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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 08:59

Chantier / / Sous ma fenêtre, au petit jour, marteau-piqueur, / Opiniâtrement, tu détruis le silence, / Et, jusqu’au soir, sans te lasser, tu ris, vainqueur ; / Une sourde douleur en l’oreille m’élance. / / Que ce vacarme est lancinant, dans mes parvis, / Me harcelant sans trêve, odieuse ingérence ! / / Se retrouver, dans tout ce bruit ? Quel vis-à-vis ! / Il empoisonne l’âme, engourdit la conscience … / / Mais je m’en vais ! Dans la forêt, j’ai mon repos ! / Le petit peuple est là, que j’entre dans sa danse, / Car il m’attend ! Fée et korrig, de leurs pipeaux, / Donnent le là pour la gavotte, avec aisance … / / C’est mon salut, là je revis, c’est ma maison, / C’est mon vrai domicile où, sans interférence, / Je peux renaître et recouvrer ma déraison, / Bienheureuse folie, étrange jouissance ! / / Stellamaris

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 22:06

Anaon / / Dans le vent, la pluie, ou sous un ciel / Bleu, limpide, et vide, immatériel / Quand, cruel, Râ déverse son fiel / Sans répit, pour les siècles il danse. / / Liberté ? Connait-il donc ce mot ? / Une voix criant, fortissimo, / Lui prescrit : « Vole, avec ton jumeau, / Ne te pose ! En nulle providence / / Ne te fie ! À jamais condamné, / Erre donc sans fin, être damné, / Anaon … N’as-tu donc ricané / Face aux dieux dans ton outrecuidance ? / / Aussi long qu’Océan durera / Ton tourment jamais ne cessera, / Sois en sûr, infame scélérat ! » / Mais le monde, en la fournaise intense, / / Brûlera … C’est là son soleil noir, / Son soutien, qui l’empêche de choir / Dans le plus atroce désespoir … / Bien amère est sa seule espérance ! / / Stellamaris

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 23:39

Éblouissement / / Chauds rubis et vertes émeraudes / Par la pluie, ourlés de diamant, / Au hasard d’une de mes maraudes / Je vous vis ! Soudain, violemment / / Ébloui, je me pâme et j’exulte, / Étourdi, fou, tout comme un amant, / Je pourrais même vous rendre un culte ! / Sous le coup d’un tel étonnement / / J’écris, vite aussitôt, sans attendre, / Quelques vers, une ode ? Incessamment ! / Même si je n’oserai prétendre / À dépeindre un pareil chatoiement. / / Ô mon Dieu, que la nature est belle / Sa splendeur explose à tout moment ! / Aucun vers, nul poème ou libelle / N’en est digne … Est menteur qui dément ! / / Stellamaris

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 19:10

Le brouillard cannibale / / Le brouillard cannibale / Dévore l’horizon, / Etonnante saison ! / Le grand large détale / / Pour fuir cette prison, / Véloce est sa cavale ! / Le brouillard cannibale / Dévore l’horizon, / / Et, par sa trahison, / Chaque passe ancestrale / Devient trappe fatale … / Naufrages à foison, / Le brouillard cannibale / Dévore l’horizon ! / / Stellamaris

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 18:03

Molène à l’horizon / / Un village à l’horizon, / Semblant, tel un fier navire, / Voguer – Quelle déraison ! – / Au large de mon délire, / / Quelle que soit la saison … / Les vents, souvent, dans leur ire / Et les vagues à foison / S’escriment pour interdire / / Toute approche. Trahison ? / Les brumes peuvent conduire / Aux pièges sans guérison / Des écueils, lieu de martyre / / Où périrent sans raison /Maints marins … Mais, la maudire ? / Non, je tombe en pamoison / Toujours, en la voyant luire ! / / Stellamaris

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 09:18

http://img45.xooimage.com/files/b/f/0/brouillard2-1f1a249.jpg

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 17:47

Ti ar c'horriged : en breton, la maison des korrigans

 

Ti ar c’horriged / / Dans un jaillissement / De forces telluriques, / Il naquit, nuitamment, / De leurs danses féeriques : / / Un dragon fait de roc, / Des temps préhistoriques, / Eveillé par le rock / Des korrigans lubriques ? / / Mais non ! C’est un palais / De rêves utopiques / Jailli de leurs ballets, / Leurs rondes oniriques ! / / Je le chante à l’envi / En quelques vers lyriques : / Non, oncques nul ne vit / D’œuvres plus artistiques ! / / Stellamaris

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 09:59

Port de Bestrée / / C’est juste une échancrure au creux de la falaise, / Près des sinistres eaux du raz de toutes peurs. / Trois barques, un chalut n’y semblent guère à l’aise ; / Ils se serrent au fond, car les remous frappeurs / / Font du creux de cette anse un abri bien précaire. / Fatale inconscience, ô, marins, ô, skippers / Si vous vous y fiez ! Ce piège mortifère / Est le pire, c’est sûr, de ces appas trompeurs / / Que Dahud disposa, dans son amère bile, / En Ys, aux alentours … Ce défi, des pêcheurs / Le relèvent toujours ! Pour assiéger sa ville : / De modestes esquifs, de simples caseyeurs … / / Ténacité bretonne, ô, sublime folie ! / La légende est sanglante et déchire les cœurs, / Le réel est bien pire ; et pourtant, nul ne plie. / Les portes de l’enfer ? Le lieu de vos labeurs ! / / Stellamaris

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 22:23

Le

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 23:19

La chaussée de Sein / / Champ d’écueils jusqu’à l’horizon … / Là, la mer n’est que déraison, / Vois ces naufrages à foison ! / Car ci-gît Ys, ville engloutie / / Par les eaux. Malédiction / Tragique et sans rémission, / Car c’est l’abomination : / Dahud, qu’à jamais l’on châtie ? / / Mensonges de tristes dévots / Émis, aux temps médiévaux / Par les clercs, recteurs et prévôts, / Cette vérité travestie ! / / Ahès choisit les flots pour sceaux / Pour la garder de tous assauts. / Ces rochers sont ses colossaux / / Remparts ; Vois, elle en est sertie ! / / Stellamaris

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