Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
  • Contact

Profil

  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit

Nombre de visiteurs

Ce blog a déjà reçu visites

Il y a actuellement     personne(s) sur ce blog


Recherche

Boite à outils

Le SORGEL, superbe traité de prosodie

Le site de FLORMED, pour apprendre les formes fixes

Lexilogos, des dictionnaires indispensabes.

Archives

Forums amis

5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 23:39

Toujours dans mon jeu de rôles sur les Contrées du Rêve, les personnages, Kristen et Héléna, ont reçu d'un sage des révélations sur l'épreuve qui les attend pour pouvoir délivrer Alwenna, ainsi qu'un étonnant conseil, concernant des alliés plutôt inattendus mais qui pourront se révéler précieux...


Là aussi, le dessin est du joueur qui joue le personnage de Kristen

Les goules / (Étonnant conseil d’un sage) / / Profonde est la terreur que suscitent les goules / Et la répulsion qu’inspirent leurs festins / Faits d’intestins / Farcis aux vers, et d’os pourris ; elles sont foules / Aux lieux maudits ; mais ne se fient à leurs instincts / Que les crétins ! / / Ces charognards, vous les jugez pires qu’ignobles, / Et digne d’un démon leur diète de chacal / Vil, bestial ? / Que vous les méprisez ! Vous croyez-vous plus nobles / Quand en chacun dansent tango - bal infernal - / Le bien, le mal ? / / Sachez, c’est en ce nœud à l’intime de l’âme / Qu’est la prison où l’ennemi tient votre sœur ; / Vous le vaincrez si vous pouvez vaincre sa flamme / En votre cœur. / / Le combat se tiendra au creux d’un labyrinthe / Où tout humain se perd ; la goule, en sa candeur, / Ne connaît ces tourments ; ce guide, en cette enceinte, / Ne craint l’horreur ! / / Stellamaris

(Sonnet à codas)

Partager cet article
Repost0
4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 21:50

Toujours dans le même jeu de rôles, voici un poème que j'ai écrit en m'inspirant d'une réplique du personnage d'Héléna, après qu'elle ait pris conscience que Alwenna est victime d'une entité de cauchemar, qui la tient prisonnière des propres contradictions de son âme...

J'ai pris comme illustration une partie des notes prises par le joueur qui joue le personnage de Kristen

Poème d’Héléna / J’ai parcouru les rives de la mort, / J’ignorais tout du pays onirique ; / Mon Alwenna, si funeste est ton sort ; / Que, par mon rêve, il ne te soit tragique ! / / Je n’ai jamais commis nul acte épique, / Mais je fus folle et payais le prix fort ; / M’étant fiée aux mots d’une cynique, / J’ai parcouru les rives de la mort / / Et j’en revins ! Par un constant effort, / Renaît la Vie ; et qu’elle est fantastique ! / Mais, me battant pour gagner ce trésor, / J’ignorais tout du pays onirique / / Où tu t’enfuis ; un être maléfique / T’y posséda ; pitié, résiste encor, / Ton cœur, ton sang, nous voici ! Ne panique, / Mon Alwenna, si funeste est ton sort, / Rien n’est perdu ! Notre amour, comme l’or / Que ne dissout nul acide, est féerique ; / Sera vaincu ce démon qui te mord ; / Que, par mon rêve, il ne te soit tragique ! / / L’enfer est doux devant l’être sadique / Qui te dévore et ricane en ténor… / Bravant la peur, voici que je rapplique / Te délivrer ; tu reverras le port : / J’ai parcouru les rives de la mort ! / / Stellamaris

(Rondeau parfait)

Partager cet article
Repost0
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:05

Toujours en préparation du jeu de rôles de samedi, après les personnages d'Alwenna (la jeune fille qui se réfugie dans le rêve) et de Héléna, voici celui de Kristen, le frère d'Alwenna.

L'illustration, un tableau signé PAPY (TSF), fait partie de cette exposition du Plateau des Capucins qui m'a tant impressionnée

Cris de Kristen / / Mort et malheur de tout temps m’environnent / Car sous les coups périt mon frère aîné ; / Drogue et cancer dedans nos murs moissonnent ; / Si tu meurs, sœur, pourquoi donc suis-je né ? / / Qu’est-ce que rire ? À qui fut donc donné / Ce beau cadeau ? Jamais ici ne sonnent / Ces sons joyeux ! Pourquoi ? Suis-je damné ? / Mort et malheur de tout temps m’environnent. / / Devant Papa qui d’alcool déraisonne, / Depuis petit j’ai toujours frissonné ; / J’avais raison, et point je ne pardonne, / Car sous les coups périt mon frère aîné. / / La maladie a fauché mon puîné ; / Les mots doux du dealer d’amour résonnent ; / Azilis, c’est un mac qui t’est donné ! / Drogue et cancer dedans nos murs moissonnent. / / Dans ton sommeil, les cloches carillonnent / Dans un pays de joie illuminé ; / Et tu nous fuis, tes forces t’abandonnent… / Si tu meurs, sœur, pourquoi donc suis-je né ? / / Est-ce l'Eden ? Car, j'en suis étonné, / Des signes noirs en mon songe bourdonnent ; / Tu crois revivre ; hélas, halluciné, / Je vois que là, voraces, nous espionnent / Mort et malheur. / / Stellamaris

(Rondeau parfait)

Partager cet article
Repost0
30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 21:30

Dans la campagne de jeu de rôles que je vais commencer samedi, je vous ai déjà présenté Alwenna, cette jeune fille qui s'enfuit dans le monde des rêves... Ce poème vous présente Héléna, sa meilleure amie, en fauteuil roulant depuis 4 ans pour s'être laissée entrainer à une soirée où alcool et drogue coulaient à flots. (L'illustration est celle choisie par la joueuse pour présenter son personnage, inspiré d'une personne qu'elle a connue)

Chant de marche d’Héléna / / Marche, mon âme, et tiens-toi droite et fière ! / Car tu rampais comme un vil vermisseau, / Tous tes trésors cachés sous le boisseau, / Quand sur deux pieds tressautait ton derrière / Pour plaire à qui te traitait en pourceau / En t’entraînant plus bas que la poussière… / Marche, mon âme ! / / Dans ce fauteuil, tu connus le sursaut / Qui te menas, debout, vers la lumière ; / Tu retrouvas ta stature première, / La mort ne te retient dans son lasso ! / Marche, mon âme ! / / Stellamaris

(Rondinet)

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 23:17

Ce poème représente la situation initiale d'un jeu de rôles dans les contrées du rêve de Lovecraft : Les personnages, sans nouvelles depuis trois mois de leur soeur (pour l'un) et meilleure amie (pour l'autre), la retrouvent, à l'hôpital, dans le coma. A ses côtés, son journal qui se termine par ce poème. S'ils veulent la sauver, ils devront aller la rechercher dans le pays des rêves où elle s'est réfugiée...

Pour la forme, c'est une variante du double sonnet, en rajoutant à chaque strophe un quasi-refrain

L'illustration, de Mathieu Le Gall, faisait partie de cette exposition au Plateau des Capucins à Brest, où j'ai également pris le tableau qui m'a inspiré ma "Cité Morte"

Complainte d’Alwenna / / Triste est ma ville au lourd manteau de brume, / Pesants les coups qu’assène le destin ; / Nous avons fui pour ne servir d’enclume / Quand Père boit, du soir jusqu’au matin. / Mon refuge est le rêve ! / / Un soir, hélas, sa bave était d’écume, / Il frappait dans un brouillard indistinct ; / Un frère est mort, un autre nous assume / Tant bien que mal, mais son rire est éteint… / Mais moi, je ris en rêve ! / / Vint le cancer cueillir le benjamin / - Car le malheur, quand il frappe, s’acharne / Et nous tient tous dans le creux de sa main - / Mais subsiste le rêve ! / / Ma sœur s’enfuit pour faire la putain, / La drogue a fait d’elle une vieille carne… / Avec Erwan, j’ai trouvé mon destin, / Je vivrai dans le rêve ! / / Alors, recluse à l’abri du soleil / J’arpenterai les terres oniriques, / Contemplerai leurs palais de vermeil, / M’abreuverai de leurs vignes magiques… / C’est un merveilleux rêve ! / / De Kuranès je suivrai le conseil, / Je vivrai dans ses royaumes féeriques / Où nul ne meurt… La terre du réveil / Ne me donna que des pleurs pathétiques ! / Je préfère le rêve ! / / Je fuirai Leng, hideux plateau maudit ; / A-t-il laissé ses traces maléfiques / Sur mon Erwan, mon merveilleux bandit ? / Dangereux fut ce rêve ! / / Meure mon corps, c’est un fardeau trop lourd ! / C'est de Xura, que craignent les rustiques, / Qu’Erwan m’appelle… Alors, mon âme y court ! / Seul subsiste le rêve ! / / Stellamaris

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 19:06

J'ai reçu un immense choc esthétique aujourd'hui, en visitant une exposition de street art, dans les ateliers désaffectés du Plateau des Capucins, à Brest... Merci Lenaïg de me l'avoir fait découvrir !

Cet oeuvre, d'un artiste qui signe "Wen2", est une des plus marquantes... Mais c'est très loin d'être le seul chef d'oeuvre ! Elle m'a inspiré toutefois un poème...

Pour ceux qui passeraient par Brest et seraient intéressés, dépêchez vous, l'exposition ferme dimanche soir !

Une cité morte / / C’est une cité morte au milieu des nuages / Qui pleure, dans la pluie abondante et sans fin, / Le passé bienheureux à tout jamais défunt / Où les enfants riaient dans ses cours ; leurs visages / Insouciants n’avaient jamais souffert la faim ! / Mais ils sont révolus, et pour toujours, ces âges, / C’est une cité morte ! / / Car la guerre a surgi – Jamais elle ne feint ! – / Et la ville maudite a cru fuir ses outrages / Dans un monde onirique ; mais hélas, ces rivages / Ont des noirs cauchemars le terrible parfum ! / C’est une cité morte ! / / Stellamaris

(Rondinet)

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 12:18

(En hommage à H.P. Lovecraft)

Les contrées du rêve / / Quelle variété dans les terres du rêve ! / D’oniriques forêts où dansent des lutins, / Des ruisseaux enchantés aux rires argentins / – D’y boire : Un tel bonheur que, parfois, l’on en crève ! –, / / Des cités dans le ciel où les fleurs ont pour sève / Les jeux des amoureux quand les feux sont éteints / – Dans leurs palais de marbre on donne des festins / Où danseurs et jongleurs se produisent sans trêve – ; / / Mais l’on y voit aussi de sombres cauchemars, / Des déserts d’ossements où nuls soleils pleurards / Ne se lèvent jamais, où chassent les terreurs, / / Et le plateau de Leng où les êtres sensés / Ne se rendront jamais, car il est fait des pleurs / Les plus noirs que des fous en délire aient versés ! / / Pour terribles ou beaux que soient ces paysages, / Rien n’égale pourtant ce pays oublié / Où l’être conscient est à jamais lié / Par ses pires échecs ; l’on dit que seuls les sages / / Pourraient, là-bas, survivre ; et tout au long des âges, / Séduits par ses appas – Il se montre habillé / De nos plus chers désirs – Maint rêveur a payé ; / Sa raison ou sa vie est prix de ses mirages… / / En ces lieux, les objets de nos frustrations / Flottent devant nos yeux, quoique nous fassions / – Pour notre désespoir – toujours hors de portée ; / / Mais d’assumer en paix le poids de son passé / Permet de surmonter la région hantée ; / L’on revit, tel Ulysse ayant vaincu Circé ! / / Stellamaris

(Illustration : Illustration de l'ouvrage "Les contrées du rêve" de H.P. Lovecraft aux éditions Mnémos (détail))

(Sonnet double)

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 10:38

Ce poème m'a été inspiré par un recueil de poèmes et photos que j'édite, "Laos intemporel" (poèmes d'Erick Gauthier, photos de Rémi Bondonny). L'illustration est tirée de ce recueil.

Silence et splendeur / / Silence et splendeur qui m'émouvez jusqu'à l'âme / Quand je vois ces photos, m’imprégne de ces vers ; / Un voyage immobile ; il me transporte vers / Ce pays somptueux, dont l’éternelle flamme / T’emplit le cœur, poète, ami ! Que te sont chers / Les fleuves et les monts que ton art nous déclame ! / Silence et splendeur ! / / Je goûte tant, par toi, ce splendide univers / Qu’ouvre devant mes yeux ton bel épithalame, / Dont les bonzes safran sont le bel oriflamme, / Que je suis au Laos, par delà terre et mers… / Silence et splendeur ! / / Stellamaris

(Rondinet)

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 19:08

Hommage à H.P. Lovecraft


Dans le panthéon de Lovecraft, Azathoth, le plus puissant des dieux trône, imbécile et fou, au centre de l’univers, détruisant et recréant sans cesse les mondes dans sa danse au son absurde d’une flûte ; Nyarlathotep, le Chaos Rampant, est son prêtre messager, celui qui essaie d’étendre son chaos à tout les mondes et spécialement à celui des hommes… Pour cela, il veut réveiller de puissants alliés, les Grands Anciens – dont Cthulhu -, endormis depuis des âges… Mais « n’est pas mort ce qui à jamais dort, et au fil des âges peut mourir même la mort ! »…


Ceci est son chant :

Chant du Chaos Rampant / / Azathoth tout puissant trône au plus noir des cieux, / C’est au son du flûteau qu’à tout jamais il danse ; / Au gré de sa folie où s’abreuvent mes yeux / Il crée ou bien détruit tout ce qu’il voit ou pense. / Azathoth tout puissant trône au plus noir des cieux, / / S’étende son délire aux mondes innombrables ! / C’est cela que je veux, moi, Nyarlathotep ! / La raison, c’est l’ennui, mille morts ineffables / Valent bien mieux ! Goûtez le vin noir de son cep ; / S’étende son délire aux mondes innombrables ! / / La décence et la paix, voilà mes ennemis, / Eux que chérissent tant les hommes endormis ! / Qu’explosent ris et pleurs, sang, guerre et jouissance ! / La décence et la paix, voilà mes ennemis ! / / Éveillez-vous, anciens ! Les hommes sont fourmis / Pour toi, Cthulhu ; il est venu, le temps promis, / Piétine leurs cités, que le chaos commence, / Éveillez-vous, anciens, les hommes sont fourmis ! / / Stellamaris

(L'illustration est prise sur Internet, ici)

(Sonnet à refrains)

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 12:03

En hommage à H.P. Lovecraft, ce poème est inspiré de la nouvelle que je considère comme son chef d'oeuvre, "La quête onirique de Kadath l'inconnue". Cette nouvelle raconte le voyage du narrateur jusqu'à la cité des dieux, Kadath l'inconnue, située au sommet de la plus haute montagne des Contrées du Rêve.  L'illustration est la pochette d'un CD du groupe Silentium, "Return to Kadath", disponible ici

Kadath l’inconnue / / Vide est Kadath la noire où vécurent les dieux, / Inconnus ses remparts presque incommensurables ; / Les plus fous des humains, se sentant misérables / De ne l’avoir connue, et défiant les cieux, / Ont affronté ses cauchemars abominables / Pour en périr… Puissants sont les gardiens des lieux… / Vide est Kadath ! / / Moi seul ai pu l’atteindre… Ô, spectacle odieux, / C’est le chaos rampant des éons innommables / Qui dit, en se moquant des souverains minables / Qui vécurent ici : « Vois : Ils ont fuit, les vieux ! » / Vide est Kadath ! / / Stellamaris

(Rondinet)

Partager cet article
Repost0