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Samedi 26 juillet 2014 6 26 /07 /Juil /2014 18:17

Encore une transposition en vers français d'un poème d'Edgar Allan Poe. Zante est une île grecque, célèbre pour ses jacinthes, d'où elle tirerait son nom

Sonnet à Zante / / Belle île, toi de qui la plus belle des fleurs / A pris son nom si doux, qui n’a pas sa pareille ! / Combien de souvenirs de ce temps de splendeurs / Rien qu’en te regardant, soudainement s’éveillent ! / / Combien de doux tableaux, que de bonheurs exclus / Par le temps, que d’espoirs en des tombes béantes ! / Combien de visions d’une fille qui plus / Jamais – non plus jamais – n’est sur tes vertes pentes ! / / Plus jamais, hélas, ce son magique, émouvant, / Qui changeait tout ! Ils ne plairont plus, tes doux charmes – / Et plus, tes souvenirs ! Je tiens dorénavant / Pour maudite ta côte en émail de fleurs parmes ! / / Ô, Terre de jacinthe ! Ô, l’île pourpre, Zante ! / Toi qu’on nomme « Isola d’oro ! Fior di Levante ! » / / Stellamaris / / D’après / / Sonnet to Zante / / Fair isle, that from the fairest of all flowers, / Thy gentlest of all gentle names dost take! / How many memories of what radiant hours / At sight of thee and thine at once awake! / / How many scenes of what departed bliss! / How many thoughts of what entombed hopes! / How many visions of a maiden that is / No more-no more upon thy verdant slopes! / / No more! alas, that magical sad sound / Transforming all! Thy charms shall please no more- / Thy memory no more! Accursed ground / Henceforth I hold thy flower-enameled shore, / / O hyacinthine isle! O purple Zante! /

(Illustration prise sur Internet, ici)

(Sonnet shakespearien)

Par Stellamaris - Publié dans : D'après Edgar Alan Poe - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 13:27

Même s'il y a nommé la jeune fille "Eulalie", le poème d'Edgar Allan Poe que je transpose ici est un hommage à son épouse défunte, Virginie...

Eulalie / / Je vivais solitaire / Sur une terre amère / Et mon âme était comme un marais sans demain / Jusqu’à ce que la belle et très douce Eulalie / Entre en ma vie et, rougissant, prenne ma main – / Jusqu’à ce que la jeune et très belle Eulalie / Entre en ma vie et, souriant, prenne ma main. / / Que timidement luit / Chaque étoile en la nuit / Comparée à ses yeux ; comme elle est radieuse ! / Et jamais nul flocon / Qu’aucun éther fécond / Fit d’un rayon de Lune, argent ou pourpre-lie / Ne rivalise avec de mon humble Eulalie / Cette boucle – la plus cachée – en ses cheveux ; / Ni ne vaut, au-dessus des beaux yeux d’Eulalie, / La moindre boucle folle ornant ses beaux cheveux. / / Et le Doute et la Peine / Ne sont plus ta rengaine / Mon cœur. Son âme vient, soupir après soupir, / Tout le jour brille, lente, / Éclatante et puissante / La divine Astarté – dans les cieux, un saphir – ; / Et pendant tout ce temps ma très chère Eulalie / Tourne vers elle, en souverains, ses très beaux yeux ; / Et pendant tout ce temps ma très jeune Eulalie / Tourne – ils sont violets – vers elle ses beaux yeux / / Stellamaris / / D’après / / Eulalie / / I dwelt alone / In a world of moan, / And my soul was a stagnant tide, / Till the fair and gentle Eulalie became my blushing bride- / Till the yellow-haired young Eulalie became my smiling bride. / / Ah, less- less bright / The stars of the night / Than the eyes of the radiant girl! / And never a flake / That the vapor can make / With the moon-tints of purple and pearl, / Can vie with the modest Eulalie's most unregarded curl- / Can compare with the bright-eyed Eulalie's most humble and careless curl. / / Now Doubt- now Pain / Come never again, / For her soul gives me sigh for sigh, / And all day long / Shines, bright and strong, / Astarte within the sky, / While ever to her dear Eulalie upturns her matron eye- / While ever to her young Eulalie upturns her violet eye. / / Edgar Allan Poe

(Illustration : Portrait de Virginie, l'épouse d'Edgar Allan Poe, pris sur Internet, ici)

(Nota : Les deux derniers vers de chaque strophe de ce poème sont trop longs pour être transposés en un seul vers français chacun ; je les ai transposés sous la forme de deux alexandrins)

Par Stellamaris - Publié dans : D'après Edgar Alan Poe - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Lundi 14 juillet 2014 1 14 /07 /Juil /2014 21:06

Encore une transposition en vers français d'un poème d'Edgar Allan Poe...

Terre de songes / / Par un itinéraire inconnu, solitaire, / Que des anges souffrants seuls hantent l’âme amère, / Où préside une idole – et son nom est la Nuit – / Droite sur son noir trône où l’on n’entend nul bruit, / Depuis bien peu de temps j’ai rejoint cette terre / Depuis une Thulé suprême, sombre et fière – / Depuis d’autres climats qui gisent, éclatants, / Au dehors de l’Espace aussi bien que du Temps. / / D’insondables canions et des flots sans limite, / Des abîmes, des bois où le Titan habite / Et tels que nul humain ne peut les découvrir / Pour les larmes coulant en ces lieux, sans finir ; / Des montagnes tombant en abrupts qui convergent / Sans fin, droit vers des mers sans nulle grève ou berge ; / Vers des lacs aspirant, sans repos, furieux, / À s’élever jusqu’à toucher des cieux les feux ; / Vers des lacs d’où sans fin s’écoulent, solitaires, / Les eaux – et que ces eaux sont mortes, délétères ! / Que ces lacs sont figés, immobiles, frileux / Dans la neige où le lys repose, paresseux ! – / / En ces lacs d’où sans fin s’écoulent, solitaires, / Les eaux – et que ces eaux sont mortes, délétères ! / Que ces lacs sont figés, immobiles, frileux / Dans la neige où le lys repose, paresseux ! – / Comme en ces monts abrupts, près de cette rivière / Qui murmure tout bas, murmure routinière, / En ces vertes forêts, comme près des marais / Où le crapaud et le triton campent au frais ; / En ces étangs obscurs, ces flaques ténébreuses / Où résident souvent les goules odieuses ; / Au plus impie, au plus maudit de tous ces lieux / Comme dans le recoin le plus mélancolique et vieux, / Oui, même là le passant atterré rencontre, / Voilés, les Souvenirs que le Passé lui montre – / Ces vagues formes qui soupirent, reculant / En passant près du promeneur au pas très lent – / Silhouettes en blanc, amis qu’un sort funeste / Trop tôt rendit à la terre, au séjour céleste. / / Pour tous les cœurs dont les malheurs sont légion, / Comme un baume apaisant est cette région – / Et pour l’esprit errant, perdu dans la ténèbre, / C’est – Oh oui, vraiment, c’est l’Eldorado célèbre ! / Pourtant le voyageur osant vagabonder / Là, ne peut – n’ose pas pleinement regarder ! / Ces mystères jamais, non, jamais ne s’exposent / Aux faibles yeux humains, même s’ils ne se closent ; / Ainsi le veut son Roi, qui dit « par mon décret, / Le couvercle frangé ne soit levé d’un trait ! » / Ainsi, toute âme triste errant dedans ces terres / Ne les voit qu’à travers de très, très sombres verres. / / Par un itinéraire inconnu, solitaire, / Que des anges souffrants seuls hantent l’âme amère, / Où préside une idole – et son nom est la Nuit – / Droite sur son noir trône où l’on n’entend nul bruit, / Je revins récemment à ma maison, ma terre / Depuis une Thulé suprême, sombre et fière – / / Stellamaris / / D’après / / Dream-Land / / By a route obscure and lonely, / Haunted by ill angels only, / Where an Eidolon, named NIGHT, / On a black throne reigns upright, / I have reached these lands but newly / From an ultimate dim Thule- / From a wild clime that lieth, sublime, / Out of SPACE- out of TIME. / / Bottomless vales and boundless floods, / And chasms, and caves, and Titan woods, / With forms that no man can discover / For the tears that drip all over; / Mountains toppling evermore / Into seas without a shore; / Seas that restlessly aspire, / Surging, unto skies of fire; / Lakes that endlessly outspread / Their lone waters- lone and dead,- / Their still waters- still and chilly / With the snows of the lolling lily. / / By the lakes that thus outspread / Their lone waters, lone and dead,- / Their sad waters, sad and chilly / With the snows of the lolling lily,- / By the mountains- near the river / Murmuring lowly, murmuring ever,- / By the grey woods,- by the swamp / Where the toad and the newt encamp- / By the dismal tarns and pools / Where dwell the Ghouls,- / By each spot the most unholy- / In each nook most melancholy- / There the traveller meets aghast / Sheeted Memories of the Past- / Shrouded forms that start and sigh / As they pass the wanderer by- / White-robed forms of friends long given, / In agony, to the Earth- and Heaven. / / For the heart whose woes are legion /’'Tis a peaceful, soothing region- / For the spirit that walks in shadow /’'Tis- oh, 'tis an Eldorado! / But the traveller, travelling through it, / May not- dare not openly view it! / Never its mysteries are exposed / To the weak human eye unclosed; / So wills its King, who hath forbid / The uplifting of the fringed lid; / And thus the sad Soul that here passes / Beholds it but through darkened glasses. / / By a route obscure and lonely, / Haunted by ill angels only, / Where an Eidolon, named NIGHT, / On a black throne reigns upright, / I have wandered home but newly / From this ultimate dim Thule / / Edgar Allan Poe

(Photographie prise sur Internet, ici)

Par Stellamaris - Publié dans : D'après Edgar Alan Poe - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 18:15

Encore une transposition en vers français d'un poème d'Edgar Allan Poe...

Un rêve dans un rêve / / Pour toi, ce baiser sur le front ! / Tandis que je pars où tous vont, / Je te confesse, sans affront : / Tu n’as pas tort, toi qui relèves / Que mes jours ne furent que rêves ; / Et si l’espoir s’en est enfui / Un jour ou peut-être une nuit, / En une vision, ou peut-être / Sans, est-il seul à disparaître ? / Tout ce qu’on voit ou qu’on relève / N’est rien qu’un rêve dans un rêve. / / Debout sur une rive où gronde / La vague, sans fin tourmentant l’onde, / Je tiens au creux de ma main, serrés, / Quelques grains de sable dorés, / Si peu ! Dieu, comme chacun se glisse / Entre mes dix doigts, vers l’abysse, / Et je pleure ce maléfice ! / Dieu ! Ne puis-je donc les retenir / En les serrant plus fort, sans faiblir ? / Dieu ! Ne sauverai-je un grain de sable / De cette vague impitoyable ? / Tout ce qu’on voit ou qu’on relève / N’est-il qu’un rêve dans un rêve ? / / Stellamaris / / D’après / / A dream within a dream / Take this kiss upon the brow! / And, in parting from you now, / Thus much let me avow- / You are not wrong, who deem / That my days have been a dream; / Yet if hope has flown away / In a night, or in a day, / In a vision, or in none, / Is it therefore the less gone? / All that we see or seem / Is but a dream within a dream. / / I stand amid the roar / Of a surf-tormented shore, / And I hold within my hand / Grains of the golden sand- / How few! yet how they creep / Through my fingers to the deep, / While I weep- while I weep! / O God! can I not grasp / Them with a tighter clasp? / O God! can I not save / One from the pitiless wave? / Is all that we see or seem / But a dream within a dream? / / Edgar Allan Poe

(Illustration prise sur Internet, ici)

Par Stellamaris - Publié dans : D'après Edgar Alan Poe - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 23:02

Encore une transposition en vers français d'un poème d'Edgar Allan Poe...

La dormeuse / / C’est en juin, à minuit – cette heure fatidique – / Que je me tiens debout sous la lune mystique. / Une sombre vapeur, opium embrumé / S’exhale de son bord d’or pur amalgamé / Et coule doucement, lentement, goutte à goutte / Tout au sommet d’un mont, sur sa plus haute voûte, / Puis file somnolente en chantant doucement / Jusque dans la vallée universellement. / Le romarin opine au-dessus de la tombe ; / Le lis, lui, se prélasse et la vague surplombe ; / Se drapant de brouillard, le serrant sur son sein, / Chaque ruine, là, se délite à dessein, / Aspirant au repos. Que ce lac est semblable / À Léthé, vois ! Tandis qu’un sommeil formidable / Et conscient semble le prendre, inexorable. / Toute beauté repose ! Et vois ! Repose ici / Irène, avec sa destinée ; ah, la voici ! / / Oh, lumineuse dame ! Est-ce vraiment prudent, / Cette fenêtre ouverte à la nuit, cependant ? / Des courants d’air tombent sans but des hautes branches / Tout en riant dans les treillis, en avalanches – / Des airs désincarnés, débâcles de sorciers, / Volettent dans la chambre, entrant, sortant – voyez ! – / Et les rideaux du baldaquin par eux ondoient / Mais par à coups, craintivement – point ils ne ploient – / Au-dessus du couvercle hermétique et frangé / Sous lequel dort votre âme, à l’abri du danger. / Tant au-dessus du sol qu’au mur de cette tombe / Tel un spectre dansant chaque ombre monte, tombe. / Dame qui m’êtes chère, ignorez-vous la peur ? / Pourquoi, comment rêvez-vous donc ici, mon cœur ? / D’où venez-vous ? De l’au-delà des mers lointaines, / Sujet d’étonnement pour ces ifs et ces chênes ? / Qu’étrange est sa pâleur, et sa tenue, ainsi / Que la longueur de sa coiffure ! Étrange aussi, / Surtout, quel solennel silence règne ici ! / / Comme la dame dort ! Son sommeil soit profond / Car elle endura tant, pire que d’un griffon ! / Et que le Paradis la garde où nul ne se morfond ! / Ce caveau soit changé pour un plus saint, mystique, / Ce lit pour un qui soit bien plus mélancolique ; / J’implore Dieu que son repos soit éternel, que ses / Yeux à jamais restent fermés tandis que ces / Spectres évanescents vont et viennent, glacés. / / Mon amour, elle dort ! Vraiment, que son sommeil / Puisse être aussi profond qu’il dure, sans réveil ! / Soyez doux, vers, rampant sur ce corps sans pareil ! / Profond dans la forêt antique autant qu’obscure, / Pour elle soit ouvert un caveau d’envergure, / Un caveau qui souvent, triomphant, en puissants / Battements d’ailes a, dans des senteurs d’encens, / Clôt ses vantaux sur les linceuls armoriés / D’illustres qui lui sont tous par le sang liés. / / Un sépulcre solitaire, éloigné, délaissé / Et contre les portails duquel elle a lancé / Quand elle était enfant maint gravier insensé – / De ce tombeau dont le portail plus ne résonne ; / Elle ne fera plus qu’aucun écho n’y sonne / En tremblant de penser, pauvre enfant du péché, / Que quelque mort y grogne, à jamais attaché. / / Stellamaris / / D’après / / The sleeper / / At midnight, in the month of June, / I stand beneath the mystic moon. / An opiate vapor, dewy, dim, / Exhales from out her golden rim, / And softly dripping, drop by drop, / Upon the quiet mountain top, / Steals drowsily and musically / Into the universal valley. / The rosemary nods upon the grave; / The lily lolls upon the wave; / Wrapping the fog about its breast, / The ruin moulders into rest; / Looking like Lethe, see! the lake / A conscious slumber seems to take, / And would not, for the world, awake. / All Beauty sleeps!—and lo! where lies / Irene, with her Destinies! / / Oh, lady bright! can it be right— / This window open to the night? / The wanton airs, from the tree-top, / Laughingly through the lattice drop— / The bodiless airs, a wizard rout, / Flit through thy chamber in and out, / And wave the curtain canopy / So fitfully—so fearfully— / Above the closed and fringed lid / ’Neath which thy slumb’ring soul lies hid, / That, o’er the floor and down the wall, / Like ghosts the shadows rise and fall! / Oh, lady dear, hast thou no fear? / Why and what art thou dreaming here? / Sure thou art come o’er far-off seas, / A wonder to these garden trees! / Strange is thy pallor! strange thy dress! / Strange, above all, thy length of tress, / And this all solemn silentness! / / The lady sleeps! Oh, may her sleep, / Which is enduring, so be deep! / Heaven have her in its sacred keep! / This chamber changed for one more holy, / This bed for one more melancholy, / I pray to God that she may lie / Forever with unopened eye, / While the pale sheeted ghosts go by! / / My love, she sleeps! Oh, may her sleep, / As it is lasting, so be deep! / Soft may the worms about her creep! / Far in the forest, dim and old, / For her may some tall vault unfold— / Some vault that oft hath flung its black / And winged pannels fluttering back, / Triumphant, o’er the crested palls / Of her grand family funerals— / / Some sepulchre, remote, alone, / Against whose portals she hath thrown, / In childhood, many an idle stone— / Some tomb from out whose sounding door / She ne’er shall force an echo more, / Thrilling to think, poor child of sin! / It was the dead who groaned within. / / Edgar Allan Poe

(Illustration prise sur Internet, ici)

Par Stellamaris - Publié dans : D'après Edgar Alan Poe - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 16:46

Ce poème est l'expression de mon ravissement devant un dialogue poétique actuellement en train de s'écrire sur le site Poésis, ici, ici et iciRavissement / / Vous entendre chanter, Madame, est un ravissement, / N’en doutez surtout pas, car point mon vers ne ment ! / Je voudrais à jamais goûter ce dialogue / / Dont vous nous régalez, avecque votre amant ! / Qui pourrait donc rêver d’un babil plus charmant ? / Près de vous, ne sont rien tous les chanteurs en vogue ! / / Ne vous vexez, Monsieur ! Vraiment, le chatoiement / De vos vers est semblable et luit pareillement ! / Ne me montrez donc pas face de bouledogue ! / / Stellamaris

(Illustration prise sur Internet, ici)

(Madrigal)

Par Stellamaris - Publié dans : Chers à mon coeur - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Mardi 17 juin 2014 2 17 /06 /Juin /2014 23:46

Encore une transposition d'un poème d'Edgar Allan Poe...

La ville en la mer / / Voyez donc où La Mort érigea haut son trône : / Dans une ville étrange et solitaire, atone, / Gisant au plus profond de l’Ouest de toutes peurs ; / Et les bons, les mauvais, les pires, les meilleurs / S’en vont pour l’éternel repos dans cet ailleurs. / Leurs tombeaux, leurs palais, leurs tours, bref leurs demeures / Que dévore le temps mais qui ne tremblent point / Ne ressemblent à rien de ce que voient nos heures. / Les alentours, le vent les oublie avec soin, / Là gisent à jamais sous un ciel toujours vide / Des eaux dont la tristesse est à jamais avide. / / Aucun rayon du paradis onc ne descend / Dans l’éternelle nuit de cet endroit glaçant ; / Une lumière née en l’Océan macabre / Inonde ses tours sans nul bruit, sans nul palabre – / Baigne ses toits distants, libres, impériaux, / Ses dômes, ses clochers et ses palais royaux, / Ses temples et ses murs plus qu’immémoriaux, / Ses tonnelles où l’ombre est antique légende, / Aux sculptures de lierre et de fleurs en guirlande, / Ses nombreux, si nombreux et splendides autels / De frises couronnés, mêlant en leurs listels / La viole et la violette avec la vigne. / Les ombres et les tours se fondent – est-ce un signe ? – / Tant qu’on croirait les voir se balançant dans l’air ; / Et d’une fière tour de la ville dantesque / Le regard de la Mort nous descend, gigantesque. / / Là des temples ouverts et des tombes béantes / Bâillent juste au niveau des ondes flamboyantes / Mais aucun des trésors qui, nombreux, gisent là, / Dans les deux yeux de diamant au vif éclat / De chaque idole – Aucun des morts chargés de gemmes – / Ne tentent tant les flots que, secouant leurs flemmes, / Ils sortent de leur lit – Pas une ride, hélas ! / Sur cette immensité de verre ou de verglas ; / Aucun signe ne dit qu’ailleurs, le vent existe / Soufflant sur une mer lointaine, bien moins triste ; / Nulle ondulation ne dit qu’un vent se traîne / Ailleurs, sur une eau moins hideusement sereine. / / Mais qu’est-ce ? Un souffle agiterait-il l’air ? Voici, / C’est une vague – Un mouvement se lève ici ! / Les tours ont-elles donc fait prendre la tangente, / En sombrant doucement, à la mer oppressante, / Comme si leurs hauts toits diffusaient – fiévreux – / Un vide au dedans du Paradis vaporeux ? / Les vagues désormais plus rouges encor luisent / Et les souffles des temps faiblissent, s’amenuisent, / Et quand, dans des sanglots dont étrange est l’aura / Toujours plus bas cette cité s’établira / L’Enfer, en se levant de son millier de trônes, / La louera tant que tous en resteront aphones. / / Stellamaris / / D’après / / The city in the sea / / Lo! Death has reared himself a throne / In a strange city lying alone / Far down within the dim West, / Where the good and the bad and the worst and the best / Have gone to their eternal rest. / There shrines and palaces and towers / (Time-eaten towers that tremble not!) / Resemble nothing that is ours. / Around, by lifting winds forgot, / Resignedly beneath the sky / The melancholy waters lie. / / No rays from the holy heaven come down / On the long night-time of that town; / But light from out the lurid sea / Streams up the turrets silently — / Gleams up the pinnacles far and free — / Up domes — up spires — up kingly halls — / Up fanes — up Babylon-like walls — / Up shadowy long-forgotten bowers / Of sculptured ivy and stone flowers — / Up many and many a marvelous shrine / Whose wreathéd friezes intertwine / The viol, the violet, and the vine. / So blend the turrets and shadows there / That all seem pendulous in the air, / While from a proud tower in the town / Death looks gigantically down. / / There open fanes and gaping graves / Yawn level with the luminous waves; / But not the riches there that lie / In each idol's diamond eye — / Not the gaily-jeweled dead / Tempt the waters from their bed; / For no ripples curl, alas! / Along that wilderness of glass — / No swellings tell that winds may be / Upon some far-off happier sea — / No heavings hint that winds have been / On seas less hideously serene. / / But lo, a stir is in the air! / The wave — there is a movement there! / As if the towers had thrust aside, / In slightly sinking, the dull tide — / As if their tops had feebly given / A void within the filmy Heaven. / The waves have now a redder glow — / The hours are breathing faint and low — / And when, amid no earthly moans, / Down, down that town shall settle hence, / Hell, rising from a thousand thrones, / Shall do it reverence. / / Edgar Allan Poe

(Illustration : Crépuscule sur l'étang de Huelgoat partiellement pris par la glace)

Par Stellamaris - Publié dans : D'après Edgar Alan Poe - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Jeudi 12 juin 2014 4 12 /06 /Juin /2014 00:11

Je reprends mon adaptation à la versification française des poèmes d'Edgar Allan Poe...

Le val sans repos / / Jadis, il souriait, ce val silencieux / Où nul ne s’attardait jusqu’à devenir vieux ; / Car ils ont tous, las, pour la guerre hissé les voiles, / En faisant confiance aux doux yeux des étoiles / Pour, dans la nuit, du haut de leurs tours dans l’azur, / Assidûment veiller sur les fleurs – Oui, c’est sûr, – / Où paressent souvent, tout au long des journées, / Du soleil rougeoyant les lueurs étonnées. / Maintenant chacun doit confesser à propos / Que pour ce triste val il n’est plus de repos. / Il n’est rien en ce lieu qui demeure immobile – / Rien si ce n’est les airs couvant cette stérile / Et magique pourtant solitude fébrile. / Bien qu’aucun vent n’ose troubler ces frondaisons, / Elles frissonnent tel l’océan, sans raisons, / Celui qui baigne, froid, les brumeuses Hébrides ! / Aucun souffle ne meut les nuages limpides / Bruissant à travers ce paradis troublé / Péniblement, du frais matin au soir voilé, / En survolant les prés où tant de violettes / Dorment, comme autant d’yeux sur tant et tant de têtes – / En survolant les lis dont, las, chaque fanon / Ondoie en sanglotant sur un tombeau sans nom ! / Chacun ondoie ; on voit tomber de sa corolle / Si odorante, une rosée – est-ce une obole ? / Chacun sanglote ; et sur sa tige on voir des flots / De larmes – de joyaux – sans fin couler, éclos. / / Stellamaris / / D’après / / The valley of the unrest / / Once it smiled a silent dell / Where the people did not dwell; / They had gone unto the wars, / Trusting to the mild-eyed stars, / Nightly, from their azure towers, / To keep watch above the flowers, / In the midst of which all day / The red sun-light lazily lay. / Now each visitor shall confess / The sad valley’s restlessness. / Nothing there is motionless— / Nothing save the airs that brood / Over the magic solitude. / Ah, by no wind are stirred those trees / That palpitate like the chill seas / Around the misty Hebrides! / Ah, by no wind those clouds are driven / That rustle through the unquiet Heaven / Uneasily, from morn till even, / Over the violets there that lie / In myriad types of the human eye— / Over the lilies there that wave / And weep above a nameless grave! / They wave:—from out their fragrant tops / External dews come down in drops. / They weep:—from off their delicate stems / Perennial tears descend in gems. / / Edgar Allan Poe

Illustration : tableau de Edmond Dulac, trouvé sur Internet, ici)

Par Stellamaris - Publié dans : D'après Edgar Alan Poe - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Dimanche 8 juin 2014 7 08 /06 /Juin /2014 20:30

Je fais une pause dans la traduction des poèmes d'Edgar Allan Poe, pour vous présenter un poème qui raconte un moment marquant de la partie de jeu de rôles d'hier soir

 

Le jeu de rôles en question, Würm, se passe dans la préhistoire. Les personnages joueurs, cinq enfants néandertaliens, ont accompagné la chamane du clan pour aller cueillir de l'ocre. Or, juste à l'entrée du site sacré, elle se fait attaquer par un loup furieux. Passera-t-elle la nuit ? Au plus noir de la nuit, voici que s'approche le mégacéros noir, un cerf gigantesque dont les bois ont trois mètres d'envergure ; dans leur mythologie, c'est le messager de la mort qui emporte les âmes des défunts dans ses bois, l'équivalent de l'Ankou pour les bretons... Quelle ne sera pas la joie et leur fierté de réussir à le mettre en fuite, et de constater qu'au matin la blessée est hors de danger !

 Le mégacéros noir / / La chamane repose, elle est agonisante, / Le loup qui l’attaqua n’était-il furieux ? / Ne serait-il pas temps de faire nos adieux ? / Le mégacéros noir, silhouette imposante / / S’avance à pas posés, de sa démarche lente ; / Il veut la ramener auprès de ses aïeux ; / Ce présage est atroce, innommable, odieux ; / Ne cédons à la peur, elle est paralysante ! / / Ce n’est qu’un très grand cerf, nous pouvons le chasser, / Montrons-lui notre force, il n’osera passer, / Il ne remportera nulle âme en sa ramure ! / / Victoire ! A-t-il eu peur ? Il a fait demi-tour / Et s’en est retourné dans la ténèbre obscure ; / Et notre amie est sauve, et vient enfin le jour ! / / Stellamaris

(Illustration issue du supplément Les contes des porteurs de bois N°1 pour le jeu de rôles Würm disponible sur le site des éditions Icare)

(Sonnet français)

Par Stellamaris - Publié dans : Jeu de rôles - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Dimanche 1 juin 2014 7 01 /06 /Juin /2014 10:28

Encore une transposition en français d'un poème d'Edgar Allan Poe, illustré d'un tableau non signé du début du vingtième siècle

À ma mère / / C’est parce que je sens que, dans le paradis, / Chaque ange murmurant à chaque autre suggère / Que nul ne peut trouver, parmi tant de mots dits / D’amour, aucun qui soit plus solennel que « mère », / Que depuis bien longtemps je vous appelle ainsi – / Vous qui m’avez été comme mère fournie / Et remplissez mon cœur, car la Mort fit ceci / En libérant l’esprit, las, de ma Virginie. / Car ma mère, celle dont le temps fut si court / N’était que ma maman, quand vous m’êtes très chère / Pour avoir donné vie à mon si tendre amour ; / Et donc, je vous chéris bien plus qu’elle naguère, / Comme ma femme avait pour mon cœur plus de prix, / Infiniment, que mon cœur même ; il était pris. / / Stellamaris / / D’après / / To my mother / / Because I feel that, in the Heavens above, / The angels, whispering to one another, / Can find, among their burning terms of love, / None so devotional as that of “Mother,” / Therefore by that dear name I long have called you— / You who are more than mother unto me, / And fill my heart of hearts, where Death installed you / In setting my Virginia's spirit free. / My mother—my own mother, who died early, / Was but the mother of myself; but you / Are mother to the one I loved so dearly, / And thus are dearer than the mother I knew / By that infinity with which my wife / Was dearer to my soul than its soul-life. / / Edgar Allan Poe

Par Stellamaris - Publié dans : D'après Edgar Alan Poe - Communauté : Sonnets et beaux vers
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