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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 20:52

Neandertal

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 18:26

Photographie : Reflets au fond de la Grotte du Diable

 

http://img41.xooimage.com/files/4/8/a/hurlement-dans-la...-diable--200fffb.jpg

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 11:47

http://img47.xooimage.com/files/9/9/6/pour-dessiner-un-portrait-20035b1.jpg

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 21:32

La vieille Soisig / / Elle était vieille, Soisig, / Comme une pomme vidée / De tout son jus, tant ridée / Que tous fuyaient, c’est le hic, / En voyant sa silhouette / Tordue. Oh, comme Annaïg, / – Quinze ans, quelle était jeunette ! – / Ou la belle Lénaïg / / Se moquaient à tue-tête, / Tout en courant les puceaux / Les moins sages, les plus sots ; / Si méprisantes, mazette ! / / Lors, sentant sa fin venir / L'ancêtre vint s’établir / Dans la forêt enchantée / / Où personne ne disait / « Groac’h », Non, nul ne l’osait ! / Car la selve était hantée, / / D’êtres qui, tôt, ont admis / De devenir ses amis … / Et voilà cette édentée ! / / Stellamaris

 

• « ig » final est un diminutif breton (équivalent au « ette » français), qui se prononce « ic ». « Soisig », petite Françoise, Annaïg, petite Anne, Lénaïg, petite Hélène … 

• Groac’h : Sorcière ou vieille dame, en breton. c’h se prononce en raclant la gorge, comme la « jota » espagnole.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 22:31

http://img42.xooimage.com/files/8/8/4/merlin-1fe5d15.jpg

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 22:52

Photographie : Les eaux noires du fond du gouffre d'Ahès, en forêt de Huelgoat

Au fond du gouffre / / Blancs suaires de fantômes, / Un jour, furent-ils des hommes ? / Je n’en sens plus les arômes, / Ils sont vidés de leurs sangs, / / Sans substance, sans matière / Pour n’avoir connu de bière / Quand vint leur heure dernière / Ils errent, maintenant, sans / / Tombeau, tout au fond du gouffre / Aux sombres relents de souffre … / C’est tout un peuple qui souffre ! / Des visages grimaçants, / / Noirs et gris, dans ces abîmes, / Sont pareillement victimes ; / Mais pour expier quels crimes, / Ces cauchemars incessants ? / / Stellamaris

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 11:51

Sourire / / Qu’il est large, le sourire / De cette tête de mort ! / Que le proclame ma lyre, / Jamais elle ne s’endort ; / Défiant son agonie, / Elle ne pleure son sort : / « Ô, ma vie est bien finie ? / J’en ai bien quelque inconfort / Si j’en ai quelque inconfort, / / Comme une haleine fétide / Dans ma bouche qui ne mord, / Pour œil, une orbite vide, / Et ma chair, qui sert de fort / / Pour une faune abondante ; / Mais je me dis en mon for / Intérieur : Peut t'en chaut, chante : / C’est en toi qu’est ton trésor ! » / / Stellamaris

Suite au commentaire de Valentine, je l'ai complètement réécrit. J'aimerais que vous me disiez ce que vous inspire la comparaison des deux versions ...

Sourire / / Qu’il est large, le sourire / De cette tête de mort ! / Que le proclame ma lyre, / Jamais elle ne s’endort ; / Défiant son agonie, / Elle se rit de son sort : / « Ô, ma vie est bien finie ? / J’en ai bien quelque inconfort / Si j’en ai quelque inconfort, / / Comme une haleine fétide / Dans ma bouche qui ne mord, / Pour œil, une orbite vide, / Et ma chair, qui sert de fort / / Pour une faune abondante ; / Je me dis pourtant : D'accord, / Mais qu'importe ! À jamais, chante : / C’est en toi qu’est ton trésor ! » / / Stellamaris

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 07:06

Un fantôme halluciné / / Son œil halluciné, / Quelle terreur le glace ? / J’entends son cri mort-né ; / Demande-t-il donc grâce / / Sans un mot, sans un son, / – Aucun soupir fugace / Ne fend l’air ? Quel frisson ! – / Mais qui donc le pourchasse, / / Ce fantôme en exil ? / Le diable le tabasse, / Puis le tient sur le grill, / Qu’à jamais, il trépasse ? / / Tourment sans fin, sa mort / Est une horrible nasse ; / Mais quel fut donc son tort, / Qu’elle soit si vorace ? / / Stellamaris

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 22:56

Revient l’hiver / / Revient l’hiver où longue est la nuit / Sans bruit, / Moment d’intime ou plus rien ne nuit. / S’enfuit / Le jour criard, et la lune brille, / Scintille, / Foyer de paix, pour soigner mon cœur, / Bonheur … / / Parfois aussi, l’on voit, sortilège, / La neige / L’on se croirait là bas, en Norvège ! / Renais-je ? / Oui ! Quand, soudain, tout est allégé, / Changé / En diamant, tombent mes soucis / Aussi ! / / Voici la pluie, elle lave tout, / Partout : / Le sol et l’air, et l’âme surtout, / Itou … / Pourtant, je sais, chacun la dénigre, / Ô, bigre ! / Pourtant, j’entends toujours son secret / Discret ! / / Et si le vent croît, que la tempête / S’entête / Sur l’océan, sonne sa trompète / D’athlète, / Tout tourment fuit, et donc, qui revient ? / C’est bien / Sûr la joie ! Entrons donc dans sa danse / Immense ! / / Stellamaris

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 19:18

Finirai-je comme lui ? / / Un homme d’âge mûr, aux abdos rebondis / Voyait en la forêt son petit paradis. / Il me ressemblait fort, c’est moi qui vous le dis : / Cherchant le korrigan, et la fée en goguette, / / Il les trouvait toujours, les voyait de ses yeux, / Dès lors qu’il le pouvait les chantait de son mieux, / Et le son de sa voix s’élevait jusqu’aux cieux … / Il était, savez-vous, lui-même un peu poète ! / / Quand un soir il mourût, il voulut rester là, / Car il n’imaginait de meilleur au-delà ! / Or, il fut exaucé, voyez-vous ? Le voilà / Qui trône dans la mousse. Oh, saperlipopette, / / À quel point je l’envie, et combien j’aimerais / Que le jour de ma fin, le ciel, en ses arrêts, / M’offre le même sort ! Comme j’exulterais / Avec le petit peuple ; il n’est plus belle fête ! / / Stellamaris

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