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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 08:22

L’Être et Le Néant / / L’Être et Le Néant devisaient ensemble ; / L’Être dit au Néant : « De n’être point, / N’es-tu donc las, mon ami ? » « Mais ce point / Est loin d’être évident ! Écoute : Il semble / / À l’indolent dont l’esprit marche l’amble / Que je ne suis rien ; mais tout être est oint / De mon sceau ; je l’attire, et de si loin / Que devant moi, nul de sensé ne tremble ! / / N’est pas né qui me nuira ; tel le vent, / Je file, on est Gros Jean comme devant, / Tout déconfit, tant je suis impalpable ! / / Par contre, en moi, tout un jour finira ; / Et ce jour là, l’on verra qui rira ! / Nul ne tiendra, nul n’en sera capable ! » / / Stellamaris

Je vous invite chaleureusement à lire la réponse que Lenaïg, sur son blog, a mise dans bouche de l'être ...

(Sonnet marotique)

(Illustration : Marie-Madeleine, bas-relief d'autel à Rennes le Château)

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 20:03

Monts d’Arrée / / Ô Monts d’Arrée, autrefois si puissants, / Majestueux sommets couverts de glace ! / Passent les temps, les siècles bruissants ; / Que reste-t-il ? Toute chose s’efface ! / / Majestueux sommets couverts de glace ? / Simple colline aujourd’hui, cependant ! / Que reste-t-il ? Toute chose s’efface, / Et l’orgueilleux sera toujours perdant / / Simple colline aujourd’hui, cependant ? / Mais, savez-vous, la fée y vit, y danse ! / Et l’orgueilleux sera toujours perdant, / Mais le poète y trouve l’espérance ! / / Mais, savez-vous, la fée y vit, y danse ; / Les korrigans y font tourner les sangs, / Mais le poète y trouve l’espérance, / Ô Monts d’Arrée, à jamais si puissants ! / / Stellamaris(Photographie : le Mont Saint-Michel de Brasparts)(Faux pantoun)

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 18:53

La Loire / / J’aime à voir couler la Loire / Dont les eaux de brune moire / Dans le soir, charrient la paix ; / / Et le stress du jour s’efface / De mes traits et de ma face / Quand, d’elle, je me repais. / / Je redescends en mon être / Assis à l’abri des hêtres / Sur ses rives abondants ; / / Quand ainsi, je me ressource, / Ma muse n’est plus une ourse / Grognant, me montrant les dents ! / / Au contraire, elle s’avance, / Et m’entraîne dans sa danse ; / Elle est blonde, tel le blé, / / Et son pain, que je le mange ! / Rassasié par mon ange, / Je serai repu, comblé ! / / Stellamaris

(Photographie : La Loire au niveau du bac de Basse-Indre en aval de Nantes)

(Doublette)

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 13:58

Ce poème m'a été inspiré par un recueil "l'âme soeur", que je suis en train de préparer pour la publication. Il est dédié par l'auteur, Florence Houssais, à sa soeur (sur la photo), récemment décédée de maladie.Partage / / En ces vers, une agonie ; / Qu’on l’accepte ou qu’on le nie, / La mort est notre chemin ! / / Quand se transforme en momie / La sœur d’une bonne amie / Comment, si l’on est humain, / / Ne pleurer ce sort infâme ? / Oui, se transperce notre âme, / Et coulent à flots les pleurs ! / / Sa souffrance fut atroce / – Maladie est souvent rosse – / Et terrible ses douleurs ... / / A-t-elle aujourd’hui des ailes, / Avec les anges fidèles, / Pour veiller encor sur nous ? / / La vie ici continue, / Ne restons pas vers la nue / Tournés, et l’âme à genoux ! / / Car de son séjour céleste / N’est-ce son vœu le plus preste / Que nous vivions heureux ? / / C’est ce qu’elle nous demande ! / Lors, que tout notre être y tende, / Malgré l’hiver rigoureux / / Du deuil glacial qui nous gèle ... / Ah, qu’on l’affronte en rebelle, / Et qu’on le garde à l’esprit : / / L’éternelle ritournelle / Du printemps, toujours si belle, / Nous reviendra ; c’est écrit ! / / Stellamaris(Doublette)

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 19:05

La vie commence aujourd’hui / / Ô, vie ! En ce jour, tout commence, / Je chante, ma joie est immense ; / Que je l’exprime par mes vers ! / / Hier n’est plus, et dans sa fuite / La tristesse a pris une cuite, / Et gémit, le cœur à l’envers ... / / Dans le jour nouveau qui se lève, / Mon Cygne est maître, et moi l’élève, / Que par lui je chante sans fin, / / Car tout est neuf, tout m’émerveille, / Tel un nouveau-né qui s’éveille / En babillant dans son couffin ! / / Stellamaris

( Doublette )

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 11:00

Du prosaïque au fantastique / / Ma muse s’endort quand les soucis quotidiens / L’enserrent d’un réseau tissé serré de liens ; / / Mais son pire ennemi reste le prosaïque : / / La routine fâcheuse et sans goût ni saveur / M’assoupit et me plonge, hélas, dans la torpeur ; / Bientôt, je ne sais plus entendre la musique / / De mon âme ... Et « poète » est un mot vide et creux ! / C’est un manque béant en mon cœur malheureux ... / Que je ne m’apitoie et me prenne au tragique, / / Ce serait ridicule et je serais bien fat ! / Que je me ressaisisse et rebouche au calfat / Ces fissures du moi ; que jamais, je n’abdique ! / / Mais je suis réveillé ! Car dès hier, deux mots : / « Muse fantôme », oh joie, ont balayé mes maux ! / C’est fou ce que je suis sensible au fantastique ! / / De mes yeux intérieurs, sais-tu ce que je vis ? / Une fée, un dragon : Aussitôt, je revis ! / Le « squelette amoureux » est vraiment poétique ! / / Les korrigans dansant sur la lande le soir, / Les chimères hantant l’océan le plus noir : / Voilà qui me refait, c’est vraiment magnifique ! / / Et je cours et je vole, et ma plume, au galop, / Exulte ! Elle parcourt à jamais ce tableau, / Cet univers, ce monde ouvert au lunatique ! / / Stellamaris

(Illustration : Tableau de James Ensor)

(Octette)

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:12

Merci à Vénusia, du blog "Au clair de terre", pour l'inspiration !

Muse fantôme / / Quel est donc ce fantôme arpentant la maison, / Que je ne puis saisir ? Il est si diaphane ! / Je le poursuis, mais il s’enfuit, ma déraison / Grandit quand il m’échappe, et mon âme se fane ... / / Alors je stoppe et je me tais, mon oraison / Vers lui s’élève ... Écoutera-t-il qui se damne / De ne savoir humer, des vers, l’exhalaison ? / Car je l’ai reconnu, ce vilain qui ricane ! / / Elle s’est travestie, et pourtant, j’en suis sûr, . Des esprits éthérés, c’est lui, c’est le plus pur ! / C’est ma muse, ma fée, elle m’a fait un signe ! / / Elle rit quand je cours, et se moque de moi, / Me dit « Attrape-moi, si tu n’es pas indigne / Des faveurs d’Apollon, qui veut te faire roi ! » / / C’est cet esprit joyeux que je nomme mon cygne ... / Sa ruse a réussi, car ce poème est là ; / Il m’a ressuscité, ne savez-vous cela ? / / Stellamaris

(Photographie issue du film "Twixt" de Francis Ford Coppola)

(Sonnet Estrambot)

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 19:31

adeau / / Fermer les yeux au soleil, / Sentir son rayon vermeil / Réchauffer chaque paupière ; / / Respirer, ne plus penser, / A rien ! Mais laisser danser / Sur les yeux clos, sa lumière. / / Faire le vide en son cœur, / Repoussant toute rancœur ; / Et se ravive la flamme / / De la vie ; et l’on est un / Tout d’un coup ; bonheur soudain / De redécouvrir son âme ! / / Elle est cachée, en effet, / Bien profond, où ne la fait / Vaciller la trépidante / / Routine que nous vivons ; / N’est-ce ce que nous avons, / Chaque jour : L’enfer de Dante ? / / Mais en cet instant, tout neuf / Tel qui sort, ce jour, de l’œuf / Sachez ce que je découvre : / / C’est un monde intérieur ; / Et je bats des mains, rieur, / De voir ce cadeau qui s’ouvre ! / / Stellamaris(Doublette)

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:21

Est-ce de bon ton ? / / Est-il vraiment de bon ton / Qu’entre bitume et béton, / Le printemps vainqueur, sans honte fleurisse ? / / Du vert au milieu du gris ? / Et l’or des fleurs, à tout prix ? / Le caniveau n’est-il pour que le chien pisse ? / / Ô, ville, révolte-toi, / Ne l’accepte sous ton toit, / Ce vil envahisseur, la nature impie ! / / Qui sait si l’homme sans foi / Ne pourrait quitter l’effroi, / Tout d’un coup soigné par cette thérapie ? / / Et si le poète, enfin, / Dont tu désirais la fin, / Le voyant, sentait se réveiller sa muse, / / N’aurais-tu pas tout perdu ? / Son silence était ton du ; / Voici qu’il ressuscite, éventant ta ruse ! / / Stellamaris

(Photographie : Dans les rues de Brest, en revenant du vote ...)

(Doublette)

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 10:57

Semaines de silence / / Semaines de silence où se taisent mes vers ... / / « Que l’horizon me semble plat ! Ami, dis, vers / Où tourner mon regard ? Tout me semble uniforme, / Il n’est rien qui dépasse où l’ennui devient norme ! / Mon cœur est un marais, où de saumâtres airs / / Survolent des sols lourds, si soumis, si peu fiers / Que nul relief ne défiera ce chloroforme ! / Comment donc éviter que mon cygne s’endorme ? / Je ne suis plus poète au milieu de mes pairs ! » / / « Garde courage, ami ! Ne vois tu cette sente / Qui conduira vers l’horizon ton âme absente ? / Tu traverses, c’est vrai, ces jours-ci, des déserts ... / / Ne te lamente pas, accepte cette épreuve ! / Tu renaîtras plus fort de ces jours doux-amers, / Y puisant une source où ta muse s’abreuve ! » / / Semaines de silence où se taisent mes vers ... / / Stellamaris

(Photographie : Marais de Charente Maritime)

(Sonnet seizain)

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