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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 19:40

Rassurez-vous, ce poème n'est pas autobiographique, mais inspiré par un livre-cri sur lequel je suis en train de travailler en tant qu'éditeur pour une parution vers la fin de l'année, "Le cri du papillon indigo", d'une amie chère, Liza Peninon ...

Ombre obscure / / Au plus profond de l’ombre obscure, / C’est la douleur, couleur de sang / Qui souvent nous emplit – Puissant / Est son appel ! – Notre ossature / / Prend sa couleur et son allure, / Et la feuille se flétrissant, / C’est la mort, parfois, que l’on sent / Venir … Notre cri : Terreur pure … / / Mais c’est alors que le soleil / Soudain, lance un rayon vermeil / Qui pourrait le croire ou l’admettre ? / / C’est une rencontre, un bonjour … / L’on se sent, le souffle moins court, / Revivre … Encore un jour, peut-être ? / / Stellamaris

(Photographie : Intérieur d'un massif de fleurs)

(Sonnet marotique)

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 11:32

D’où le vent souffle / / Nul ne sait d’où le vent souffle, / La muse guide ses pas ; / Mais, parfois, il se camoufle, / Je suis sourd, ne l’entends pas. / / Alors, triste, je pantoufle / Tant me manquent ses appas, / Je me sens comme un maroufle / Qui mérite le trépas. / / Mon Cygne, pourquoi te taire ? / Je suis triste et désespère / Quand je crois que tu t’enfuis ! / / Toi, qui bailles aux corneilles, / Ami, lave tes oreilles ! / Je ne pars ; toujours, je suis ! » / / Stellamaris

(Sonnet marotique)

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:52

La roue / / Parfois, les mauvais jours, l’on n’avance qu’en rond, / Captifs dans une cage où toute peine est vaine ; / Maints hommes, trépignant, se vautrent dans la haine, / La rage, ou le dépit … Fiers, autant qu’un baron, / / Incrédules, tu vois, ils ruminent l’affront / Qui, croient-ils, leur est fait ; et leur chute soudaine / Leur est aussi pesante et lourde qu’une chaine ; / Leurs pathétiques cris ? Des éclats de clairon ! / / Que la sagesse enseigne alors comment se taire / Et descendre en son cœur, ce serait salutaire ! / Sans rancœur, l'on pourrait apprivoiser son sort : / / L’on trime dans la roue ? Oui ! Si l’on ne fait grève, / Poursuivant avec tous, humblement, notre effort, / C’est le fardeau du monde, à la fin, qui s’élève ! / / Stellamaris

(Photographie : La roue du monte-charges du Mont Saint-Michel, autrefois actionnée par plusieurs hommes marchant à l'intérieur)

(Sonnet régulier)

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 21:01

Une ruine / / Au bord du loc’h, c’est une ruine, / Que battent la pluie et le vent, / Que drape une cape de bruine, / Un manteau de brouillard, souvent. / Peu nombreux ceux qui le remarquent, / Que reste-t-il de ce château ? / Quelques pierres, incognito, / C’est ce que nous laissa la Parque. / / L’on peut voir, dans un cimetière / Plus de vie – ou de morts vivants ? – / Que dans ce lieu. C’est une bière, / Un tombeau d’espoirs décevants. / Oncques nul n’y vit nul monarque, / Mais juste de simples soldats, / Guettant à devenir fadas … / C’est ce que nous laissa la Parque. / / Croyez-vous y voir des fantômes ? / Non ! Qui pourrait croire cela ? / Bien plus distingués sont leurs homes, / Ils sont grands seigneurs ! Oh là là ! / Et dans leurs demeures de marque, / Ils se croient encore autrefois … / Mais ce néant, là, que tu vois, / C’est ce que nous laissa la Parque. / / Ami, quand un jour, j’y débarque, / La solitude de ces lieux / M’émeut … Je ne sais trouver mieux / Que ce que nous laissa la Parque ! / / Stellamaris(Photographie : Ardvreck Castle et le Loc'h Assynt)(Grande ballade)

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 20:36

Noces funèbres / / Sur les collines d’Écosse, / Dans un bois ou dans un champ, / Parfois, une ombre véloce, / Passe ; alors un triste chant / Résonne … Qu’il est touchant ! / Comme en mon rêve de gosse, / C’est, des fantômes, la noce ! / / L’on croit que, comme un molosse / Dont les crocs ont le tranchant / D’une épée, ils nous désossent / Notre chair nous arrachant … / Je les ai vus, me cachant … / Mais aucun n’est si féroce ! / C’est, des fantômes, la noce ! / / Ils pleurent leur mort précoce, / Leur semi-vie au couchant ; / Mais quand Amour les embosse, / Ils accourent, s’en fichant ! / Ils s’avancent, chevauchant / La brume, comme une rosse … / C’est, des fantômes, la noce ! / / Quand ils dansent, trébuchant, / Leur pas n’est guère aguichant ? / Mais l’apparence, ils s’en brossent, / C’est, des fantômes, la noce ! / / Stellamaris

(Photographie : en Écosse ...)

(Ballade balladante)

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 10:26

Recouvrance / / Le pont rend son tablier, / Et plus personne ne passe. / Recouvrance est oublié, / Et d’être isolé se lasse ; / Que lui vaut cette disgrâce ? / Écoutez son plaidoyer, / Ce quartier, c’est mon foyer ! / / Déjà, pour le chansonnier, / N’y vit que la populace / Pour qui, pourquoi le nier, / La vie est longue mélasse ; / « Pas de chance », l’on s’en lasse ! / Écoutez son plaidoyer, / Ce quartier, c’est mon foyer ! / / Il est dur comme l’acier / Ce peuple qui vit en face / Des beaux quartiers ! Le nier ? / Oh, que nul n’ait cette audace, / Il est hargneux et tenace ! / Écoutez son plaidoyer, / Ce quartier, c’est mon foyer ! / / On le méprise ? Il se tasse, / Mais âpre est sa carapace ! / Écoutez son plaidoyer, / Ce quartier, c’est mon foyer ! / / Stellamaris

(Ballade baladante avec refrain sur deux vers)

(Photographie : Opérations de remplacement du tablier du Pont de Recouvrance en vue du passage du tramway)

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 22:26

Abécédaire / / A , fier comme Artaban, préside en grand seigneur ; / B se tient à sa droite et chante le bonheur. / C nous donne le calme et la douceur de vivre, / Orné d’une cédille, il danse, Ça m’enivre ! / D, c’est la déraison, douce euphorie du cœur, / E muet, son silence ouvre l’oreille au chœur / Des Êtres Éthérés qui servent le Seigneur ; / Avec un accent grave, en revanche, il est triste ; / Fou de douleur est l’F, mais sa peine est artiste … / G, gros et gras géant ; sur ses pas, la terreur / Mais l’e sait l’adoucir, entends le Geai siffleur ! / Chaque lettre : Un trésor pour le collectionneur ! / / H, arme du bourreau, craignez l’exécuteur ! / I, petit, riquiqui, réside en la hauteur ; / Je vous le dis, sans « j », « je » fond, comme du givre ! / K claque, met KO : Un démon, une vouivre ! / L vole, langoureux, comme un oiseau charmeur ; / Il précède M, amour parfois dévastateur / Qui se transforme en N trop souvent, quel malheur ! / O, n’est-ce le soleil, ou, du cirque, la piste ? / P règne par la peur, Ubu surréaliste ! / « Que ferais-je sans Q ? », dirait un humoriste. / R erre sans relâche, éternel voyageur ! / Chaque lettre : Un trésor pour le collectionneur ! / / S, ce serpent qui siffle est pourtant séducteur ; / Un Thé, avec du lait ? Victorienne rigueur ! / U hulule la nuit, quand les morts se délivrent ; / V, vampire, le suit, boit le sang, dit le livre ! / Le W bégaye, il est piètre orateur … / X est une inconnue ; osée, ou sans pudeur ? / Y est précieux comme un ambassadeur ; / Z, un drôle de zèbre, est dernier de la liste ! / L’alphabet, ce pays qu’on visite en touriste / Dispense à qui sait voir splendeur après splendeur ! / Chaque lettre : Un trésor pour le collectionneur ! / / Stellamaris(Ballade en douzains, sans envoi)

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 08:34

Jeu de rôles / / Devenir, pour quelques instants / – Comme le matin l’on se sape / Pour se déguiser, d’une cape – / Sorcière de quinze printemps, / Viking, en des temps inquiétants ; / Parente, en l’île de Fionie / D’un seigneur puissant – Qui le nie ? – : / Un soir de rêves entêtants ! / / Avec ses amis combattants / Partir traquer l’énorme bête, / Le sanglier, qui fonce tête / Basse, droit sur la lance ! Instants / Cruciaux ! L’on tient bon, constants / Et fiers, on l’attend, on l’achève, / Puis, le cœur fier, on se relève … / Un soir de rêves entêtants ! / / Surprendre, les cœurs palpitants, / De fiers sorciers ; puis, dans la neige, / Les suivre jusqu’au bourg. Quel piège / Tendent-ils ? Des runes, à temps, / Déjouer les dangers patents ; / Triomphants, sauver la princesse … / C’est ainsi que les héros naissent ! / Un soir de rêves entêtants ! / / Quand on se quitte, tout contents, / L’on prévoit, avec allégresse, / De poursuivre ; c’est la promesse / D’un soir de rêves entêtants ! / / Stellamaris

(Photographie : L'écran de jeu officiel du Jeu de Rôles "Yggdrasil" ; ce poème raconte une soirée passée à y jouer)

(Petite ballade)

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 18:00

Stellamaris La légende de la ville d'Ys / / Sonnet maître – La légende / / Gradlon le grand de Cornouaille / Aimant sa fille à la folie, / L’Amour excessif, toujours lie ; / Quel sort funeste ! Et l’on crie « Aïe, / / Quel malheur ! » Chaque cœur tressaille : / « Dieux ! Quelle cruelle ordalie ! / Ys, sous les flots, ensevelie ; / Voilà, son peuple est à la baille ! » / / « Châtiment ! », prêche le recteur ; / « Un exemple pour le pécheur ; / Qu’il renie enfin sa malice ! » / / Dahud ricane sous les flots : / « Ahès, est ma libératrice, / La gardienne de ces enclos ! » / / 1 – Le roi Gradlon / / Gradlon le grand, de Cornouaille / Était un sage souverain ; / Tous craignaient sa poigne d’airain / Quand il partait à la bataille ! / / L’ennemi vaincu, crie, et braille / / « Nous sommes perdus ! Suzerain, / Pardonne-nous ! » Mais lui, serein, / Fait ses vassaux de la canaille ! / / Oncques ce roi ne trébucha, / Toujours agile, comme un chat, / Dans les guerres, la politique … / / Sa sagesse fut abolie / Il a chu – Passion épique – / Aimant sa fille à la folie ! / / 2 - Dahud / / Aimant sa fille à la folie, / Il lui fit un présent divin ! / Car « “ Moins ” », disait-il, « serait vain ! / Elle est si belle et si jolie, / / Et si noble ; “ moins ” l’humilie ! » / / Il lui donna donc, pour ses vingt / Ans, cette ville ; l’écrivain / Osant la chanter, la spolie, / / Car même le superlatif / Tressaille, puis devient poncif … / Je n’ose la glossolalie … / / Non, tout mot prend peur et se tait ! / Pour toujours, sa raison partait … / L’amour excessif, toujours, lie ! / / 3 – Les racines du drame / / L’amour excessif, toujours lie, / Gradlon fut pris de cécité … / Dahud régnait sur la cité / En païenne, comme Athalie / / Que fustigeait le grand Elie ; / Et Gwénolé, cet exalté, / En rageait, par l’ire emporté ! / Le calice, jusqu’à la lie / / Entre les deux fut bientôt bu ; / Tôt, la princesse et le barbu / Par le mot se désentripaillent … / / Quelle âpreté dans ce conflit ! / Ainsi, le drame fait son lit, / Quel sort funeste ! Et l’on crie « Aïe ! » / / 4 – Conflit de grands / / Quel sort funeste ! Et l’on crie « Aïe, / Comment cela va-t-il finir ? / Maudire est plus fort que bénir ? » / Non, ce n’est plus de la rouscaille : / / Chacun d’eux, tel de la racaille / / Incapable, sauf de haïr, / Le cœur fermé, n’a qu’un désir : / Que son rival crève ou défaille ! / / Le dénouement sera sanglant ; / En otage, le cœur tremblant, / Le bon peuple, vile piétaille, / / Quand les grands luttent, ombrageux, / N’en comprend guère les enjeux … / Quel malheur ! Chaque cœur tressaille ! / / 5 - Ordalie / / Quel malheur ! Chaque cœur tressaille ! / / L’Évêque et Dahud divaguant, / En naîtra-t-il un ouragan ? / Hélas ! Voici que chaque ouaille / / De leur combat, devient cobaye ! / Et, vraiment, c’est inélégant : / Ahès, Christ, brigande et brigand, / Sont enrôlés ! Chacun ferraille ! / / Et sur la ville, et sur ses ports, / Ils s’affrontent à coup de sorts ; / L’un deux, avec les flots s’allie / / L’autre, avec la terre et les vents … / Chanceux seront les survivants ! / Dieux ! Quelle cruelle ordalie ! / / 6 - Submersion / / Dieux ! Quelle cruelle ordalie ! / / Que gagner à cet examen ? / Ce n’est un dieu contre l’humain, / Qui le délivre ou l’exfolie ; / / Deux astres en périhélie / Trop proches : Leur effet commun, / Annihiler tout lendemain ; / Et l’espérance est abolie ! / / Voici, l’apocalypse est là ; / Portail ouvert vers l’au-delà / Et c’est en vain que l’on supplie ! / / La vague vient de nulle part ; / Vois Gradlon qui pleure, hagard, / Ys, sous les flots, ensevelie ! / / 7 – À la baille ! / / Ys, sous les flots, ensevelie ; / Aucun humain ne la voit plus, / Même par les plus grands reflux, / Mais nul, cependant, ne l’oublie … / / Maint barde ou poète publie / Son souvenir, et quand je l’eus / Lu, je fus de douleur perclus ! / Ces vers : une image pâlie / / Du coup que je pris droit au cœur / Quand j’entendis, pour ma stupeur, / Cette histoire, qui me tenaille / / Et m’obsède toujours la nuit, / Depuis lors, et jusqu’aujourd’hui … / Voilà, son peuple est à la baille ! / / 8 – Récits / / Voilà, son peuple est à la baille ; / Au long des siècles le récit / De ces jours, s’entend par ici ; / Et même si la voix criaille / / D’émotion, vaille que vaille, / Il est bon qu’il en soit ainsi ! / Comme il faudrait être ranci / Pour ricaner, avec gouaille ! / / Ce jour, commença le déclin, / Du pays ; il est orphelin / À jamais de sa capitale … / / Mais, profitant de la terreur, / Qui jongle avec, comme une balle ? / « Châtiment ! », prêche le recteur ! / / 9 – Châtiment / / « Châtiment ! », prêche le recteur ; / « Dahud était une sorcière / Le cœur arrogant, l’âme fière, / Qui défiait, avec aigreur / / Jésus, le Christ, notre sauveur ! / Elle repoussait la lumière, / Crachait sur l’évangéliaire ; / Et de plus, comble de l’horreur, / / Elle tuait, en sacrifice, / Ses amants ; odieux supplice ! / Qui donc ouït telle noirceur ? / / Que celui dont la faute est ample, / Médite son sort, le contemple ! / Un exemple pour le pécheur ! » / / 10 – Prêche / / « Un exemple pour le pécheur, / Que cette immonde tragédie ; / S’il voit comment la perfidie / Est punie, il peut prendre peur / / Et, par un sursaut salvateur / Quitter sa conduite étourdie ; / Il entendra la mélodie / Des archanges, quelle splendeur ! / / Ici-bas, que perdra-t-il ? Rien ! / Il trime comme un galérien, / De maléfice en maléfice ; / / Pour s’extraire de ce taudis / Et pour goûter au paradis, / Qu’il renie enfin sa malice ! » / / 11 – Calice / / « Qu’il renie enfin sa malice, / Et que les pleurs lavent ses yeux / Tandis qu’il renonce aux faux dieux ! / Vite ! Car sinon, la milice / / De l’enfer, prépare un supplice / Comme celui dont les aïeux / Qui vivaient en Ys, orgueilleux / Ont bu le douloureux calice ! » / / Pour qui se prend-il, l’arrogant ? / Je voudrais lui jeter le gant / Pour médire ainsi de ma reine ! / / Ahès ! Que son bec reste clos ! / Mais elle est stérile, sa haine, / Dahud ricane, sous les flots ! / / 12 – Sirènes / / Dahud ricane, sous les flots / Car tous ses gens furent sauvés, / Ainsi qu’elle, vous le savez, / Dans le pays des cachalots ! / / Ils ne craignent plus les complots ; / Tritons, sirènes, préservés / À jamais de tous les Yahvés / Usurpateurs, ces mégalos ! / / Ils chantent toujours la louange / De celle qui, mieux qu’aucun ange / Les garda, les mit à l’abri ; / / La princesse conduit l’office / En clamant, comme il est prescrit : / « Ahès est ma libératrice ! » / / 13 – Office de louange / / « Ahès est ma libératrice / Et chaque jour, je la louerai, / La bénirai, la chanterai ! / Que tout le peuple, de l’abysse / / Sauvé, chante avec moi, qu’il bisse / Et trisse, à jamais sans arrêt / Ce tout nouvel hymne secret / Que m’enseigna ma bienfaitrice ! / / Oui, pour les âges infinis / Nous chanterons ces jours bénis ; / Nous avons vu venir notre heure, / / Bien amers étaient nos sanglots ; / Elle n’a point permis qu’on meure, / La gardienne de ces enclos ! » / / 14 – Sur les tours de la Cathédrale / / La gardienne de ces enclos / Ne bénit pas que la princesse ! / Elle n’eût, par suite, de cesse / – Pour bien se moquer des calots, / / Ces robes noires, teints pâlots, – / De manœuvrer avec adresse / Pour que le Roi – n’est-ce prouesse ? – / Reçoive, du clergé, les los. / / Sur les tours de la Cathédrale / De Quimper, vois sa face pâle / Qui domine, ironiquement, / / L’évêque et toute sa prêtraille ! / Pareille revanche ne ment, / Gradlon le grand, de Cornouaille ! / / Stellamaris

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 12:42

Le géant et la rivière / / « Rivière d’amour, viens à moi / Car je suis tien, vois ; sois donc mienne ! / Que puis-je t’offrir, qui te tienne / À cœur, éveillant ton émoi » / / « Ma vallée est large, banale ; / Prends ta hache, fends la d’un coup, / Je t’en remercierai beaucoup ! / Pour une gorge, je m’emballe ! » / / « Rivière d’amour, viens à moi / Car je suis tien, vois ; sois donc mienne ! / Que puis-je t’offrir, qui te tienne / À cœur, éveillant ton émoi » / / « Au secours ! » Entends son cri d'effroi : / « Tu frappas trop fort, sort de chienne, / Vois cette prison qui m’aliène ; / Je ne puis retourner vers toi ! » / / « Rivière d’amour, viens à moi / Car je suis tien, vois ; sois donc mienne ! / Que puis-je t’offrir, qui te tienne / À cœur, éveillant ton émoi » / / Stellamaris

(Photographie : Corieshalloch Gorge, en Écosse)

(Moyenne bergerette)

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