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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
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  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 14:25

Cœur et raison / / Le cœur est excessif, souvent l’on s’en méfie : / De l’amour à la haine, étroit comme une main / Est le sentier ; l'on donne vie ; au lendemain / / L'on s'en repent, et pire ! Et la chorégraphie / / Ainsi se perpétue, et l’on s’en stupéfie / Souvent ... Pour l’arrêter et changer de chemin, / L’on se dit « réfléchis ! » Et c’est ainsi que maint / Se tourne vers Raison, voire, la déifie. / / Mais elle est sourde, aveugle, ignore la bonté / Autant que la malice, et ne sait que compter ... / Fol qui croit qu’elle voit le terme du voyage ! / / Quand on lui dit « va là », docile, elle obéit, / Nous montrant le chemin le plus court, le plus « sage » / Vers ce but ... « Quelques morts ? On dirait Pompéi ? / / Qu’est-ce donc ? Les vivants n’en auront plus l’usage ! » / / Souvent l’on craint le cœur, le sachant excessif ; / Pourtant, depuis que l’on vit de Raison le sacre, / C’est d’horreur en horreur, de massacre en massacre, / Qu’Histoire tourne en rond ! C’est par elle, inventif, / / Que l’homme optimisa le carnage massif ! / Sa sagesse qu’on loue est moins qu’un simulacre ; / La leçon est cruelle, et notre peine est âcre ! / Des millions de morts pèsent sur son passif ! / / Car l’être humain n’est qu’un ; si l’intellect et l’âme / Ne se brident l’un l’autre, aussitôt, l’un s’enflamme ; / Ils vont, main dans la main, vers les feux de l’enfer. / / Mais si les passions acceptent que les bride / Le cerveau, mais que lui, loin de faire le fier, / Reste un simple instrument qui ne se prend pour guide, / / Alors, le jour qui vient sera plus beau qu’hier ! / / Stellamaris

(Illustration : "La descente du Christ aux limbes", de Jérôme Bosch (détail))

(Double sonnet quinzain)

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:29

Un froid intense / / Un froid intense a congelé mon âme. / Au fond de moi, la question fusa : / Comment peut-on devenir tant infâme / Et se vanter des morts que l’on causa ? / / Un froid intense a congelé mon âme / Et mon esprit, mon cœur et ma raison ; / Voir ces enfants, Dieu, quel terrible drame, / Ainsi fauchés, tout comme du gazon ! / Homme, dis-moi, quelle est donc cette lame / Qui brisa ton humanité ? Voici / Qu’elle est éteinte en toi, sa belle flamme, / Si, sans frémir, tu pus agir ainsi. / / Un froid intense a congelé ton âme / Et tu mourus, sais-tu, cette saison / Où tu brandis l’odieuse oriflamme / De la vengeance ... horrible exhalaison ! / / Ce froid intense a congelé ton âme / Et se répand, sinistre influenza / À tous ceux qui voient ce mal qui se clame ... / Mais en hiver fleurit le mimosa ! / / Stellamaris(mouwachah)

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 12:06

Mer de sang / / Parfois, le ciel est une mer de sang ; / Une tempête y couve, puis éclate / Rouge écarlate. / Alors, prudent, que l’on se carapate / En toute hâte ! / Le châtiment vient, son souffle est puissant ! / / C’est jour de colère et de deuil sur terre ; / Injustice et faim … Oyez le cri / Jamais tari / Des miséreux ; et le riche rit ! / Il n’a d’esprit, / Si ce malheur odieux l’indiffère ! / / Parfois, le ciel est une mer de sang ; / Une tempête y couve, puis éclate / Rouge écarlate. / Alors, prudent, que l’on se carapate / En toute hâte ! / Le châtiment vient, son souffle est puissant ! / / Le jugement viendra sur le puissant / Et sur chacun ; certes on ne le flatte ! / Tandis qu’éclate / Tout mensonge, survit la vraie agate, / Fleur délicate : / L’homme au cœur humble, aimant, compatissant ! / / Parfois, le ciel est une mer de sang ; / Une tempête y couve, puis éclate / Rouge écarlate. / Alors, prudent, que l’on se carapate / En toute hâte ! / Le châtiment vient, son souffle est puissant ! / / Stellamaris

(Grande bergerette)

(Photographie : crépuscule vu d'avion)

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 21:22

Rumeur / / Telle la méduse qui flotte, / Trop nombreux sont ceux qui ballottent / À tous courants d’opinions … / Vois ! Ils se mêlent des oignons / Des autres, grondant sans vergogne / Comme des chiens galeux, qui grognent ! / N’écoutez pas leur déraison, / Car la rumeur est leur prison ! / / Telle la méduse qui flotte / N’importe quel couillon radote … / C’est un poison ? C’est leur régal, / Le vrai, le faux, leur est égal ! / Comment ne voient-ils qu’ils s’abaissent / Quand, de la boue, ils se repaissent ? / N’écoutez pas leur déraison, / Car la rumeur est leur prison ! / / Telle la méduse qui flotte / D’un courant froid, se ravigote / N’essayez pas le démenti, / Elle sait en prendre parti / Et pis encore s’en délecte, / Et s’enfle, toujours plus abjecte … / N’écoutez pas leur déraison, / Car la rumeur est leur prison ! / / Tel la méduse qui flotte / Pique sans pitié qui barbotte, / Amis, fermez bien votre cœur / Pour que « Ragot » ne soit vainqueur ! / Le seul refuge est dans votre âme, / Entretenez donc cette flamme ! / N’écoutez pas leur déraison, / Car la rumeur est leur prison ! / Stellamaris

(Balladine à trois refrains)

(Photographie : Méduses à Océania)

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 22:25

Échoué en ville / / J'échoue en la ville, / Si loin de la mer … / Un sort bien amer, / Ô, vengeance vile / / D’un destin cruel ! / J'échoue en la ville … / Supplice éternel, / / Mais quel dieu du ciel / Crache tant de fiel ? / J'échoue en la ville ! / / Je voguais, tranquille … / Mon cœur est broyé, / Mieux vaut se noyer ! / J'échoue en la ville ! / / Stellamaris

(Photographie : à Paris, non loin de la Porte de Vanves)

(Sonnet mailleté)

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 21:23

Tyrannie / / Quel est donc ce géant, qui surveille et houspille / Son troupeau de menhirs, semblable à des agneaux / Qui broutent sans malice, apparemment idiots, / Ce pré, si dru, si sec, qu’on dirait une bille ! / / Vois, ils ne pipent mot ! Non, aucun ne babille / Ou ne lève la tête ; on ne voit nuls signaux / De révolution ; ses attributs royaux / Sont fermes ; nul ne s’ose à lui chercher bisbille ! / / Mais il est inquiet ! Il apprend des humains : / Ben Ali, Moubarak, Saleh, et d’autres … Maints / Tyrans ont du s'enfuir, leurs peuples les rejettent ! / / Ses sujets dorment trop, il ne court nul danger … / Mais nous, réveillons nous ! Apprenons à changer / Ce monde où l’injustice est la suprême quête ! / / Stellamaris

(Photographie : menhirs près de Carnac)

(Sonnet marotique)

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 15:58

Sur l’onde irisée / / Sur l’onde irisée, huileuse de mazout, / Nage un goéland. Mais quelle peine purge / Donc cet anaon ? Vois, il ne s’en insurge ! / Cruel est ce knout ! / / Que fut-il jadis, pour que cette torture / Devienne son sort ? Un gros industriel, / Polluant sans honte et la terre, et le ciel, / Pour que « profit » dure ? / / Peut-être plutôt, comme toi, comme moi, / Quelqu’un de quelconque, aimant à vivre et rire, / Mais, naissant au monde en l’ère du délire ; / Sans aucun émoi, / / Jouissant en paix, en bonne conscience, / De tous les plaisirs, et de tout le confort / Qui nous sont offerts, et sans le moindre effort, / Par « Mère Science ». / / « Mère », en es-tu sûr, homme ingrat, oublieux ? / Du limon naquit, un jour, ton beau visage ! / En le reniant, certes non, tu n’es sage ! / Ouvre donc les yeux ! / / Stellamaris

(ode sapphique)

(photographie : jeune goéland dans le port de Bergen)

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 20:44

Oubli ? / / La Lybie en feu … Tout drame en chasse un autre, / L’on ne parle plus, ou presque, du Japon. / Son appel pressant, qui l’entend, qui répond ? / Sa douleur soit nôtre ! / / Stellamaris(strophe sapphique)

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 22:10

Le point de départ de ce poème a été le nom des deux goélettes de la Marine Nationale sur cette photo, l'Étoile et la Belle Poule ... Même si le résultat est assez éloigné du point de départ !(rondeau nouveau en décasyllabes)

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 10:21

Balafre / / C’est comme une balafre au travers de ma ville, / Elle dévore tout, pareille au crocodile, / Et la cité devient un univers hostile ! / Une année est passée, il en reste encor deux / / À supporter ce bruit, et toute la poussière / Qui, les jours de grand vent, obscurcit la lumière / Et, quand il pleut, la travestit en fondrière … / Qu’est la plus belle rue ? Un horrible entre-deux ; / / C'est un chantier, un no man’s land … Et ce vacarme ! / Dès l’aube jusqu’au soir, c’est une lance, une arme / Qui vrille le cerveau, et chacun s’en alarme ! / Et le sommeil, la nuit, qu’il est cauchemardeux : / / Des êtres monstrueux, d’horribles pelleteuses / Hurlent dans ton sommeil … Des bêtes furieuses, / Que nul ne saurait fuir, c’est des fièvres aphteuses / Bannissant tout repos … Quel réveil cafardeux ! / / Stellamaris

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