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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 21:32

Après le déménagement … / / La semaine fut folle, à s’en rendre éclopé ; / C’est tout juste ce soir qu’enfin je me repose ! / Oh, tout n’est pas fini ; mais le dire, je l’ose ; / C’est doux de retrouver enfin son canapé ! / / Sans lui, je me taisais, de mutisme frappé ; / Même si je trouvais le temps pour une pause, / Mon cygne se taisait ! Sa bouche reste close / Quand je ne suis au calme, à l’aise et décrispé … / / Qu’écrire me manquait ! Amis, je vous le jure / D’avoir le bec cloué m’était une torture / Et quand je vous lisais, s’accroissait mon tourment ! / / Votre plume est si belle, et vous lire est ma joie ; / Mais ne pouvoir répondre est un déchirement / De l’âme et de tout l’être, un supplice de soie ! / / Stellamaris(Photographie / Mon nouveau chez-moi)(Sonnet français)

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:51

Rayon de soleil / / Ce matin, sur la mer, sous une épaisse brume, / Un rayon de soleil timidement s’allume, / S’embrase, puis s’étend … Une flaque d’argent / Pur, m’illumine ! / / En mon cœur engourdi, pure, telle l’argent, / Des cendres du silence épais comme la brume, / Une braise renaît, une flamme s’allume / Timidement, / / S’enfle, prend de l’ampleur … Ce brasier, qui s’allume, / / Décongèle ma lyre et ses cordes d’argent, / Enfin, je puis chanter ! Au sortir de la brume, / Dieu, que c’est bon ! / / Stellamaris

(Photographie : De ma fenêtre, ce matin)

(Terine de p)

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 20:51

Ronde du temps / / Un jour, puis un autre jour … / Éternelle est cette ronde ; / Oui, que l’on vive à la cour / Ou dans une cave immonde, / Telle est la danse du monde ! / / Qui donc le dit ? Tout le monde, / Soir et matin, nuit et jour … / Ne voyez vous ? C’est immonde, / Le temps, sur la terre ronde, / – À peine une basse-cour – / / Détient les clefs de la cour ; / Car lui seul règne en ce monde ! / Chaque mois, la lune est ronde, / Puis s’en va, revient un jour … / Rien n’a changé ; c’est immonde, / / Car quand la misère immonde / S’étend, l’on danse à la cour, / Et tant de nuit que de jour … / C’est ainsi que va le monde, / Et nul n’échappe à la ronde … / / Qui veut rentrer dans la ronde / Doit voir plus loin que l’immonde ! / Le beau subsiste en ce monde, / Loin des fastes de la cour ! / Un souris : Soleil d’un jour ! / / Stellamaris

(Quenine)

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 21:25

Nostalgie / / Forêt que j’aime tant, ô, mère de mon âme, / Tu m’offris tant de vers … Mais ce soir, je suis sec ! / Tes chants qui, si souvent, ranimèrent ma flamme, / Je ne les entends plus … Pourquoi donc cet échec, / / À quel esprit vengeur dois-je en faire le blâme, / Que rien n’amuse tant que me clouer le bec ? / Forêt que j’aime tant, ô, mère de mon âme, / Tu m’offris tant de vers … Mais ce soir, je suis sec ! / / Divine est ta beauté, comme jadis, ma dame, / Des souillons près de toi, les épouses du cheik ! / Mais je reste muet … Quand se tait mon rebec, / / Suis-je encor troubadour ? Pauvre est mon épigramme ! / Forêt que j’aime tant, ô, mère de mon âme, / Tu m’offris tant de vers … Mais ce soir, je suis sec ! / / Stellamaris

(Photographie : En forêt de Huelgoat)

(Sonnettin)

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 20:58

À Marleen, pour m'avoir aidé à sortir d'une grave panne d'inspiration en écrivant avec moi, à quatre mains, le dernier poème que j'ai publié ici, "Au delà de l'envie"

Merci / / Quand trop long fut mon silence, / Par toi sont renés mes vers ! / J’avais la tête à l’envers : / Quand mon cygne ne s’élance, / / C’est toujours comme une lance / Qui me torture les chairs … / Quand trop long fut mon silence, / Par toi sont renés mes vers ! / / J’errais dans un brouillard dense, / Tristement ; dans ces déserts / J’avais perdu mes amers … / / Tu m’invitas dans ta danse ! / Quand trop long fut mon silence, / Par toi sont renés mes vers ! / / Stellamaris

(sonnettin)

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 16:42

Un poème écrit à quatre mains avec une amie, Marleen, du forum Poesis ...

Au delà de l'envie / / Au delà de l'envie il est un univers / Hors champs de gravité quand la raison défaille, / L'on s'y sent si léger que, de joie, on déraille ; / La folie est, là, reine ! Et là, naissent les vers ! / / Quelle sensation, voir le monde à l'envers ! / Préserver le meilleur dans le fond de l'entraille, / Au delà de l'envie il est un univers. / Hors champs de gravité quand la raison défaille, / / Je m'égare et retrouve ... Oh, soudain, dans les airs, / Que je vole avec vous, mes amis chers ! que j'aille / Vers votre réconfort, vous, doux soin à ma faille ! / / Si je me sens perdu, dans la nuit, ses travers, / Au delà de l'envie il est un univers / Hors champs de gravité quand la raison défaille. / / Quand la lourdeur des maux soudainement m'assaille / Je cherche dans les mots des infimes éclairs, / Pour calmer les douleurs en exaltant mes chairs, / / Mais le silence, impunément, de sa mitraille / Bombarde encor qui fut poète … Alors, qu'il caille ! / Quel froid, quel rude hiver ! Qu'ils sont loin, les près verts ! / / Quand la lourdeur des maux soudainement m'assaille / Je cherche dans les mots des infimes éclairs, / Mais tout autour de moi, je ne vois que grisaille ; / Combien de temps avant l'aube des matins clairs ? / / Ma muse viendra-t-elle enfin m'ôter mes fers ? / Mon silence est trop long, moi même, je m'en raille ... / Quand la lourdeur des maux soudainement m'assaille, / Je cherche dans les mots des infimes éclairs. / / Marleen et Stellamaris

(Sonnettin double en miroir)

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 22:04

Néandertal / / Hère / Si fier, / Hier, / Erre ; / / Conquiert / L’ère ; / Hère / Si fier , / / Flaire, / S’enquiert, / Requiert … / / Frère, / Hère / Si fier ! / / Stellamaris

(Photographie sous licence creative communs : reconstitution d'homme de Néandertal au musée de l'homme à San Diego)

(sonnettin en vers courts, sur deux mètres)

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 20:09

Le goéland / / Dans la pluie ou dans la tempête / Vole sans fin le goéland ; / Que le brouillard soit sombre ou blanc, / Sans se reposer, il s’entête / / Et parfois même, à l’aveuglette / Quand on n’y voit rien – C’est troublant – / Dans la pluie ou dans la tempête / Vole sans fin le goéland ; / / Qu’elle est tenace, cette bête ! / Non, rien n’entrave son élan ! / L’homme prétexte, nonchalant, / / « Qu’il fait mauvais ! », puis il s’arrête ; / Dans la pluie ou dans la tempête / Vole sans fin le goéland. / / Stellamaris

(Photographie : Goéland en vol)

(Sonnettin)

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 15:19

Suite du jeu de rôles commencé il y a quinze jours, ici … Je suis toujours une sorcière de viking de quinze ans … Embarqués sur un navire, nous voyons surgir du brouillard une voile ennemie … Je rentre en transes et je déclame :

Combat naval / / Dans le brouillard épais, prudemment l’on navigue … / Quel présage le perce ? Une voile de sang ! / Un navire pirate ! Ô, Thor ! Qu’il est puissant ! / La guerre nous appelle ; entrons donc dans sa gigue ! / / Déjà, les guerriers-loups, sans peur et sans fatigue, / Entendent du combat rugir l’appel pressant ! / Dans le brouillard épais, prudemment l’on navigue ; / Quel présage le perce ? Une voile de sang ! / / Les runes me l’ont dit, ça sent à plein l’intrigue / De Frodi, roi félon … Ô, grand Odin, endigue / Ses ruses, ses complots ! Notre bras menaçant / / Saura bien contenir ce bâtard grimaçant ! / Dans le brouillard épais, prudemment l’on navigue ; / Quel présage le perce ? Une voile de sang ! / / Stellamaris

(Photographie : La tapisserie de Bayeux (détail)

(sonnettin)

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 20:57

Ténèbres d’or / / Sur le port, dans la nuit sombre, / L’eau devient ténèbres d’or ; / En celui dont l’espoir sombre, / La paix vient quand il s’endort ; / / Et si, dame, il craint la mort, / Règne des démons sans nombre, / Sur le port, dans la nuit sombre, / L’eau devient ténèbres d’or, / / Alors, que craindre de l’ombre ? / Et pourquoi trembler encor ? / La noirceur n’est qu’un décor / / Où l’âme se désencombre … / Sur le port, dans la nuit sombre, / L’eau devient ténèbres d’or / / Stellamaris(Photographie : Reflets sur le Port du Château, à Brest)(Sonnettin)

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