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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 21:29

http://img26.xooimage.com/files/4/d/0/le-dormeur-sous-la-mousse-1f96770.jpg

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 15:02

Ondin / / C’est au sein de l’eau claire / Que je vis cet ondin, / Petite mine altière / Que bouffit le dédain. / / Sur ses jambes de pieuvre, / Il dansait, l’air badin, / Souple, tel la couleuvre ; / On eut dit un gandin, / / Un dandy ridicule, / Simple vertugadin, / Prétentieux comme Hercule, / Si fier d’être blondin ! / / Mais, tandis qu’il gambille, / Un charme naît ; soudain, / Mon regard se dessille ; / Je serai paladin / / Pour vous conter son peuple ! / Miracle d’Aladin / Le Clair Ruisseau se peuple, / Et j’en suis citadin ! / / Stellamaris

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 12:57

Un chevalier miniature / / Je vis un chevalier, pas plus grand que mon pouce, / Qui brandissait sa lance au plus profond du bois, / Juché sur un vieil arbre au tronc couvert de mousse, / Rêvant au temps jadis, aux glorieux tournois / / Où, toujours, il vainquait ; que tous craignaient son ire ! / Quand, pour défendre Arthur, il hissait ses pavois, / Quel meilleur défenseur eut donc ce noble sire ? / Vraiment, seuls survivaient ceux qui fuyaient, pantois / / Devant tant de vaillance ! Il est toujours fidèle, / Sans répit, vigilant comme aux jours d’autrefois / Les fantômes errants s’enfuient à tire-d’aile, / Nul ne peut en ce lieu distiller ses effrois ! / / Certes, bien peu le voient ; de ceux qui l’aperçoivent / Maints se gaussent souvent : Grand comme un petit-pois / Qui peut-il affronter ? Certes, ils ne conçoivent / Quelles terreurs sans nom écartent ses abois ! / / Stellamaris

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 10:32

Hurlement

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 16:10

Le cadeau des fées / / Regardez-le qui dort / Dans la béatitude, / Bercé de songes d’or ; / Douce est sa quiétude ! / / Regardez, il sourit / En toute plénitude, / Heureux comme un cabri ; / Pourquoi cette attitude ? / / Un jour qu’il pleurait fort, / Il la vit – gratitude ! – : / Une fée – un trésor ! – / Chassa sa solitude ! / / Depuis lors, son esprit / A pris son altitude. / Dans son rêve fleuri, / Aucune lassitude, / / Merveilleux réconfort ! / Son prix : cette hébétude ; / Personne n’en ressort, / C’est une certitude ! / / Stellamaris

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 21:36

Un spectre dans l’onde / / Quel est ce spectre de marin / Qui m’apparut dans l’onde sombre ? / Cherchant à cueillir un quatrain, / Je m’attardais en cet écrin / Où le magique est souverain, / Huelgoat … Dans la pénombre … / / Quel est ce spectre de marin / Qui m’apparut dans l’onde sombre ? / / Un noir ruisseau, ses eaux d’airain / Semblaient chanter un air chagrin … / Mais … Un visage, un galurin ? / Quoi, ce reflet ? C’est donc une ombre ? / / Quel est ce spectre de marin / Qui m’apparut dans l’onde sombre ? / / Il périt dans un méchant grain / En Ys, royaume sous-marin / Dont Dahud est le souverain … / Les défunts y sont en surnombre ! / / Quel est ce spectre de marin / Qui m’apparut dans l’onde sombre ? / / Celui que d’amour elle étreint / Est conduit, par un souterrain / Dans son bosquet le plus serein … / Il y vit, plus jamais n’y sombre ! / / Quel est ce spectre de marin / Qui m’apparut dans l’ombre sombre ? / / Stellamaris

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 21:37

Yann de la lune / / Yann, marin de fortune / Du haut du mat de hune, / En contemplant la lune, / Se disait : Qu’elle est belle ! / / Chaque mer ou lagune, / Chaque désert, ou dune, / Est écrin, est tribune / Tout juste digne d’elle ! / / Il n’est blonde, ni brune, / Non, il n’en n’est aucune / Qui ne vaille une thune / Près de ma demoiselle ! / / Quand il cassa sa prune, / Il reçut en dot d’une / Faveur bien peu commune : / Prendre forme d’icelle ! / / Stellamaris

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 10:21

Balafre / / C’est comme une balafre au travers de ma ville, / Elle dévore tout, pareille au crocodile, / Et la cité devient un univers hostile ! / Une année est passée, il en reste encor deux / / À supporter ce bruit, et toute la poussière / Qui, les jours de grand vent, obscurcit la lumière / Et, quand il pleut, la travestit en fondrière … / Qu’est la plus belle rue ? Un horrible entre-deux ; / / C'est un chantier, un no man’s land … Et ce vacarme ! / Dès l’aube jusqu’au soir, c’est une lance, une arme / Qui vrille le cerveau, et chacun s’en alarme ! / Et le sommeil, la nuit, qu’il est cauchemardeux : / / Des êtres monstrueux, d’horribles pelleteuses / Hurlent dans ton sommeil … Des bêtes furieuses, / Que nul ne saurait fuir, c’est des fièvres aphteuses / Bannissant tout repos … Quel réveil cafardeux ! / / Stellamaris

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 09:24

Un fier pirate / / C’était un fier pirate, un écumeur des mers, / Qui, par tous temps, osait sortir, et même vers / Ys l’immense cité des portes des enfers : / Les plus terribles flots de toute l’Armorique ! / / Ni les traitres courants, ni les lames de fond / Ni les sournois écueils, et même, aucun typhon, / Nul des pièges sournois qui des parages font / La terreur des marins ne lui coupa sa chique ! / / Il put même survivre au, pourtant aguichant, / Lascif, si séduisant choral, qu’en contre-chant / Mac’harid entonna pour lui seul, au couchant, / Espérant le piéger par un désir lubrique ! / / De voir tant de vaillance émerveilla Dahud ; / Elle lui dit un jour : « Vaillant guerrier, salut ! / Vois, j’ai besoin de toi pour rester à l’affut / Et protéger mon fief, mon royaume onirique : / / Le bois d’Huelgoat, et pour l’éternité ! / En salaire, sais-tu ? – Je suis divinité ! – / L’Ankou ne te verra, frappé de cécité / S’il se tourne vers toi ! Tu ne craindras sa trique ! » / / Il veille depuis lors, près du castel … Que d’ans / Qui s’ajoutent aux ans, sans fin ! Des sentiments / Bien mitigés font son tourment, gouffres béants / Où sa raison s’abîme et devient hystérique … / / « Je m’ennuie à jamais ! Que le temps se fait long / À ne plus naviguer ! Des semelles de plomb / M’enchaînent pour toujours au fond de ce vallon ! / Que j’aurais préféré que coule ma barrique ! » / / Stellamaris

Mac’harid : Mac’harid ar gwall amzer, une terrible sirène

Dahud : la princesse d’Ys et de Huelgoat

L’Ankou : Le serviteur de la mort

 

L'éternité, c'est long, surtout vers la fin (Woody Allen)

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 14:32

Prisonnier de l’arbre / / Pour œil : Un trou béant, / Orbite décharnée / Lorgnant vers le néant : / C’est une âme damnée / / Qui pour des siècles geint / D’être ainsi condamnée / À demeurer, à jeun, / Dans cette satanée / / Écorce, en attendant / La bienheureuse année / Où, par quelque accident, / Pourrie et surannée, / / Sa prison tombera ! / Pour sa force vannée, / Un banquet l’attendra, / Céleste prytanée ! / / Stellamaris

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