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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 09:08
Cette nuit, mon Cygne s'est envolé jusqu'en Brocéliande, autre forêt magique s'il en est ...

 Val sans Retour / / Fatal à l'infidèle est le Val Sans Retour : / Chaque sente y descend, aucune n'en remonte. / Morgane règne là, jalouse de l'Amour ; / Fatal à l'infidèle est le Val Sans Retour ! / Il doit rester ici, prisonnier de sa tour ; / Y demeurer reclus, à sa plus grande honte ! / Fatal à l'infidèle est le Val Sans Retour : / Chaque sente y descend, aucune n'en remonte. / / Stellamaris
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 21:46
En forêt de Huelgoat, certaines rencontres sont plus inquiétantes que d'autres ...

Tête de mort / / Que fait cette tête de mort / À l'affut sous autant de mousse ? / Veut-elle nous jeter un sort ? / Que fait cette tête de mort ? / Mais non ! C'est un géant qui dort ! / Ne craint rien qui ne le courrouce ! / Que fait cette tête de mort / À l'affut sous autant de mousse ? / / Stellamaris
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 20:34
On rencontre d'étranges lieux en Huelgoat. Cet escalier mène à une grotte qui ne doit pas faire plus de 30 à 40 cm de haut ...

Qui ? / / Quel habitant des bois demeure en cette grotte, / Posant sur l'escalier ses petits pieds menus ? / Il n'est guère plus grand que Dame la Hulotte ! / Quel habitant des bois demeure en cette grotte, / Une fée, un korrig, à l'antique jugeote ? / Voudrait-on se cacher, nos coeur sont mis à nus ! / Quel habitant des bois demeure en cette grotte, / Posant sur l'escalier ses petits pieds menus ? / / Stellamaris
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 19:30
En Huelgoat, la forêt tout entière est un immense poème ...

Écrit sur le roc / / Sur les rocs, sont gravés des signes inconnus ; / Je voudrais les traduire, en faire mon poème ! / Des runes, assurément ; nous voilà prévenus ; / Sur les rocs, sont gravés des signes inconnus. / Est-ce donc un oracle ? Et de quels Dieux cornus ? / Et qui le retranscrit, sera-t-il anathème ? / Sur les rocs, sont gravés des signes inconnus ; / Je voudrais les traduire, en faire mon poème ! / / Je les sens chuchoter un murmure ténu, / Résonnant en mon coeur comme un simple
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 17:11
Nolwenn et Yann / / J'entends crier un goéland /Pour me raconter son histoire ; / Car c'est un drame époustouflant ! / J'entends crier un goéland, / Et j'écris ce poème lent, / Que ne se perde sa mémoire ; / J'entends crier un goéland / Pour me raconter son histoire. / / Il fut Yann, un marin-pêcheur / Un solide gars de Molène ; / Mais la mer est parfois sans cœur ! / Il fut Yann, un marin-pêcheur / Naufragé, par un soir de peur / Et de tempête à perdre haleine. / Il fut Yann, un marin-pêcheur / Un solide gars de Molène. / / C'est un anaon maintenant ; / Il vole au vent, l'aile légère, / Errant sans fin, tourbillonnant ... / C'est un anaon maintenant ! / Il s'attarde, tout en planant, / Sur le port, ne peut s'en abstraire ... / C'est un anaon maintenant ; / Il vole au vent, l'aile légère. / / C'est là qui aperçut Nolwenn, / La belle ravaudait ses voiles ; / Il se crut soudain en Éden ! / C'est là qu'il aperçut Nolwenn ; / Comment ne pas rêver d'hymen, / Quand elle éclipsait les étoiles ? / C'est là qu'il aperçut Nolwenn, / La belle ravaudait ses voiles. / / Suppliant, il l'obtint d'En-Haut, / Cette faveur empoisonnée : / Redevenir un homme, aussitôt. / Suppliant, il l'obtint d'En-Haut ; / Le prix : Ne pouvoir dire un mot ! / La peine est disproportionnée ! / Suppliant, il l'obtint d'En-Haut / Cette faveur empoisonnée. / / Il sût attirer son regard, / Il était de belle tournure. / C'est en l'aidant, dans le hangar, / Qu'il sût attirer son regard ; / Il mit en œuvre tout son art / Pour ajuster une rainure ; / Il sût attirer son regard, / Il était de belle tournure. / / Tous les jours il vint travailler / À restaurer sa goélette / Comme il aimait la côtoyer ! / Tous les jours il vint travailler, / L'on vit son bateau flamboyer ; / Quelle complicité muette ! / Tous les jours il vint travailler / À restaurer sa goélette. / / Un jour, l'ouvrage fut fini, / La belle vers d'autres contrées / Mit la barre en catimini. / Un jour, l'ouvrage fut fini, / Vers un pays indéfini, / Elle s'en fut. Larmes prostrées ! / Un jour, l'ouvrage fut fini, / La belle vers d'autres contrées / / Partit. Et le pauvre fut seul ! / Il pleure. C'est la fin du rêve. / L'espoir d'une noce au glaïeul, / Partit. Et le pauvre fut seul ; / Autant revêtir son linceul ! / Elle est ‒ et de peine il en crève / Partie. Et le pauvre fut seul ! / Il pleure. C'est la fin du rêve. / / Tristement, il reprit son vol, / Criant, jusqu'à la fin des âges. / Sa peine et son immense dol. / Tristement, il reprit son vol, / Errant sans but, à moitié fol. / Sur terre, aux cieux, aucuns ancrages ! / Tristement, il reprit son vol, / Criant, jusqu'à la fin des âges. / / J'entends crier un goéland /Pour me raconter son histoire ; / Car c'est un drame époustouflant ! / J'entends crier un goéland, / Et j'écris ce poème lent, / Que ne se perde sa mémoire ; / J'entends crier un goéland / Pour me raconter son histoire. / / Stellamaris

(Note : en breton, un anaon, c'est un trépassé, un revenant)
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 00:24
Un lutin / (rencontre en Huelgoat) / / C'est un lutin très mutin, / Ou peut-être un diablotin, / Qui ne m'a laissé de marbre / Quand je le vis dans cet arbre ; / / Il me regarde, grognon / Comme un mauvais compagnon ; / N'est-ce pas inconscience / De lui faire confiance ? / / Pourquoi donc boude-t-il tant ? / Je ne l'agresse pourtant ! / Je voudrais qu'il se déride, / Que son rire se débride ! / / Mais je sais quoi lui conter, / Qui pourra le contenter ! / Et, très bientôt, en cadence, / Nous entrerons dans la danse ! / / Je lui dis que, près d'ici, / Une fée est en souci / De se sentir bien seulette ; / Elle convoque une fête ! / / La dame, d'un seul clin-d'œil, / A su vaincre mon orgueil ; / J'ai craqué, d'entendre bruire / Ses ailes , pour me séduire. / / Elle cherche, pour mari, / Quelqu'un de son gabarit : / Korrigan, lutin, ou gnome, / Pour son cœur serait un baume ! / / Elle m'a donc fait mander / Pour bien vite demander / À toute la gent menue / De festoyer sous la nue ! / / C'est au plus joyeux du bal / Qu'elle élira son égal ; / Il épousera la brune, / Le soir même, sous la lune. / / De pouvoir, moi, simple humain, / Lui donner un baise-main / En cet instant ineffable, / Est un bonheur incroyable ! / / Stellamaris
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 22:49
Toujours cette merveilleuse forêt de Huelgoat ...

La porte / / Nul n'entre dans le bois sans passer par la porte, / Et quand je la franchis, toujours, s'ouvrent mes yeux ; / Yeux d'or, ailes d'argent, que la fée est accorte ! / Nul n'entre dans le bois sans passer par la porte, / Et le monde s'enfuit. Ses soucis ? Peu m'importe, / Car j'ai franchi le seuil des demeures des dieux ! / Nul n'entre dans le bois sans passer par la porte, / Et quand je la franchis, toujours, s'ouvrent mes yeux. / / Stellamaris
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 22:58
Je vous ai déjà présenté le gardien qui veille sur la forêt de Huelgoat côté Allée Violette. Celui-ci vous surveillera si vous y entrez par le moulin ...

Troll gardien / / Quand chût l'épais manteau blanc / La forêt s'est endormie ; / Chaque fée, en chancelant, / Quand chût l'épais manteau blanc, / Se cacha d'un pas dolent ; / Je n'y vis aucune amie ! / Quand chût l'épais manteau blanc / La forêt s'est endormie. / / Un seul resta vigilant : / Ce troll ne cessa sa veille. / Quand le froid se fit cinglant, / Un seul resta vigilant, / Ce gardien mirobolant, / Pour protéger la merveille ! / Un seul resta vigilant : / Ce troll ne cessa sa veille. / / Je ne crains que les relents / Du temps souillent la magie / De ces lieux étincelants ; / Je ne crains que les relents / De siècles si violents / N'en causent l'hémorragie ! / Je ne crains que les relents / Du temps souillent la magie. / / Stellamaris
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 19:53
Nul ne peut rentrer dans la forêt de Huelgoat en passant par l'Allée Violette, sans affronter ce terrible gardien ...

Le gardien (rencontre en Huelgoat) / / Depuis un temps immémorial, / Primordial, / Impérial, il monte la garde. / Toujours, sa mine est si furibarde, / Qu'on le croirait dictatorial ! / / Chaque passant, sous son bestial, / Impartial / Et glacial regard qui nous darde / Depuis un temps immémorial, / Primordial / / Courbe l'échine. Instant crucial ... / Et nuptial ? / Ton coeur égal plaît ? Il te bombarde / Prince des lieux ! Et, toujours fêtarde, / La fée accourt, t'invite à son bal ! / / Depuis un temps immémorial, / Primordial, / Impérial, il monte la garde, / Toujours, sa mine est si furibarde, / Qu'on le croirait dictatorial ! / / Stellamaris
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:07
J'ai essayé d'imaginer l'origine de ce visage, rencontré en forêt de Huelgoat, fief de la Déesse Ahès, la géante, divinité de la pierre, mais aussi de la mort et de la renaissance ...


Un Dieu (rencontre en Huelgoat) / / Outrepassant toute mesure, / Monsieur se prenait pour un Dieu. / Ahès, pour cette forfaiture, / Outrepassant toute mesure, / Figea dans le roc sa figure ! / Aux vivants, il put dire Adieu ! / Outrepassant toute mesure, / Monsieur se prenait pour un Dieu.

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