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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 22:28

Un acteur chenu / / Sa joue est rebondie, / Son visage charnu … / / Masque de comédie ? / Pourquoi donc boude-t-il / De sa lèvre hardie ? / N’en sort aucun babil ! / Sa lèvre est rebondie, / Son visage charnu, / / Mais que sa moue est triste ! / Il semble devenu / Cynique et nihiliste ; / Ce serait malvenu ! / / Sa lèvre est rebondie, / Son visage charnu, / / Il pleure, tragédie … / Le monde est-il si dur, / Même pour l’étourdie / Gent féerique ? C’est sûr ? / / Sa lèvre est rebondie, / Son visage charnu, / / Mais soyez donc sans crainte ! / C’est théâtre au menu, / Sa peine n’est que feinte, / C’est un acteur chenu ! / / Stellamaris(Malhoun)

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 22:22

Qu’il est laid ! / / Mais qui put donc oser / Sculpter pareille chose ? / / Sa bouche hurle, explose / Dans un sinistre cri / D’où tout son est proscrit … / / Qui plaidera sa cause ? / / Mais qui put donc oser / Sculpter pareille chose ? / / S’il n’est couperosé, / Son nez, Qu’il est énorme ! / Bergerac est sa norme ? / Il saurait en gloser ! / / Mais qui put donc oser / Sculpter pareille chose ? / / Quelle est donc la psychose, / Le cauchemar bileux / Qui rend si globuleux … / Ses yeux … Est-ce une hypnose ? / / Mais qui put donc oser / Sculpter pareille chose ? / / D’avoir trop arrosé / Son repas, quel artiste / Nous offrit ce cubiste, / Cauchemar exposé ? / / Mais qui put donc oser / Sculpter pareille chose ? / / Dans sa métamorphose, / Un anaon damné / – Qu’avait-il profané ? – / Dut prendre cette pose ? / / Mais qui put donc oser / Sculpter pareille chose ? / / Stellamaris

Pour la forme, c'est un Malhoun (forme importée de la poésie marocaine populaire)

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 12:58

Un diable au Clair Ruisseau ? / / Chemin du clair ruisseau, je vis un diable / De sa grotte, échappé. / / J’en fus surpris. N’est-ce bien improbable / De le trouver dans un si bel endroit ? / Vois, une fée en bannit tout effroi ! / Même un dragon, vaincu, devint affable ! / / Chemin du clair ruisseau, je vis un diable / De sa grotte, échappé. / / « Que ce monde est étrange » / Se dit-il, « Mal sapé, / De tout ce vert drapé ! / Tout cela me dérange ! » / / Chemin du clair ruisseau, je vis un diable / De sa grotte, échappé. / / « Moi qui n’aimais que le noir admirable, / Sombre ténèbre où loge la terreur, / Que sens-je naître ? Un désir de bonheur ? / Je puis donc être autre qu’abominable ? / / Chemin du clair ruisseau, je vis un diable / De sa grotte, échappé. / Bientôt le vert le mange, / Tout son mal est happé ; / Il en est rescapé / Et se transforme … En ange ! / / Chemin du clair ruisseau, je vis un diable / De sa grotte, échappé. / / Stellamaris

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 17:45

Ce même rocher porte sur cette face l'image d'Yvain que voici, et au verso l'image de son lion, que j'ai déjà illustrée par mon poème "Le lion d'Yvain"

Yvain / / Non loin de son lion, l’on voit toujours Yvain / Qui veille / / Merveille ! / Ces preux chevaliers, au service d’Artus / Tiennent à jamais bien serré leur blocus. / Pareille / Obstination : / Admiration ! / / Non loin de son lion, l’on voit toujours Yvain / Qui veille / / La gloire / Les unit, car grande est leur vaillance, et vain / D’oser espérer, dans ce profond ravin, / Victoire. / Fol qui ne le craint, / Ses crocs sont d’airain ! / / Non loin de son lion, l’on voit toujours Yvain / Qui veille / / La paye / Du profanateur serait, soyez en sûr, / D’être dévoré, de la tête au fémur ! / Réveille / Son félin, et dis : / Adieu, paradis ! / / Non loin de son lion, l’on voit toujours Yvain / Qui veille / / Stellamaris

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 21:52

http://img48.xooimage.com/files/f/a/9/vigilance-2111906.jpg

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 20:52

L'amour d'une dryade / / Fort / Est l’amour d’une dryade ! / / Il prend chair, irrésistible / Sort, / Dans la chair de son paisible / Lord ! / / Fort / Est l’amour d’une dryade ! / / Vois ! Leur cœur bat la chamade / Tant, / Que lui l’arbore en façade, / Franc ! / / Fort / Est l’amour d’une dryade ! / / Et sa voix nous séduit, elle / Tord / Toute aigreur, tant elle est telle / L’or ! / / Fort / Est l’amour d’une dryade ! / / Quand un couple, en sa balade, / La / Voit, mon Dieu, quelle embrassade, / Là ! / / Fort / Est l’amour d’une dryade ! / / Stellamaris

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 09:11

Pinocchio / / Dis-moi, lutin farceur, / Ne grandit-il encore ? / Que te vaut ce grand nez ? / / « Trois korrigs acharnés, / Pires qu’un matamore, / L’ont tiré sans douceur ! / Quelle infâme noirceur, / Ce ne fut indolore ! » / / Dis-moi, lutin farceur, / Ne grandit-il encore ? / Que te vaut ce grand nez ? / / « Parmi les avinés / Luit, tel un météore, / Gepetto, grand dresseur / De bois, mais grand noceur ! / N’avait-il bu pléthore ? » / / Dis-moi, lutin farceur, / Ne grandit-il encore ? / Que te vaut ce grand nez ? / / « Qu’avez-vous ? Vous cranez ? / Pareil au dinosaure, / J’arbore en grand chasseur / Ce bel avertisseur ! / Aucun n’est plus sonore ! » / / Dis-moi, lutin farceur, / Ne grandit-il encore ? / Que te vaut ce grand nez ? / / « Allez-y, ricanez / Sur ce pauvre pécore / Seul, et sans défenseur … / Je suis bien trop farceur, / Et je mens dès l’aurore! » / / Dis-moi, lutin farceur, / Ne grandit-il encore ? / Que te vaut ce grand nez ? / / Stellamaris

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 12:34

Dans la "Grotte du Diable", en forêt de Huelgoat ...


Au plus noir de la grotte / / Au plus noir de la grotte, / Les démons sont troupeau ! / / C’est une ignoble race ; / Regardez cette face / Plate, tel un crapaud, / Ecrasé sous un pot ! / Ce regard de mélasse ! / / Les démons sont troupeau, / Au plus noir de la grotte ! / / D’effroi, mon cœur grelotte : / J’en entends un qui trotte / Pour venir m’attraper ; / Je finirai râpé / Dans ce pot qui mijote ! / / Au plus noir de la grotte, / Les démons sont troupeau ! / / C’est un atroce rêve, / Car un autre se lève, / Lui dispute ma peau ! / C’est bagarre au tripot, / Chacun brandit son glaive ! / / Les démons sont troupeau / Au plus noir de la grotte ! / / Qu’ils manquent de jugeote ; / Aucun ne me boulotte, / Car, en catimini, / Je file, c’est fini ! / Que cette engeance est sotte ! / / Au plus noir de la grotte, / Les démons sont troupeau ! / / Stellamaris

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 20:07

La dame des bois / / Quelle belle ta tendresse, / Dame, pour ton nourrisson ; / Contre ta joue il se presse, / C’est merveille et grand frisson ! / / C’est un merveilleux garçon, / Qu’elle est douce sa caresse, / Tu tressailles d’allégresse, / Et chantes comme un pinson / / Dans une sublime ivresse / Que certe aucune boisson, / Jus de la vigne qu’on presse, / Assaisonné d’un glaçon / / Ne procure … Et la détresse / D’être ainsi changée en bois, / Par un korrig discourtois, / / Ne t’atteint ni ne t’oppresse ! / Qu’importe ! Il est tant épris / De toi, que toujours tu ris / / Et tu deviens la maîtresse / Des lieux, car, vois, ton bonheur / En éloigne toute peur ! / / Stellamaris

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 21:26

(Photographie : Reflet dans les eaux du canal de la Mine, en forêt de Huelgoat)

Prisonnier du canal / / Au fond de ce canal meurtrier, / – Ses eaux sont glauques ! – / Un monstre herbeux était prisonnier, / Couvert de cloques, / / Tenant colloques, / Seul … Il eut tant aimé les crier, / Ses pleurs, tellement il s’ennuyait. / Quels soliloques ! / / C’est le monde entier, qu’il houspillait / D’ingratitude : / Le soleil qui jamais n’égayait / Sa solitude / / La lune qui non plus ne brillait / Pour ce vieux père, / Ce pauvre hère … / / Mais, pour autant qu’il s’égosillait, / Comme une forge, / À pleine gorge, / / Vers les dieux, nul ne l’oyait prier ! / Car l’onde étouffe / Sa voix, et pouffe … / / Stellamaris

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