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  • : Stellamaris. Poèmes et photographie
  • : Poésie classique et photographie, mis en résonance l'un avec l'autre - Edition
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  • Stellamaris
  • Poète et photographe, explorant tout particulièrement les résonances entre l'image et l'écrit
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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 21:38

Eilean Donan Castle / / Au bord du loc’h, un vieux château / En pierre, fièrement se dresse ; / Imprenable est la forteresse, / L’attaquer, c’est périr bientôt ! / / Il dissuadait les pirates / – Dieu sait s’ils étaient légion ! – / De menacer la région / Et d’en saccager les pénates. / / Au bord du loc’h, un vieux château / En pierre, fièrement se dresse ; / Imprenable est la forteresse, / L’attaquer, c’est périr bientôt ! / / Des fantômes, le lamento / Se fait entendre quand l’on dresse / L’oreille … Mais, voyez, l’espèce / N’apparaît pas sur la photo ! / / Au bord du loc’h, un vieux château / En pierre, fièrement se dresse ; / Imprenable est la forteresse, / L’attaquer, c’est périr bientôt ! / / Stellamaris

(Photographie : Eilean Donan Castle, en Écosse)

(Moyenne bergerette)

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 22:02

La sirène et le marin / / Viens mon amour, viens ma sirène / Sans toi, mon cœur est vide et sec ! / Ton chant mit mon cœur en échec, / C'est toi ma vie, ô, toi, ma reine ! / / Mais je ne puis, car l’Océan / Est ma demeure, et l’atmosphère / M’est un poison ! Tendre géant, / Ne m’aimes-tu plus que ta mère ? / Viens, mon amour ! / / Lors, il a plongé, sans retour, / Pour vivre au château sous la vague … / Une femme en noir, le cœur vague / Pleure sur le quai, nuit et jour : / Viens, mon amour ! / / Stellamaris

(Photographie : Le port de Kilchoan, en Ardnamurchann, Ecosse)

(Petite bergerette)

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 12:06

Mer de sang / / Parfois, le ciel est une mer de sang ; / Une tempête y couve, puis éclate / Rouge écarlate. / Alors, prudent, que l’on se carapate / En toute hâte ! / Le châtiment vient, son souffle est puissant ! / / C’est jour de colère et de deuil sur terre ; / Injustice et faim … Oyez le cri / Jamais tari / Des miséreux ; et le riche rit ! / Il n’a d’esprit, / Si ce malheur odieux l’indiffère ! / / Parfois, le ciel est une mer de sang ; / Une tempête y couve, puis éclate / Rouge écarlate. / Alors, prudent, que l’on se carapate / En toute hâte ! / Le châtiment vient, son souffle est puissant ! / / Le jugement viendra sur le puissant / Et sur chacun ; certes on ne le flatte ! / Tandis qu’éclate / Tout mensonge, survit la vraie agate, / Fleur délicate : / L’homme au cœur humble, aimant, compatissant ! / / Parfois, le ciel est une mer de sang ; / Une tempête y couve, puis éclate / Rouge écarlate. / Alors, prudent, que l’on se carapate / En toute hâte ! / Le châtiment vient, son souffle est puissant ! / / Stellamaris

(Grande bergerette)

(Photographie : crépuscule vu d'avion)

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 21:23

Je n’ai pas vu Nessie / / Je n’ai pas vu Nessie … / Je l’eus vu, qui l’eut cru ? / Le scepticisme a crû ! / Mais ta face rassie / Par ton idiotie / Et ta méchanceté, / Atroce mocheté, / Ô, sorcière rancie ! / / Je n’ai pas vu Nessie … / Savez-vous ce qu’il fuit ? / Les touristes, le bruit ! / Je vis – Apoplexie ! / La légende est noircie ! – / Ton ignoble mari / À tes côtés, proscrit ; / Ô, sorcière rancie ! / / Je n’ai pas vu Nessie … / Le bougre, effarouché, / Dans son trou s’est caché … / Mais pourtant, ineptie, / Vous deux qu’on associe / Toujours dans la terreur, / Votre couple d’horreur, / Ô, sorcière rancie ! / / Je n’ai pas vu Nessie … / Ne pourrait-il rugir, / Vous faire déguerpir / / Selon la prophétie, / Vaillant, tel le Messie ? / Comment supporte-t-il / Votre horrible profil, / Ô, sorcière rancie ! / /Stellamaris

(Photographie : Cascade à proximité du Loch Ness. La socière a son visage dans le haut de la cascade, son mari dans le roc à droite au même niveau, il est tourné vers elle …)

(Balladine)

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 19:42

Le cimetière de Kilchoan / / Un carré de gazon / Sur la lande infinie ; / Pour seule litanie, / Pour ultime oraison, / Quels merveilleux trophées, / D’y vivre avec les fées ! / / La Mort, là, n’est prison, / Mais simple délivrance / Pour le cœur qui s’élance ! / Sentir l’exhalaison / Qui monte, par bouffées, / D’y vivre avec les fées ! / / Que craindre ? En sa saison, / Doit finir toute vie ! / Mais combien me convie / Cet immense horizon : / Aux ombres, là, greffées, / D’y vivre avec les fées ! / / Telle est ma déraison : / De l’avoir vu, sans trêve, / De ce repos je rêve ! / Sera-t-il ma maison ? / Aux âmes assoiffées / D’y vivre avec les fées ! / / Stellamaris

(Photographie : Le cimetière de Kilchoan en Ardnamurchan, Écosse)

(Balladine)

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 00:08

La nuit / / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux ; / L’âme y peut ressentir ce que ne voient les yeux. / Si « faire », au long du jour, trop souvent nous oppresse, / C’est l’heure où l’on naît, libre, où donc l’humain progresse ! / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux. / / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux ; / Car là, coulent enfin, lavant à fond nos yeux, / Ces sanglots qui, sinon, refoulés, nous oppressent ; / Ainsi l’on peut guérir, dans la paix l’on progresse ! / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux. / / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux ; / Image de la Mort, qui vient fermer nos yeux / Quand vient l’heure suprême ; et la peur nous oppresse … / Apprivoisons-là donc, car ainsi l’on progresse ! / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux. / / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux ; / Le songe y naît souvent, regard voyant, sans yeux, / De notre inconscient. Si ce qui nous oppresse / Y vient au jour, c’est pour guérir, et l’on progresse ! / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux. / / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux ; / C’est le temps de la fête, où, pour flatter les yeux, / Paillettes et flonflons sont rois ! Qui nous oppresse / S’enfuit quand ils sont là ; la joie advient, progresse ! / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux. / / La nuit ? C’est un pays douloureux, merveilleux ; / C’est, là que les amants, heureux, yeux dans les yeux, / S’unissent ; que la Vie apparaît ! Qui l’oppresse ? / Certes il ne tiendra tant que l’Amour progresse ! / La nuit, c’est un pays douloureux, merveilleux ! / / Stellamaris

 

(Photographie : Feu d'artifice du 14 juillet à Brest)

(Balladine)

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 18:13

L’évêque d’Aberdeen / / Le meilleur des évêques ? / Il se croyait si grand ! / Prévoyant ses obsèques, / Il se fit, c’est flagrant, / Sans mesurer ses chèques / – Il disait : « C’est mon dû ! » – / Un catafalque immense ; / C’est le fruit défendu ! / Oh, il a tout perdu ! / / Il n’employa manœuvre / Mais de fiers artisans, / Qui firent ce chef d’œuvre / Pour défier les ans, / Dans un splendide bronze, / Entouré d’angelots / Glorifiant ce gonze, / Comme des camelots / Au verbe bien pendu … / Oh, il a tout perdu ! / / Son rêve se bousille / Sur un simple détail, / Une infime broutille … / Regardez le portail : / Pour rentrer dans l’église / Le passage est étroit, / Il n’est de passe-droit ! / Ce qui ridiculise / Son espoir éperdu … / Oh, il a tout perdu ! / / Depuis, qu’il pleuve ou vente, / Restant sur le parvis, / Il pleure et se lamente ; / Voyez, lui sont servis / À titre de pitance, / Fientes, guano / De goéland, bien rance ! / Certes, il fut finaud ! / Où le voilà rendu ? / Oh, il a tout perdu ! / / Stellamaris

 

(Photographie : devant une église, à Aberdeen)

(Balladine)

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 18:37

Le Garrigaï est le nom de cette caverne s’ouvrant sur la falaise sud de la Montagne Sainte Victoire, à côté d’Aix en Provence. De fait, elle permet de traverser la falaise et d’accéder au sommet ; non loin un monastère est encore visible.Le Garrigaï / / Voyez le Garrigaï : Cette sombre caverne / Au milieu de ce mur cuit, recuit au soleil / Est un sombre mystère, à nul autre pareil. / Descend-il vers l’enfer, où le diable nous berne ? / Voyez le Garrigaï, cette sombre caverne ! / Voyez le Garrigaï : Cette sombre caverne / Est comme une carie, ornement du chicot / D’une horrible sorcière … « Allez, fils ? Un bécot ? / Car mon philtre d’amour te tient sous ma gouverne ! » / Voyez le Garrigaï, cette sombre caverne ! / / Voyez le Garrigaï : Cette sombre caverne ; / Ton repère, démon, dragon prodigieux / Qui, quand revient l’été, de ton souffle odieux / Incendie, alentour, comme l’Hydre de Lerne ! / Voyez le Garrigaï, cette sombre caverne ! / / Voyez le Garrigaï : Cette sombre caverne ; / Mais quel trésor le Ver y tient-il sous scellés, / Une vierge, princesse aux cheveux démêlés ? / Quel chevalier vaillant lui clouera sa baderne ? / Voyez le Garrigaï, cette sombre caverne ! / / Voyez le Garrigaï ; cette sombre caverne : / Un passage secret menant vers le sommet, / Un ermite y vivait, qui jamais ne dormait ! / Ni la nuit, ni le jour n’éteignaient sa lanterne ! / Voyez le Garrigaï, cette sombre caverne ! / / Stellamaris

(Photographie : La Montagne Sainte Victoire)

(Balladine à refrain répété)

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 15:03

Charente Maritime / / Je connais un pays où la terre et la mer / En d’immenses marais se mêlent, se mélangent ; / Ni borne, ni frontière, aujourd’hui comme hier, / Entre ces deux jumeaux ! Quel paysage étrange ! / Car le champ, sous le flux, quelquefois est noyé ; / Parfois, la vase atteint l’horizon dévoyé. / / L’on ne voit nul relief, colline mordant l’air ; / Tout est si ras, si plat, fait de boue et de fange / Qu’Éole quelquefois, pour déchainer l’enfer / Tire profit d’un rien : Des deux ailes d’un ange ! / Car le champ, sous le flux, quelquefois est noyé ; / Parfois, la vase atteint l’horizon dévoyé. / / C’est une vastitude où, souvent, l’on se perd ; / Malheur à l’imprudent, la nature s’y venge ! / L’on s’y retrouve seul, à nu, le cœur ouvert / Sous le ciel infini, sans rien qui nous dérange. / Car le champ, sous le flux, quelquefois est noyé ; / Parfois, la vase atteint l’horizon dévoyé. / / Aucun mensonge, alors, ne peut en notre chair, / En notre âme survivre ; ce pays, tel le Gange / Nous lave et purifie, à l’instar d’un désert ! / En nous, tout n’est plus qu’un, tout comme en cet échange : / Car le champ, sous le flux, quelquefois est noyé ; / Parfois, la vase atteint l’horizon dévoyé. / / Stellamaris

(Photographie : Prés salés et marée basse, non loin de Bourcefranc)

(Balladine)

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 08:34

Le Notre-Dame de Rumengol / / Travailleur de la mer, trimant comme un forçat / Beaucoup te méprisaient, esclave imperturbable ; / Tu parcourais la rade en transportant du sable, / De chantier en chantier, et tous disaient « Oh, ça ? / / C’est un esclave obèse, oyez ; Sancho Pança / Était plus distingué, si l’on en croit la fable ! / L’imaginer courir, ou valser, ce minable ? / Il n’est fier régatier, ni danseur de salsa ! » / / Tu leur riais au nez, ne leur prêtant l’oreille, / Et poursuivais ta tâche, infatigable abeille, / Marée après marée, et de jour, et de nuit. / / Que les temps ont changé ! Chaque jour, c’est dimanche, / On t’admire et bichonne, on t’honore, aujourd’hui ! / Admiré des passants, tu tiens là ta revanche ! / / Stellamaris

(Photographie : le Notre-Dame de Rumengol en rade de Brest)

(Sonnet)

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