu, je fus de douleur perclus ! / Ces vers : une image pâlie / / Du coup que je pris droit au cœur / Quand j’entendis, pour ma stupeur, / Cette histoire, qui me tenaille / / Et m’obsède toujours la nuit, / Depuis lors, et jusqu’aujourd’hui … / Voilà, son peuple est à la baille ! / / 8 – Récits / / Voilà, son peuple est à la baille ; / Au long des siècles le récit / De ces jours, s’entend par ici ; / Et même si la voix criaille / / D’émotion, vaille que vaille, / Il est bon qu’il en soit ainsi ! / Comme il faudrait être ranci / Pour ricaner, avec gouaille ! / / Ce jour, commença le déclin, / Du pays ; il est orphelin / À jamais de sa capitale … / / Mais, profitant de la terreur, / Qui jongle avec, comme une balle ? / « Châtiment ! », prêche le recteur ! / / 9 – Châtiment / / « Châtiment ! », prêche le recteur ; / « Dahud était une sorcière / Le cœur arrogant, l’âme fière, / Qui défiait, avec aigreur / / Jésus, le Christ, notre sauveur ! / Elle repoussait la lumière, / Crachait sur l’évangéliaire ; / Et de plus, comble de l’horreur, / / Elle tuait, en sacrifice, / Ses amants ; odieux supplice ! / Qui donc ouït telle noirceur ? / / Que celui dont la faute est ample, / Médite son sort, le contemple ! / Un exemple pour le pécheur ! » / / 10 – Prêche / / « Un exemple pour le pécheur, / Que cette immonde tragédie ; / S’il voit comment la perfidie / Est punie, il peut prendre peur / / Et, par un sursaut salvateur / Quitter sa conduite étourdie ; / Il entendra la mélodie / Des archanges, quelle splendeur ! / / Ici-bas, que perdra-t-il ? Rien ! / Il trime comme un galérien, / De maléfice en maléfice ; / / Pour s’extraire de ce taudis / Et pour goûter au paradis, / Qu’il renie enfin sa malice ! » / / 11 – Calice / / « Qu’il renie enfin sa malice, / Et que les pleurs lavent ses yeux / Tandis qu’il renonce aux faux dieux ! / Vite ! Car sinon, la milice / / De l’enfer, prépare un supplice / Comme celui dont les aïeux / Qui vivaient en Ys, orgueilleux / Ont bu le douloureux calice ! » / / Pour qui se prend-il, l’arrogant ? / Je voudrais lui jeter le gant / Pour médire ainsi de ma reine ! / / Ahès ! Que son bec reste clos ! / Mais elle est stérile, sa haine, / Dahud ricane, sous les flots ! / / 12 – Sirènes / / Dahud ricane, sous les flots / Car tous ses gens furent sauvés, / Ainsi qu’elle, vous le savez, / Dans le pays des cachalots ! / / Ils ne craignent plus les complots ; / Tritons, sirènes, préservés / À jamais de tous les Yahvés / Usurpateurs, ces mégalos ! / / Ils chantent toujours la louange / De celle qui, mieux qu’aucun ange / Les garda, les mit à l’abri ; / / La princesse conduit l’office / En clamant, comme il est prescrit : / « Ahès est ma libératrice ! » / / 13 – Office de louange / / « Ahès est ma libératrice / Et chaque jour, je la louerai, / La bénirai, la chanterai ! / Que tout le peuple, de l’abysse / / Sauvé, chante avec moi, qu’il bisse / Et trisse, à jamais sans arrêt / Ce tout nouvel hymne secret / Que m’enseigna ma bienfaitrice ! / / Oui, pour les âges infinis / Nous chanterons ces jours bénis ; / Nous avons vu venir notre heure, / / Bien amers étaient nos sanglots ; / Elle n’a point permis qu’on meure, / La gardienne de ces enclos ! » / / 14 – Sur les tours de la Cathédrale / / La gardienne de ces enclos / Ne bénit pas que la princesse ! / Elle n’eût, par suite, de cesse / – Pour bien se moquer des calots, / / Ces robes noires, teints pâlots, – / De manœuvrer avec adresse / Pour que le Roi – n’est-ce prouesse ? – / Reçoive, du clergé, les los. / / Sur les tours de la Cathédrale / De Quimper, vois sa face pâle / Qui domine, ironiquement, / / L’évêque et toute sa prêtraille ! / Pareille revanche ne ment, / Gradlon le grand, de Cornouaille ! / / Stellamaris

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 22:02

La sirène et le marin / / Viens mon amour, viens ma sirène / Sans toi, mon cœur est vide et sec ! / Ton chant mit mon cœur en échec, / C'est toi ma vie, ô, toi, ma reine ! / / Mais je ne puis, car l’Océan / Est ma demeure, et l’atmosphère / M’est un poison ! Tendre géant, / Ne m’aimes-tu plus que ta mère ? / Viens, mon amour ! / / Lors, il a plongé, sans retour, / Pour vivre au château sous la vague … / Une femme en noir, le cœur vague / Pleure sur le quai, nuit et jour : / Viens, mon amour ! / / Stellamaris

(Photographie : Le port de Kilchoan, en Ardnamurchann, Ecosse)

(Petite bergerette)

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 21:23

Je n’ai pas vu Nessie / / Je n’ai pas vu Nessie … / Je l’eus vu, qui l’eut cru ? / Le scepticisme a crû ! / Mais ta face rassie / Par ton idiotie / Et ta méchanceté, / Atroce mocheté, / Ô, sorcière rancie ! / / Je n’ai pas vu Nessie … / Savez-vous ce qu’il fuit ? / Les touristes, le bruit ! / Je vis – Apoplexie ! / La légende est noircie ! – / Ton ignoble mari / À tes côtés, proscrit ; / Ô, sorcière rancie ! / / Je n’ai pas vu Nessie … / Le bougre, effarouché, / Dans son trou s’est caché … / Mais pourtant, ineptie, / Vous deux qu’on associe / Toujours dans la terreur, / Votre couple d’horreur, / Ô, sorcière rancie ! / / Je n’ai pas vu Nessie … / Ne pourrait-il rugir, / Vous faire déguerpir / / Selon la prophétie, / Vaillant, tel le Messie ? / Comment supporte-t-il / Votre horrible profil, / Ô, sorcière rancie ! / /Stellamaris

(Photographie : Cascade à proximité du Loch Ness. La socière a son visage dans le haut de la cascade, son mari dans le roc à droite au même niveau, il est tourné vers elle …)

(Balladine)

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 18:13

L’évêque d’Aberdeen / / Le meilleur des évêques ? / Il se croyait si grand ! / Prévoyant ses obsèques, / Il se fit, c’est flagrant, / Sans mesurer ses chèques / – Il disait : « C’est mon dû ! » – / Un catafalque immense ; / C’est le fruit défendu ! / Oh, il a tout perdu ! / / Il n’employa manœuvre / Mais de fiers artisans, / Qui firent ce chef d’œuvre / Pour défier les ans, / Dans un splendide bronze, / Entouré d’angelots / Glorifiant ce gonze, / Comme des camelots / Au verbe bien pendu … / Oh, il a tout perdu ! / / Son rêve se bousille / Sur un simple détail, / Une infime broutille … / Regardez le portail : / Pour rentrer dans l’église / Le passage est étroit, / Il n’est de passe-droit ! / Ce qui ridiculise / Son espoir éperdu … / Oh, il a tout perdu ! / / Depuis, qu’il pleuve ou vente, / Restant sur le parvis, / Il pleure et se lamente ; / Voyez, lui sont servis / À titre de pitance, / Fientes, guano / De goéland, bien rance ! / Certes, il fut finaud ! / Où le voilà rendu ? / Oh, il a tout perdu ! / / Stellamaris

 

(Photographie : devant une église, à Aberdeen)

(Balladine)

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 18:37

Le Garrigaï est le nom de cette caverne s’ouvrant sur la falaise sud de la Montagne Sainte Victoire, à côté d’Aix en Provence. De fait, elle permet de traverser la falaise et d’accéder au sommet ; non loin un monastère est encore visible.Le Garrigaï / / Voyez le Garrigaï : Cette sombre caverne / Au milieu de ce mur cuit, recuit au soleil / Est un sombre mystère, à nul autre pareil. / Descend-il vers l’enfer, où le diable nous berne ? / Voyez le Garrigaï, cette sombre caverne ! / Voyez le Garrigaï : Cette sombre caverne / Est comme une carie, ornement du chicot / D’une horrible sorcière … « Allez, fils ? Un bécot ? / Car mon philtre d’amour te tient sous ma gouverne ! » / Voyez le Garrigaï, cette sombre caverne ! / / Voyez le Garrigaï : Cette sombre caverne ; / Ton repère, démon, dragon prodigieux / Qui, quand revient l’été, de ton souffle odieux / Incendie, alentour, comme l’Hydre de Lerne ! / Voyez le Garrigaï, cette sombre caverne ! / / Voyez le Garrigaï : Cette sombre caverne ; / Mais quel trésor le Ver y tient-il sous scellés, / Une vierge, princesse aux cheveux démêlés ? / Quel chevalier vaillant lui clouera sa baderne ? / Voyez le Garrigaï, cette sombre caverne ! / / Voyez le Garrigaï ; cette sombre caverne : / Un passage secret menant vers le sommet, / Un ermite y vivait, qui jamais ne dormait ! / Ni la nuit, ni le jour n’éteignaient sa lanterne ! / Voyez le Garrigaï, cette sombre caverne ! / / Stellamaris

(Photographie : La Montagne Sainte Victoire)

(Balladine à refrain répété)

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 11:43

Un lutin farceur / / C’est un lutin farceur : / Mais, par sa bonne humeur / Et par sa pantomime, / Il inspire ma rime ! / / Il chasse la torpeur / De mon corps, de mon cœur ; / Par lui, je me ranime, / Il inspire ma rime ! / / Ce gai cabrioleur / Est un bonimenteur / Qui chasse la déprime ; / Il inspire ma rime ! / / Ah ! Qu’il soit mon vainqueur, / Je cède, j’en ai peur ; / Consentante victime, / Elle est à lui, ma rime ! / / Stellamaris

(Balladine)

(Photographie : En forêt de Huelgoat)

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