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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 23:05

Un troll de Norvège / / Il est venu de Norvège, / Porté par les vents de neige, / Ce troll, éternel râleur, / Prétentieux, batailleur. / / Des lieux, je suis connaisseur ; / Oncques n’y vis ce farceur ! / C’est sûr, par un sortilège, / Il est venu de Norvège ; / / Il y semait la terreur, / Et les enfants perdaient cœur … / Mais un mage fut stratège ! / Porté par les vents de neige, / / Il nous l’envoie en cortège, / Ce renégat sacrilège ! / Se voulait-il protecteur ? / Ce troll, éternel râleur, / / Il n’en voulait plus ? Que sais-je, / C’est ma forêt qu’il assiège ! / Qui donc sera son dompteur ? / Prétentieux, batailleur / / Il peut bien être crâneur, / Le korrig sera vainqueur ! / Car dans sa ronde il le piège, / Nul ne sort de ce manège ! / Il est venu de Norvège … / / Stellamaris(rondeau parfait à rimes plates)

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 20:48

Saint-Herbot, qui hante la Mare aux Sangliers en forêt de Huelgoat, était connu pour son caractère exécrable (merci Mona pour me l'avoir fait connaître). Je vous ai déjà fait connaître son histoire dans ce poème, où j'avais cru le reconnaître dans un rocher ; mais, l'autre jour, je l'ai vu dans les remous du Clair Ruisseau, tout près de sa mare ! Comme il hante les lieux, sans-doute passe-t-il de l'un à l'autre, au gré de son humeur ... Casquette de loup / / Casquette de loup, ample barbe en broussaille, / Œil de corbeau ; / C’est un malotru, ne jurant que bataille ; / Mais quel nabot ! / / « Haut, mon flambeau ! / Du soir au matin, je râle et je rouscaille ! / Ne suis-je beau, / Casquette de loup, ample barbe en broussaille ? / / Je vous fais tous fuir ? J’en ricane et vous raille / Tel un ribaud ! / Il n’est qu’un surnom qui me plaise et qui m’aille : / Œil de corbeau ! / / Moi, Saint-Herbot, / Le fier, le pieux ! Si tu n’es mon ouaille, / Gare au tombeau ! » / C’est un malotru, ne jurant que bataille ; / / Ahès en sourit, puis le flanque … À la baille ! / Tel un turbot, / Qu’il nage, s’il peut ! Et sinon, bye-bye ! / Mais quel nabot ! / Et le mambo / Du ru fou l’emporte ; Il geint, hurle et criaille / / Comme un poulbot ; / Mais il ne s’amende, et pour les siècles, braille, / Casquette de loup, ample barbe en broussaille !(rondeau parfait sur deux rimes et deux mètres)

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 21:00

Nellig / J’aimais Nellig, c’était la plus belle / / Des filles de Brennilis ; / Comme tous les gars, j’étais fou d’elle, / Blanche et pure comme un Lys ! / / De toutes, c’était la miss, / Et mon cœur volait à tire-d’aile ! / Mais elle adulait Régis … / J’aimais Nellig, c’était la plus belle ! / / Le brigand, hélas, fut infidèle, / Il se prenait pour Pâris ! / Elle était la plus triste pucelle / Des filles de Brennilis. / / Elle fut – De profundis – / Au Youdig, la tourbière mortelle, / S’y noya ; c’était jadis, / Comme tous les gars, j’étais fou d’elle ! / / Je la vois, je l’entends qui m’appelle, / Et sa peine est comme un kriss / En mon sein, tandis qu’elle me hèle / Blanche et pure comme un lys. / / Je vieillis, j’ai plus d’un fils, / Cependant ma sagesse chancelle ! / Et, toujours, in extremis, / / Je dois fuir pour que mon sang ne gèle ; / J’aimais Nellig, c’était la plus belle … / / Stellamaris(rondeau parfait sur deux rimes et deux mètres)

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 22:14

Les esprits de l’Argent / / Nombreux sont les esprits / Nageant dans l’onde claire , / L’Argent ; et son mystère, / Je m’en suis tant épris ! / / Privilège sans prix, / Joie offerte au poète / De les voir, dans sa quête : / Nombreux sont les esprits ; / / Sans qu’il ne vocifère, / Couvrant le grondement / Des eaux, tel un amant / Nageant dans l’onde claire, / / Ils surgissent, s’enquièrent : / « Ami, quel sont tes vœux ? » / « Ils sont comblés ! Je veux / L’Argent, et son mystère, / / La fée et ses houris … / Et soudain, je vous vois ! / Et j’en reste sans voix ! / Je m’en suis tant épris, / / Il écoute mes cris / Silencieux, et vous / Venez au rendez-vous ! / Qui serait plus heureux ? / Nombreux sont les esprits ! » / / Stellamaris
L'Argent est la rivière qui traverse la forêt enchantée de Huelgoat

(rondeau parfait à rimes embrassées, sur plusieurs rimes)

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 23:29

Le capitaine / / Ce capitaine, / Moustache au vent, / Dans la géhenne / Est bon vivant ! / / Quand l’ouragan / Fou se déchaine, / Vois, arrogant / Ce capitaine / / Sur la misaine, / Fier comme Ivan, / Face sereine, / Moustache au vent ! / / Qu’il est fringant ! / Sa fin soudaine, / En navigant / Dans la géhenne, / / Ne nous l’aliène : / Mort, comme avant, / L’énergumène / Est bon vivant ! / / Ce vieux brigand / Voit la sirène ? / L’extravagant / Plante sa graine ! / Ce capitaine … / / Stellamaris(Rondeau parfait)

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 22:53

Vu sur les falaises de la Presqu'île de Crozon, pas très loin du Château de Dinan, lieu de la grande bataille qui vit la victoire des korrigans sur les géants ...L’empereur déchu / / Au bord de l’Océan, / Que de sang sur sa face ! / Dis, l’effroi ne te glace ? / Terrible est ce géant ! / / Il rumine son ire / Contre les korrigans / Qui l’ont mutilé ; pire, / Ont détruit son empire ! / Ces vils nains arrogants ! / / Stellamaris(muzain)

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:16

J'ai rencontré ce dragonneau égaré en Forêt de Huelgoat, tout près de la Grotte du Diable et bien loin de ses parents, les Dragons du Clair Ruisseau ...Un dragonneau / / Un dragonneau s’était perdu / Au cœur de la selve enchantée ; / Elle était, croyait-on, hantée ; / Il en tremblait, tout éperdu, / Car non loin trônait la menace / De cet abîme traitre, et noir, / Où le diable veille et grimace ; / Mais apparut, pleine de grâce, / Une fée aux ailes d’espoir ! / / Quand elle vit la créature, / Pris de pitié, son cœur bondit ; / Elle l’abreuva d’ombre pure, / Le préservant de la souillure / Qui sortait du gouffre maudit ; / / Puis le ramena vers ses pères / Qui sommeillaient au Clair Ruisseau ; / Il risquait gros, ce jouvenceau / Si près de ce nid de vipères ! / / Stellamaris(double muzain polaire)

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 10:46

Crue dans la grotte du Diable / / Je vis un torrent dément / Rugissant dans la ténèbre, / Et comme un hymne funèbre / Résonne son grondement / / Tous les démons le surveillent, / Vois ! Ses flots sont noir et sang ! / Ces anaons, qu’ils balayent, / Qui contera ce qu’ils payent ? / C’est un spectacle glaçant ! / / Stellamaris(muzain)

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 20:12

Les poissons de Dahud / / Dahud devint une sirène / Lorsque l’on vit la grande Ahès, / Sur Ys, pour garder ses profès, / Envoyer une vague reine ; / / Car ainsi cette souveraine / Vainquit devant Christ, et l’Hadès ! / Dahud / / Se choisit alors pour domaine / Kastell Gibel, fier comme Fès ; / L’y suivent, sur son ordre exprès, / Ses sujets, morue et murène ! / / Dahud ! / / Stellamaris(Rondeau nouveau en octosyllabes)

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 12:18

Le diable d’Ys / / Est-ce le diable d’Ys – Tous craignent sa fureur – / Qui préside à la crue où, fuyant sa terreur, / L’Argent, perdant couleur, éperdu, blêmissant, / Se jette à corps perdu, hurlant et rugissant, / Dans l’abîme sans fond ? Je le vis, sans erreur ! / Serait-ce alors la fin de ce ruisseau, führer / De la selve enchantée où, chassant toute aigreur, / Le petit peuple est maître, abreuvé de son sang ? / Est-ce le diable d’Ys ? / / Stupeur ! Le flot survit même au gouffre éventreur, / Et, quand il en renaît, il devient empereur ! / Irrésistible héros, de la mort renaissant ! / C’est un raz-de-marée, un tsunami puissant / Tel la vague d’antan, en Ys semant l’horreur ! / Est-ce le diable d’Ys ? / / Stellamaris Notes :

  • La Rivière d'Argent, en crue hier, est la rivière de la forêt enchantée de Huelgoat. Ses eaux sont couleur sang
  • Elle se jette dans le gouffre au pied du Kastell Gibel, emplacement du château de Dahud, la princesse d'Ys, cette ville submergée au VIème siècle, pour ressortir un peu plus bas du chaos de rochers.

(rondeau nouveau en alexandrins, en rimes masculines)

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